Les jardins de Chaumont sur Loire

Vendredi 31 mars

En ce vendredi, malgré la pluie de cette fin de journée, vous commencez peut-être à penser à votre programme du week-end. Si vous êtes en panne d’inspiration, Elsy vous propose une idée de sortie en famille à Chaumont sur Loire pour découvrir son château et surtout ses magnifiques jardins qui dominent la Loire.

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Tout est consacré à la nature et aux fleurs dans ce parc et les enfant adoreront les mises en scène botaniques pleines de couleurs et de beauté que l’on peut découvrir dans le cadre du festival international des jardins qui débutera à partir du 20 avril.

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La Région Centre Val de Loire, propriétaire du château depuis 2007, a également fait le choix de marier dans ce parc le patrimoine, la nature et la culture, tout ce que l’on aime. Chaque année des artistes y sont invités à exposer leurs œuvres. Tous les artistes qui contribuent cette année à animer le parc du château sont à découvrir par ici et dès demain au château. On vous recommande vivement cette très belle visite ♥ ♥ ♥ ♥

« Pour le week-end, nous avons voulu faire les châteaux de la Loire. Malheureusement, ils étaient déjà faits. »

Francis Blanche

J’irais cueillir des coucous…

Mercredi 29 mars

 

coucousQue de belles journées ensoleillées depuis ce week-end, on se croirait en été… On fait le plein de mélatonine, certains ressortent les barbecues et les matous ont fini de faire du gras au près du poêle pour partir à la chasse au lézard ou se faire dorer au milieu des jonquilles.

On aimerait bien, nous aussi, aller par la campagne pour cueillir des coucous, regarder la nature rependre vie, nous caler dans un fauteuil au soleil avec un bon roman… Patience pour ceux qui travaillent, il devrait faire beau dimanche!! Et pour accompagner ce moment, nous vous proposons une recette de brownie :

  • Dans un saladier, battez 4 œufs
  • Ajoutez 100 g de farine et 150 g de sucre
  • Faites fondre 125 g de beurre et 200 g de chocolat et ajoutez les à la préparation
  • Mélangez bien le tout, puis complétez la préparation en incorporant 40 g de poudre d’amande et 60 à 80 g de noix
  • Versez la préparation dans un moule de forme carré préalablement beurré et fariné
  • Faites cuire 20 minutes à four chaud 180 ° et laissez refroidir

Vous pouvez remplacer les noix par des noisettes, des noix de Pécan ou des pépites de chocolat. Vous pouvez également saupoudrer le gâteau d’un peu de sucre glace avant de le découper en petits carrés ♥ ♥

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« La nature m’émeut, parce que je n’ai pas peur d’avoir l’air bête quand je la regarde. »

Jules Renard

Ce que j’ai rapporté de la foire aux livres…

Lundi 27 mars

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Comme prévu, hier, Elsy est allée faire un tour à la foire aux livres d’Oésia. Aux côtés de Caroline Nouveau, d’autres auteurs étaient également présents pour présenter leurs ouvrages et sur l’un des stands, on pouvait également découvrir la revue Art et poésie de Touraine qui compile des poèmes d’amateurs de poésie… Il y avait aussi de nombreux exposants, de tous âges, qui avaient vidé leur bibliothèque. Alors à côté des livres de l’école des loisirs dont Elsy raffole pour les enfants, des BD, on trouvait des livres très éclectiques, pas toujours de notre goût, et quelques bouquins de poche. Elsy a trouvé son bonheur en rapportant Messieurs les enfants de Daniel Pennac. Le livre raconte comment en se réveillant un matin, les enfants sont devenus les parents et les parents ont été transformés en enfants.  C’est un beau programme et une lecture sans aucun doute réjouissante.

Elsy a également rapporté Quand les lumières s’éteignent d’Erika Mann qui rassemble en dix nouvelles basées sur des faits réels le destin des habitants d’une petite ville allemande, depuis l’arrivée d’Hitler jusqu’à la montée en puissance du régime nazi. Il y a la ville, les portraits des habitants confrontés à la dénonciation et à l’antisémitisme. C’est un document un peu unique en son genre. La « bouquiniste » m’a dit qu’il était vraiment très bien et intéressant.

Et puis, Elsy a également complété sa collection de marque-pages avec les création de Caroline Nouveau…Tous les passionnés de lecture en ont un à portée de main. Plus agréable que de corner le coin de sa page pour se rappeler où s’est arrêtée la lecture, on a tous un marque-page dans notre bouquin…. Le marque-page peut être un peu laid, support de publicité ou d’information ;  nous, on aime les marque-pages qui illumine nos livres, qui sont à la fois jolis et poétiques…

MP C. Nouveau

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Salon et foire aux livres

Samedi 25 mars

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« La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. »

Victor Hugo

Ce week-end pour ceux qui ont la chance d’être sur Paris, vous pourrez aller au salon international du livre à la porte de Versailles. Cela vous permettra sans doute de rencontrer des auteurs que nous aimons bien : François Morel, Hubert Reeves, Véronique Ovaldé, Christophe Ono-dit-Biot, Riad Sattouf…  qui feront des séances de dédicace.

Moins prestigieux, mais pour autant très sympathique pour les amoureux des livres, Elsy vous donne rendez-vous à la foire aux livres à Oésia (Notre Dame d’Oé) demain de 10h00 à 17h00.  Vous pourrez rencontrer Caroline Nouveau, illustratrice de livres jeunesse dont le trait de crayon est plein de délicatesse.  Ce sera aussi l’occasion de jouer au bouquiniste et de faire de bonnes affaires pour découvrir ou redécouvrir des livres à petit prix!!

Et comme le Maroc est à l’honneur du salon du livre de Paris, je vous poste la photo de matous de là-bas. Ce ne sont pas forcément des chats de salon, mais ils sont partout paraît-il….

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Télésnober

Jeudi 23 mars

semaine de la francophonie

Bonjour les amis. Cette semaine, nous célébrons la semaine de la langue française et de la francophonie. C’est l’occasion de goûter au plaisir des mots de notre belle langue, de découvrir ou redécouvrir les auteurs qui jouent avec elle et en sont les ambassadeurs. Plusieurs manifestations sont associées à cette célébration et notamment celle intitulée « Dis moi dix mots » qui propose à chacun de jouer avec 10 mots sur une thématique. Cette année, le thème est : « Dis moi dix mots sur la toile » pour montrer comment la langue française s’adapte aux évolutions du numérique et comment elle transpose des attitudes ou des pratiques. J’ai ainsi découvert un mot nouveau télésnober qui veut dire Consulter fréquemment son téléphone intelligent en ignorant les personnes physiquement présentes

 CITATION « Élodie se leva brusquement de sa chaise, se dirigea vers Kevin (qui n’avait pas même daigné relever les yeux) et lui arracha des mains son téléphone portable pour le projeter violemment sur le sol : elle ne supportait plus que l’adolescent télésnobât toute la tablée à chaque souper. » Famie j’vou hè, Frédéric Saenen, Éditions du Veston en tweet

Télésnober, le mot est court mais bien évocateur de nos pratiques ou de celles de la génération « tête baissée ». Allez y avec vos ados, vous pourrez maintenant leur dire « Arrête de me télésnober et pose ton Iphone pendant que je te parle! »

La francophonie évoque surtout pour moi des hommes et des femmes de culture différentes mais qui, à travers la langue française, expriment ou ont exprimé une vérité qui leur était propre, leur histoire et leur identité. Alors, je vous partage la beauté des mots d’Aimé Césaire…

Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer – parfaitement le tuer – sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?

Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l’œil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.

Et vous fantômes montez bleus de chimie d’une forêt de bêtes traquées de machines tordues d’un jujubier de chairs pourries d’un panier d’huîtres d’yeux d’un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d’une peau d’homme j’aurais des mots assez vastes pour vous contenir
et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec
dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu’à
la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes

Il me suffirait d’une gorgée de ton lait jiculi pour qu’en toi je découvre toujours à même distance de mirage – mille fois plus natale et dorée d’un soleil que n’entame nul prisme – la terre où tout est libre et fraternel, ma terre.

Partir. Mon cœur bruissait de générosités emphatiques. Partir… j’arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J’ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte… Et si je ne sais que parler, c’est pour vous que je parlerai».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur, car la vie n’est pas un spectacle, car une mer de douleurs n’est pas un proscenium, car un homme qui crie n’est pas un ours qui danse… »

Aimé Césaire – Cahier d’un retour au pays natal
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L’escalier aux esclaves – Guadeloupe

Porridge du matin

Mercredi 22 mars

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Ce matin, pour bien démarrer la journée, Elsy vous propose une recette à déguster au petit-déjeuner : le porridge. Bien connu des adeptes du bio-veggie, le porridge nous vient d’Ecosse. Il est constitué de lait et de flocons d’avoine et agrémenté de fruits frais et/ou secs, de noix et éventuellement d’épice. Il peut se consommer chaud ou froid et aide à tenir toute la matinée sans fringale.

Les recettes et combinaisons du porridge sont infinies et il y en a pour tous les goûts. Elsy vous livre une recette assez simple, libre à vous ensuite de vous laisser guider par votre inspiration pour décliner cette recette…

Pour un bol de porridge :

  • Faites bouillir 250 g de lait et une cuillère à café de miel
  • Incorporez ensuite 40g de flocons d’avoine en remuant
  • Baissez le feu et remuez bien la préparation jusqu’à reprise de l’ébullition
  • Laissez mijoter quelques minutes
  • Versez la préparation dans un bol
  • Disposez dessus quelques amandes et des fraises, c’est prêt!

Vous pouvez remplacer les fraises par des bananes, des poires, des framboises ou des pommes agrémentées d’un peu de cannelle, des fruits secs, de la noix de coco râpée, quelques pépites de chocolat.  Vous pouvez également ajouter à la place des amandes, des noisettes, des graines de sésame, des noix de pécan…

Et pour agrémenter la journée, je vous partage quelques photos de chats que vous pouvez retrouver sur le blog du photo-club Mist http://photo-club-mist.blogspot.fr/

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Les emplettes de printemps

Mardi 21 mars

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Depuis hier, c’est le printemps, même si le soleil est aux abonnés absents. Sous ce ciel bien gris, on se donnera un peu d’entrain en pensant à se réserver un petit moment de bonheur dans la journée. Il est indispensable d’y penser dans son programme quotidien. On n’oublie pas de mettre la machine à laver en route, alors pourquoi faudrait-il oublier, la petite heure de footing, de lecture, de tendresse…?

Ce week-end, Elsy a choisi d’aller faire un tour en librairie. Ce fut un petit moment de bonheur partagé avec sa maman et son petit garçon. Voilà ses emplettes pour le printemps:

  • Croire au merveilleux de Christophe Ono-Dit-Biot, un roman sur la renaissance après le deuil d’un père sauvé de la mort par une étrange inconnue
  • Quelqu’un pour qui trembler de Gilles Legardinier, qui raconte une autre trajectoire de père qui tente de nouer le contact avec celle qui est sa fille mais qu’il n’a pas vu grandir car il ignorait son existence
  • Et enfin, A cause de la Vie, un conte moderne de princesse et de chevalier qui doit affronter des épreuves pour devenir son amoureux, écrit par Véronique Ovaldé,   le tout illustré par les dessins de Joann Sfar. Cela a l’air tout simplement délicieux!!

Je vous raconte tout ce qui foisonne dans ces trois bouquins, dès qu’on en a terminé la lecture….

En attendant, je vous mets un peu de soleil et de couleur dans votre journée ♥ ♥

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Le Printemps

Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.
Les amantes qui te chérissent
Délivrent leurs cheveux flottants.

Sous les rayons d’or éclatants
Les anciens lierres se flétrissent.
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses de lilas fleurissent.

Couchons-nous au bord des étangs,
Que nos maux amers se guérissent !
Mille espoirs fabuleux nourrissent
Nos coeurs gonflés et palpitants.
Te voilà, rire du Printemps !

Théodore de Banville

 

Assiette gourmande

Dimanche 19 mars

assiette gourmande

Aujourd’hui, au programme, c’est repas entre amis. Elsy s’occupe forcément du dessert! Ce sera une assiette gourmande : mousse au chocolat, fraises, chantilly, tuile aux amandes.

Pour la recette de la mousse au chocolat, rien de plus simple :

  • Montez en neige 6 blancs d’œufs avec une pincée de sel et conservez les jaunes
  • Dans un bol, faites fondre 200 g de chocolat noir avec 2 cuillères à soupe d’eau
  • Mélangez ensuite les 6 jaunes d’œuf avec le chocolat fondu
  • Ajoutez ensuite délicatement à l’aide d’une maryse les blancs en neige
  • Versez dans des verrines et placez au réfrigérateur pendant au moins 3 heures

Pour les tuiles aux amandes, cela peut être plus délicat :

  • Faites fondre 25 g de beurre et réservez
  • Dans un saladier, mélangez 2 blancs d’œufs, 110 g de sucre en poudre, une pincée de sel et 20 g de farine
  • Ajoutez le beurre fondu puis 120 g d’amandes effilées et mélangez bien l’ensemble
  • Sur une plaque de four recouverte d’une feuille de cuisson en silicone, déposez de petit tas de préparation  en les espaçant bien.
  • A l’aide d’une fourchette préalablement trempée dans du lait, aplatissez chaque tas en rond très fin
  • Mettez au four préchauffé à 180° pendant une dizaine de minutes jusqu’à ce que les tuiles soient colorées
  • Dès la sortie du four, décollez délicatement les tuiles et à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, donnez leur une forme bombée. Il faut le faire assez rapidement, car en refroidissant les tuiles se fragilisent et se cassent.

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« Avoir un bon copain
Voilà c’qui y a d’meilleur au monde
Oui, car, un bon copain
C’est plus fidèle qu’une blonde
Unis main dans la main »

 

L’Eden

Samedi 18 mars

Les hommes meurent, les femmes vieillissent

Aujourd’hui, je vous propose de vous présenter le livre d’Isabelle Desesquelles Les hommes meurent, les femmes vieillissent. L’article est intitulé l’Eden car c’est le nom du salon d’esthétique où se retrouvent tous les personnages de ce roman et je trouvait cela moins triste que le titre du livre d’Isabelle Desesquelles. Ce court roman est en fait une série de portraits des personnalités qui régulièrement fréquentent le salon d’Alice, l’Eden.  Alice tient une fiche pour chacun de ses clients sur laquelle elle note les petites choses à savoir d’eux. Alice leur fait du bien, les rend plus beaux… Elle a décidé de déménager son salon et ce soir elle a invité ses clientes les plus fidèles, l’occasion pour elle de relire ses fiches et de retracer à travers elles l’histoire d’une famille, marquée par le deuil , mais aussi l’amour. Il y à Jeanne, la doyenne qui a perdu il y a 4 ans Lucien l’amour de sa vie et qui vient de quitter sa maison de famille pour la maison de retraite. Il y a Manon, 20 ans qui elle aussi veut devenir esthéticienne. Elle est « définitivement romantique » et un peu rebelle. Il y a Yves, le petit-fils de Jeanne qui se sent plus femme qu’homme. Il y a Lili, la sœur de Jeanne qui ne veut pas vieillir, ses filles Clarisse et surtout Ève, qui a décidé de partir brutalement après la mort de son amour Pierre et qui vit à travers toutes les femmes que nous raconte Alice. Le roman recompose au fur et à mesure l’histoire de ces femmes, leurs malheurs, leurs petits et grands bonheurs, leur rapport, parfois cru, à leur corps. Et comme un fil conducteur, omniprésent, le mystère de la lettre qu’Ève a laisse à son garçon avant de partir au ciel. Ce sont des vies qui passent et qui sont liées les unes aux autres par le désir d’amour, d’attachement à leur enfance, à la terre qui les a vu grandir.

Ce livre n’est pas à ranger dans la catégorie des » livres qui font du bien ». Pour autant l’écriture est belle, les sentiments qu’il fait naître sont touchants et quand on referme le livre, on a envie de profiter de chaque instant de la vie tellement il nous dit que la vie et l’amour sont des biens précieux qu’il faut chérir,  que le temps passe bien vite et qu’il est donc impératif de profiter de ceux qui nous sont chers… Un beau livre, émouvant ♥ ♥

« Lili, quatre-vingt-trois ans, blond platine, guette le regard des hommes dans la rue, passe volontairement sous les échelles, n’a jamais laissé un de ses amants prendre ses aises et saloper sa salle de bains. N’aime pas gâcher une allumette, l’utilisera jusqu’à ce brûler les doigts, préfère Milady à d’Artagnan, cherche encore celui qui la fera danser comme Vittorio de Sica dans Madame de… Ne comprend pas pourquoi Romy Schneider à la fin de César et Rosalie retourne avec Montand si c’est pour être triste. Infichue de savoir à son âge si Noël s’écrit avec un tréma ou un accent circonflexe, tient à ses sourcils trait de crayon comme un battement d’ailes, accro à I Will Survive de Gloria Gaynor. A réussi à éviter le dentier jusque là, s’autorise une pinte de bière le dimanche soir, à hâte d’être arrière-grand-mère, nage nue l’hiver dans la mer de Chine en fermant les yeux depuis que sa fille Ève est morte, il y a quinze ans.« 

Clarisse

 » Pendant un temps, avec Eve, elles m’appelaient « l’insaisissable. » Le jour de mon mariage, je les ai entendues dire à Léonard que je ne serais pas une femme confortable. Je le prends comme un compliment. On n’a jamais pu me mettre dans un moule, ou une case. On n’a jamais dit de moi : « elle, par exemple ». Je ne veux être l’exemple de personne. Je veux rester quelques jours dans la maison de Jeanne et continuer d’attraper le vent. Je crois que j’essaierai toujours d’attraper le vent. […] Chaque été de notre enfance, mes cousins, Ève et moi, nous avions notre journée de joie absolue. La sortie annuelle dans la voiture de Lucien à Saint-Guilhem-le-Désert. On partait avant le lever du soleil, on prenait notre petit déjeuner debout dans la cuisine et déjà c’était différent. On pouvait engloutir autant de tartines que l’on voulait mais pas une goutte de lait, histoire d’épargner la voiture. Cinq gosses à l’estomac retourné vous retapissent la banquette arrière en moins de deux. Une fois arrivés à destination, on avait droit à une baguette de pain entière par personne avec au choix saucisson sec ou barres en chocolat. Ce n’était plus des casse-croûte, c’était une fête. Elle commençait  avec Lucien au volant, Jeanne en copilote, Caroline, ses frères, Ève et moi, tous dans la 504. Au début, on se sentait un peu serrés, mais après un kilomètre, on aurait traversé le monde. Il me semble que c’est le seul jour de l’année où je ne voyais pas mon oncle et ma tante en sabots. Nous, les trois filles, on avait des couettes et on s’amusait à les faire danser en secouant la tête à tout bout de champ. On y ajoutait des rubans, on se sentait des femmes. On roulait vers une histoire tragique, vers la petite bergère des grottes de Clamouse. J’attendais moins la visite sous terre que la noyade de la bergère racontée par le guide. Je ne quittais pas des yeux les tourbillons d’eau à mes pieds, j’étais sauve, moi. Je n’ai pas voulu y retourner, même avec mes fils. Le passé se regarde de loin quand il est ce que l’on a de meilleur. »

Le Broyé du Poitou

Jeudi 16 mars

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Aujourd’hui, Elsy vous propose une nouvelle recette de nos régions : le broyé du Poitou. Vous le connaissez sans doute, mais peut-être n’avez vous jamais osé le réaliser vous-même alors qu’il est très simple à faire.

  • Mélangez 250 g de farine, 125 g de beurre, 1 œuf et 125 g de sucre. Il est préférable d’utiliser du beurre salé, sinon, ajoutez 1 pincée de sel
  • Formez une boule avec la pâte, puis étalez la dans un moule à tarte préalablement beurré et fariné
  • Badigeonnez la pâte avec un jaune d’œuf mélangé avec un peu de lait
  • Avec une fourchette, décorez la pâte de croisillons et parsemez de quelques amandes effilées.
  • Faites cuire pendant 25 à 30 minutes à four chaud 180° et attendez qu’il refroidisse complètement

C’est un vrai délice avec le café ou au moment du thé. Pour les plus gourmands, vous pouvez l’accompagner d’un carré de chocolat ou d’une crème dessert à la vanille ♥

Et en ce milieu de semaine, on aimerait bien être chat et s’enrouler confortablement sur une couverture pour prendre un peu de repos… Il est sans doute temps d’ouvrir sa boite Hygge pour se concocter un petit moment de bien-être pour ce soir.  Cerise, Myrtille et Isis, elles, ont tout compris!!