Hippocrate

Mercredi 15 mars

Hippocrate

Hier soir, vous avez peut-être, comme Elsy, regardé le film de Thomas Lilti Hippocrate avec Vincent  Lacoste, Reda Kateb (César du meilleur second rôle en 2015), Jacques Gamblin et Marianne Denicourt. Pour voir la bande annonce, c’est ici. Sorti en 2014, ce film met en scène Benjamin (Vincent Lacoste), jeune interne, sûr de lui et de son avenir brillant, qui pour son premier stage a décidé d’intégrer le service de médecine interne dirigé par son père (Jacques Gamblin). On plonge avec lui dans le quotidien des équipes soignantes de l’hôpital : il y a les médecins confirmés qui endossent les responsabilités, les infirmières qui doivent accomplir leur tâche au mieux avec des moyens souvent insuffisants et les jeunes internes qui se retrouvent bien souvent seuls pour prendre rapidement la bonne décision et qui trouvent dans le groupe et la fête une soupape et un soutien permettant de supporter le poids d’une profession exigeante et difficile.

Aux côtés de Benjamin, le film dresse le portrait d’Abdel (Reda Kateb), médecin algérien, qui, pour obtenir l’équivalence en France, doit repasser par l’Internat. Plus expérimenté que lui, les deux hommes vont se confronter, Abdel remettant en question les certitudes de Benjamin.

Si vous êtes en recherche d’actions, Hippocrate n’est pas fait pour vous. C’est un film qui dépeint avant tout une réalité sociale et des personnages que l’on s’imagine proches du réel, des femmes et des hommes qui ont choisi la médecine et le soin, que l’on pense solides et un peu au-dessus des autres mais qui, comme tout être humain, se révèlent plein de doutes, de peurs, parfois de lâcheté en essayant, malgré tout, d’accomplir leur mission avec conviction.

Vous serez sans doute un peu tourneboulé par ce film qui aborde les thèmes de la fin de vie, de la souffrance, de l’amitié et de la vocation en contre pied total avec les séries type Docteur House ou Grey’s Anatomy qui font des médecins des genres de James Bond du bistouri.

Il y a beaucoup de plans serrés dans le film qui insistent sur les  non-dits, les expressions des visages, des regards et qui transmettent souvent bien plus que les dialogues. Vincent Lacoste est très juste dans son jeu et l’on oscille entre l’envie de lui donner des baffes tellement il est arrogant et un sentiment de compassion tant il nous semble bien peu armé à 23 ans pour affronter les réalités de ce métier,  qui est plus qu’une école de la vie.

On a beaucoup aimé ce film ♥ ♥

« Médecin, ce n’est pas un métier, c’est une malédiction »

Réplique D’Abdel à Benjamin

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