L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

Mardi 21 février

limmeuble-des-femmes-qui-ont-renonce-aux-hommes

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un petit roman au titre intrigant L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert.

Juliette, la trentaine, s’installe dans son nouvel appartement au cœur d’un immeuble parisien atypique. Seules les femmes sont autorisées à y habiter. Comme une ruche gardée par la reine Giuseppina, ancienne danseuse étoile, on découvre, avec Juliette, un monde clos où les hommes n’ont pas le droit d’entrer et où cinq femmes  ont construit leur quotidien sur la base de petits rituels et d’entraide. Pourtant Juliette, elle, n’a pas l’intention de renoncer …

« Un gros chat trapu, bas sur patte, à l’épaisse fourrure brun foncé tirant sur le roux, les yeux ambre, la queue en panache, émerge d’un massif d’hortensias en poussant un miaulement rauque. Un petit lion! Il traverse la cour d’un air conquérant.

Le seul mec de la baraque, c’est un chat ! Jean-Pierre ! Je me demande qui lui a donné ce nom ridicule.

Juliette regarde la façade de l’immeuble couverte de glycine.

Carla m’a dit qu’elles ont renoncé. Renoncer ! C’est énorme ! Un gros mot ! Pourquoi? Elles sont folles? Elles sont nonnes? Je suis au couvent? On va me mettre une coiffe sur la tête… j’ai pas une tête à chapeaux… ma mère ça lui va bien… comme les chaussures à talons…c’est beau le pied d’une femme dans la main d’un homme…la main d’un homme…la voix d’un homme…une maison sans rire d’homme…sans chaussettes d’homme dans la salle de bains!

La fenêtre du troisième étage s’ouvre, une tête aux cheveux gris coupés à la garçonne apparaît.

Une femme.  Forcément.

Un arrosoir à la main, elle parle aux fleurs en leur donnant à boire. Elle baisse les yeux, et en souriant, fait un signe à Juliette. C’est Simone. »

Curieusement, on se prend vite à vouloir en savoir davantage sur l’histoire de ces femmes, ce qui fait qu’elles sont désormais seules et ce qui fait qu’elles restent dans cet immeuble sans homme respectant la règle de Giuseppina. On veut aussi savoir si Juliette finira par se laisser happer par leur monde décalé…

« Il a fait froid toute la semaine. Les rues sont désertes. Même Jean-Pierre a renoncé à sa virée quotidienne. Dans l’immeuble des femmes, aucun bruit, chacune est calfeutrée dans son appartement. Au deuxième étage, Juliette se demande si elles rêvent d’un homme, si elles pensent à l’avenir, si elles envisagent de finir leur vie sans caresses. Et si elle est à la bonne place avec une Reine qui parle aux bambous et une accro de yoga qui se met sur la tête à tout bout de champ. Depuis qu’elle vit ici, elle visualise ses vieux jours. Le scénario est toujours le même. […]

Juliette sursaute. Jean-Pierre a fait tomber un livre. Elle attrape son ordinateur et tape une adresse. Dix-sept mille cinq cent vingt trois hommes sont répertoriés sur ce site de rencontre. Il suffit d’avancer la main, de cliquer.

Il va bien y en avoir un pour me sauver. Ce soir, je trouve un homme ! Comme les chasseurs qui affirment : « Aujourd’hui, je tue un sanglier ! » Un homme qui me regardera dans les yeux et qui me dira : « C’est toi que j’attendais. » »

Le livre oscille entre humour et tristesse et nous dit surtout combien il est souvent difficile de trouver l’âme sœur qui pourra partager notre vie…. à moins d’avoir adopté un Jean-Pierre!!!

chat-roux

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s