Moelleux au praliné

Lundi 13 mars

dômes au praliné

Bonsoir les amis! Enfin une belle semaine, cela met du baume au cœur … Elsy a profité du week-end pour faire un peu de pâtisserie et essayer une nouvelle recette, des moelleux au praliné. Comme d’habitude, ils sont faciles à réaliser et c’est un petit régal pour un petit déjeuner gourmand.

Voici la recette :

  • Faites fondre 50 g de beurre et 200 g de chocolat praliné
  • Ajoutez 50 g de sucre, 40 g de farine et 3 œufs
  • Mélangez bien l’ensemble et versez dans des moules individuels type moules à muffins
  • Faites cuire pendant 15 minutes à 180°

Et une fois n’est pas coutume, Elsy vous propose un hommage aux cygnes du parc de Mazières, animaux calmes et majestueux qui glissent sur l’eau…

cygnes

Le Cygne

« Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l’onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
À des neiges d’avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d’un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l’entraîne ainsi qu’un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d’acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d’ombre et de paix,
Il serpente, et laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d’une tardive et languissante allure ;
La grotte où le poète écoute ce qu’il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent : il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule ;
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l’azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu’il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l’eau ne se distinguent plus,
À l’heure où toute forme est un spectre confus,
Où l’horizon brunit, rayé d’un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l’air serein leur bruit
Et que la luciole au clair de lune luit,
L’oiseau, dans le lac sombre, où sous lui se reflète
La splendeur d’une nuit lactée et violette,
Comme un vase d’argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l’aile, entre deux firmaments. »

René-François Sully Prudhomme

 

 

 

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