Vincent Delerm, Songwriter

Lundi 16 janvier

Un vrai coup de cœur, un moment de bonheur, je suis allée écouter Vincent Derlem à la salle Oésia samedi soir. De la poésie pure dans les mots, les images, les sons et la mise en scène. Je suis ressortie encore plus enchantée qu’en arrivant, et j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec le Songwriter Vincent. Au-delà de ses chansons, je souhaitais vous faire découvrir une autre facette de cet artiste à travers 3 livres de photos qui ont été publiés en octobre 2016. J’ai eu droit à une dédicace sur le Songwriting…!!!

vincent-delerm-3-livres-photos

L’été sans fin est un recueil de photos qui sent bon le sable chaud, la mer, le goût du diabolo grenadine, les souvenirs de vacances…

Songwriting raconte en photos et textes, les souvenirs de chansons, des concerts de ville en ville, des rencontres…et des moments de solitude « Je me souviens qu’il y a parfois une femme qui s’approche après le spectacle et qui vous dit juste cette phrase : « j’ai vu Barbara plusieurs fois dans cette salle. » »…. « Je me souviens qu’à part « Merci pour la bonne nuit » je ne sais pas vraiment quoi écrire dans le livre d’or des hôtels. Je me souviens du minibar dont on ne sert pas. Je me souviens d’Alain au téléphone s’écriant : « T’es dans un hôtel à Saint-Avertin? Ah là là j’adore ta vie, toi ta vie elle est super! »

C’est un lieu qui existe encore mêle les photos et les entretiens de Vincent Delerm avec son grand-père Pierre Chosson. Quand les êtres chers nous ont quittés, il reste les endroits où ils ont grandi, ont vécu ou tout simplement où ils sont passés. Des lieux chargés de leur existence et qui nous permettent de faire revivre leur mémoire, de faire ressurgir les souvenirs qu’ils aimaient nous raconter.

« Il faut descendre ce coup-là

Les alertes à la bombe sont devenues sérieuses surtout en 1944. Ma mère voulait jamais qu’on descende à la cave. Jusqu’au jour où le bombardement est tombé sur l’immeuble de l’autre côté de la rue. Toutes les vitres ont volé en éclats, et j’ai dit à ma mère : « Alors là il faut descendre ce coup-là. » Et je me souviens, ma mère ne pouvait pas descendre parce qu’elle avait mis un pull et elle avait engagé la tête dans la manche. C’était cocasse, je me rappelle qu’elle ne pouvait plus sortir de son pull ni le mettre. Alors là je l’ai aidée.

A partir de ce moment là, après chaque alerte, on est descendus. Après les bombardements précédents, les gens se trouvaient sans papiers. J’avais une valise dans l’entrée où j’avais mis mes principaux papiers, quelques vêtements pour ma mère, quelques vêtements pour moi. Et ça avait un autre avantage, c’est que quand on était à l’abri, on pouvait s’asseoir dessus. »

« C’est vrai qu’il s’en passe des événements dans une vie »

rose-jaune

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