Clafoutis aux pommes

Dimanche 30 avril

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Aujourd’hui, avec le temps pluvieux, rien de tel que de se prévoir un petit moment cocooning et quelques douceurs pour le goûter….

Elsy vous propose une recette de clafoutis aux pommes :

  • Beurrez un moule à tarte ou à gratin et saupoudrez de cassonade
  • Épluchez et coupez en lamelles 2 pommes et déposez les lamelles dans le fond du plat
  • Dans un saladier, mélangez 2 œufs, 500 g de lait, 150 g de sucre et 100 g de farine et
  • Versez la préparation sur les pommes
  • Saupoudrez de cassonade
  • Faites cuire à four chaud 180° pendant 50 minutes
  • Dégustez tiède ou froid selon vos goûts.

Vous pouvez accompagner votre part de clafoutis d’un peu de caramel, de chantilly ou d’une boule de glace vanille

Et pour amuser les enfants, une petite partie de cache cache. Isis, elle, adore!!!

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« Là, c’est sûr, je suis bien cachée!! »
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« Mince, tu m’as déjà trouvée!! »

Ouvrir les fenêtres…

Samedi 29 avril

Hundertwasserhaus
Hundertwasserhaus à Vienne

Une belle journée ensoleillée pour un long week-end qui débute. Sans doute aurez vous l’occasion de partager quelques moments en famille ou entre amis et de vous ménager quelques instants de pause, de lecture et de beauté dans une actualité qui charrie beaucoup de haines et de pensées négatives. Nous sommes en effet loin en ce moment des mots de Jules Renard qui écrivait dans ses correspondances : « aimons nous les uns les autres » … Alors même si nos esprits sont très occupés par les questions politiques et par le choix d’avenir que nous voulons pour notre pays et nos enfants, je vous propose de mettre un peu de couleur dans votre tête en vous parlant des créations d’un artiste que nous aimons beaucoup avec Elsy : Friedensreich Hundertwasser (1928-2000), artiste autrichien, dont vous connaissez peut-être les constructions à Vienne ou en Allemagne.

A travers ses peintures, affiches et réalisations architecturales, Hundertwasser fait de l’art un lien entre l’homme et la nature. Ses peintures foisonnent de formes, de courbes imbriquées et surtout de couleurs vives et pétillantes. J’adore plus particulièrement ses constructions, immeubles et maisons qui bien avant que nous commencions à réfléchir à créer des jardins sur les toits terrasses de nos maisons contemporaines aux formes cubiques, Hundertwasser a su créer il y a presque 40 ans des constructions artistiques et écologiques. Des concepts originaux, comme des palais féeriques pour créer une harmonie entre l’homme et la nature et renouer avec la beauté et la positivité de notre monde ! ♥♥♥

Citadelle Verte Hundertwasser
La Citadelle verte à Magdeburg
Hundertwasser - village thermal de Blumau
Village thermal de Blumau

« Si quelqu’un rêve seul, ce n’est qu’un rêve. Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité ! »

Friedensreich Hundertwasser

L’Arnacoeur

Jeudi 27 avril

L'Arnacoeur

Après de magnifiques journées ensoleillées, la grisaille et le froid ont fait leur retour nous faisant oublier que le mois de mai n’est pas loin. Alors, pour ne pas perdre notre bonne humeur, rien de tel que de se prévoir un petit moment Hygge un soir ou ce week-end  en découvrant ou en regardant pour la énième fois en DVD le film de Pascal Chaumeil, L’Arnacoeur avec Romain Duris, Vanessa Paradis, Julie Ferrier et François Damiens.

Un vrai moment de détente et de rigolade devant cette comédie romantique qui réunit tous les ingrédients que l’on aime et qui alterne les scènes d’humour et d’amour. Alex (Romain Duris) accompagné de sa sœur Mélanie (Julie Ferrier) et de son beau-frère Marc ( François Damiens) a monté une petite entreprise un peu particulière : il est briseur de couple professionnel. Alex intervient sur commande pour mettre fin aux unions qui rendent malheureuses les femmes. Il leur ouvre les yeux et les libèrent d’une relation toxique ou vouée à l’échec…mais si la femme est heureuse, il refuse d’intervenir.

Un besoin d’argent va toutefois l’obliger à revoir sa position. Sa nouvelle mission : stopper le mariage de Juliette, une riche héritière,  à la demande de son père. L’affaire est loin d’être gagnée car elle est follement amoureuse de son futur mari Jonathan.

Ce film est un vrai plaisir. Personnellement, j’ai un faible particulier pour le personnage de Marc (François Damiens) ringard et gaffeur mais tellement drôle et attendrissant.♥♥ Et pour les fans de Dirty Dancing, il y a une petite séquence nostalgie!

Ceux d’entre vous qui ont vu L’Arnacoeur, n’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ce film en nous laissant un petit commentaire….

Damiens l'Arnacoeur

Vanessa Paradis

Les bouquinistes des bords de Seine

Lundi 24 avril

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Après les mots de Prévert, je voulais vous faire partager une balade bien sympathique sur les bords de Seine à Paris et vous inviter à flâner le long des bouquinistes.

Chez les bouquinistes, on y trouve toute sorte de trésors : forcément de vieux bouquins, mais aussi des gravures, peintures, reproductions en tout genre, petits souvenirs de Paris pas toujours de bonne qualité, des cartes postales, plutôt anciennes, de vieux journaux…

« Il est certain que les étrangers visitant Paris seront toujours ravis par le pittoresque des étalages, remplis de gravures fortement coloriées, de cartes postales, de livres soldés(…) posés dans les boites accrochés sur les parapets des quais de seine.
Mais quand le dernier vieux bouquiniste, connaissant à fond son métier, qui vendait des livres anciens et épuisés, et pas seulement des livres d’occasion, aura disparu, l’âme des quais aura quitté ces lieux de promenades littéraires, artistiques, et surtout de rêveries philosophiques. « 
Souvenirs d’un bouquiniste – Louis Lanoizelée

Il y a une reproduction qu’Elsy aime plus particulièrement et que l’on retrouve souvent chez les bouquinistes, c’est celle du cabaret Le Chat Noir que vous connaissez sûrement. Elle invite à se rendre au  cabaret de la rue Rochechouart dans lequel,  à la fin du 19ème siècle,  Aristide Bruant se produisait. Il y interprétait sa célèbre Ballade du Chat Noir

La lune était sereine
Quand sur le boulevard,
Je vis poindre Sosthène

Qui me dit : Cher Oscar !
D’où viens-tu, vieille branche ?
Moi, je lui répondis :
C’est aujourd’hui dimanche,
Et c’est demain lundi … {Refrain:}
Je cherche fortune,
Autour du Chat Noir,
Au clair de la lune,
A Montmartre !
Je cherche fortune ;
Autour du Chat Noir,
Au clair de la lune,
A Montmartre, le soir. La lune était moins claire,
Lorsque je rencontrai
Mademoiselle Claire
A qui je murmurai :
Comment vas-tu, la belle ?
– Et Vous ? – Très bien, merci.
– A propos, me dit-elle,
Que cherchez-vous, ici ? {Refrain} La lune était plus sombre,
En haut les chats braillaient,
Quand j’aperçus, dans l’ombre,
Deux grands yeux qui brillaient.
Une voix de rogomme
Me cria : Nom d’un chien !
Je vous y prends, jeune homme,
Que faites-vous ? – Moi… rien…

{Refrain}

La lune était obscure,
Quand on me transborda
Dans une préfecture,
Où l’on me demanda :
Etes-vous journaliste,
Peintre, sculpteur, rentier,
Poète ou pianiste ? …
Quel est votre métier ?

{Refrain}

Le chat noir

 

Roulez le roulé

Vendredi 21 avril

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Aujourd’hui, Elsy vous propose une recette de gâteau roulé ultra facile à réaliser et qui ravira les papilles de vos bambins qui nous rappellent, quand ils sont en vacances, qu’à table, il ne faut pas simplement leur servir des tomates et des concombres car cela ne remplit pas vraiment leurs estomacs en pleine croissance…

Pour la recette du roulé :

  • Dans un saladier, versez 125 g de farine et ajoutez 4 oeufs puis mélangez bien
  • Ajoutez 150 g de sucre, et 1/2 sachet de levure et terminez en versant 2 sachets de sucre vanillé
  • Quand la pâte est bien homogène, étalez la sur une plaque allant au four recouverte de papier cuisson
  • Faites cuire 10 minutes à four chaud 180°
  • Dès la sortie du four, étalez sur la pâte encore chaude une bonne couche de pâte à tartiner ou de confiture de fraises selon vos goûts
  • Roulez le gâteau encore chaud et placez le dans du film étirable afin qu’il prenne correctement

Vous pouvez le déguster une fois qu’il est refroidi ♥ ♥

N’oubliez pas de faire quelques papouilles à vos matous préférés. Aujourd’hui, je vous partage les photos d’Izzy, la belle minette de Dorothée et Jérôme, nos amis des Alpes…

Izzy

 

Chat Dorothée
Izzy, la minette de Dorothée et Jérôme

 

Quelqu’un pour qui trembler

Mercredi 19 avril

Quelqu'un pour qui trembler

Gilles Legardinier est un auteur dont les romans sont à classer dans la catégorie des livres qui font du bien. Avec Quelqu’un pour qui trembler, je me suis offert un nouveau moment de détente et de bien-être. Après avoir lu, Demain j’arrête! et Complètement cramé!, c’est le troisième roman de Gilles Legardinier que j’avale car il est difficile de faire autrement avec ses romans que de les dévorer page après page tellement l’écriture est fluide et aisée.

Dans Quelqu’un pour qui trembler, Gilles Legardinier raconte l’histoire de Thomas, médecin humanitaire qui s’est engagé il y a plus de 20 ans dans les pays du Tiers Monde pour aider ceux qu’il estimait en avoir le plus besoin, en Afrique d’abord puis en Inde. Un jour, perché sur les hauteurs du petit village d’Ambar dans la vallée du Cachemire, son ami Kishan lui apprend qu’il est papa d’une jeune fille de 20 ans, Emma qui est née de son amour avec Céline peu après son départ.  Il décide alors de rentrer en France pour faire sa connaissance tout en voulant restant discret. Il accepte rapidement un poste de directeur d’établissement hébergeant des personnes âgées dans la ville où Céline et Emma vivent. Emma fait des études d’infirmière. Petit à petit, secrètement, Thomas va s’arranger pour observer sa fille, la découvrir et apprendre à la connaître. Logé dans un appartement de fonction, Thomas partage, par ailleurs,  le quotidien des résidents dont il s’occupe aidé dans cette tâche par Pauline, l’infirmière de la résidence qui élève seul son fils Théo. Au fur et à mesure, Thomas va se lier d’amitié avec les résidents, le Colonel, Hélène, Jean-Michel, Madame Quenon et les autres et créer autour de lui une véritable communauté, une petite famille, qu’il va finir par entraîner dans des tours pendables. Jour après jour, Thomas, rempli de doute sur le rôle qu’il doit tenir auprès de sa fille après une si longue absence, comprend ce que signifie trembler pour quelqu’un…

« Thomas aimait attendre sa fille. La voir apparaître était toujours un cadeau. Ces rendez-vous unilatéraux et secrets structuraient son quotidien. De leur succès dépendait son moral. Depuis le temps qu’il observait Emma, le docteur ne l’avait vue accomplir que des actions simples et relativement identiques d’un jour à l’autre. […] Pourtant, à force de voir la jeune femme faire et refaire, le docteur parvenait à lire dans ses gestes bien davantage que ce qu’aurait décelé un regard superficiel. Disséqués jusqu’à l’ultime, analysés dans chaque nuance, ces actes au demeurant anodins en disaient long. Suivant le contexte, leur rythme d’exécution, l’attitude générale, ils révélaient l’état psychologique d’Emma. A cela s’ajoutait ce que Thomas appelait les « phénomènes connexes », ces témoins inconscients qui accompagnent l’action proprement dite et en traduisent la signification profonde. […] En la regardant accomplir les mêmes actes, encore et encore, Thomas en était arrivé à se détacher de l’action première pour se focaliser sur les détails que personne ne remarque jamais. Au-delà des apparences, il semblait tourner les rouages de la mécanique affective qui animait la jeune femme. […] Quand il suivait sa fille, le simple fait de sentir sa présence lui donnait la force de penser plus fort. Comme une divinité dont la grâce vous touche. Comme une figure affective qui vous inspire en cristallisant le meilleur de vous même. Thomas ne prenait pas sa fille pour une sainte. Il ne l’idolâtrait pas. Il l’aimait. En sa présence, il était incapable de se mentir et osait remettre en cause. Il raisonnait avec plus de vérité – à moins que ce soit avec moins de peur. Tout est une question de point de vue. Thomas songeait à ceux, qui d’une façon ou d’une autre, faisaient sa vie. […] Sa vie se trouvait tout autant définie par des absences que par des présences inattendues.Lorsqu’il réfléchissait à son parcours, il en revenait toujours à celle qui, à quelques mètres devant lui, même sans rien faire de remarquable, l’était pourtant à ses yeux. Dire qu’il avait eu la prétention de l’aider alors que même sans le savoir, c’était elle qui le soutenait…

Quel que soit l’angle sous lequel il abordait la question, Thomas finissait toujours par conclure qu’Emma était plus douée que lui. En la regardant, en cherchant  la comprendre, en l’aidant- même maladroitement-, Thomas apprenait beaucoup sur lui-même et sur la vie. Les enfants font souvent cet effet-là. »

Comme souvent, dans les romans de Gilles Legardinier on retrouve de manière vraie et avec beaucoup de sensibilité, un regard posé sur la beauté de la vie et des relations humaines. Certains pourront trouver cela un peu candide, moi j’y retrouve bien mieux exprimées que je ne le ferais les choses de la vie :

« Mme Quenon s’adressa à Théo : […] L’âge est une façon d’envisager le monde, un moyen de se situer parmi les autres. Peu importe le nombre de bougies sur ton gâteau. Laisse-moi te confier ce que je crois. Tu resteras jeune tant que tous les ennuis que tu affronteras viendront des autres, de l’extérieur. Le jour où tu t’apercevras que ce que tu es devenu t’empêche de vivre comme tu l’entends, ce sera différent. Physiquement ou mentalement, tu toucheras ta propre limite. Tu ne seras plus uniquement au service de tes rêves et de tes envies. Tu deviendras aussi l’outil de tes besoins, de plus en plus immédiats. Jusqu’à n’être plus que cela. On est vieux quand on devient son propre ennemi. »

Quelqu’un pour qui trembler est également rempli de rebondissements, d’humour et de pensées positives. Un vrai remède contre la morosité, à mettre sur toutes les ordonnances!! On a beaucoup aimé ♥ ♥ ♥

Les esprits ouverts

Lundi 17 avril

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Une belle découverte aujourd’hui sur le marché aux potiers de Bonnieux dans le Vaucluse avec les créations de Caroline Paul  : Les esprits ouverts, ce sont de petits personnages de grès modelés à la main.  Ils sont porteurs d’un message reçu par le fruit du hasard. Leur charmantes têtes, ouvertes sur le haut, sont le réceptacle de ces citations sélectionnées par l’artisan et précautionneusement enroulées. Ces figurines sont déclinées de plusieurs couleurs et sur des supports différents, sur un bateau, à la fenêtre d’une maison, perchée sur le bord d’une petite niche à oiseau en forme de goutte d’eau. Elles sont extrêmement poétiques et on aimerait ouvrir, nous aussi, nos esprits avec eux et laisser les mots et nos pensées s’échapper…

Si vous voulez découvrir plus amplement l’œuvre de Caroline Paul, allez vous promener sur son site Internet, c’est ici

En attendant, je vous livre la citation que m’ont inspiré ces esprits ouverts…

« On ne trouve guère un grand esprit qui n’ait un grain de folie »

Sénèque

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Le village de Bonnieux

Oeufs de Pâques

Dimanche 15 avril

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Pour celles et ceux qui ont des enfants et des petits-enfants, ce matin vous n’y couperez pas, c’est la chasse aux œufs, aux poules et aux lapins au chocolat dans le jardin… C’est un moment délicieux car non seulement on s’amuse en famille et en plus on a le droit de savourer sans culpabilité des quantités de chocolat, praliné et autres gourmandises. Alors régalez vous et profitez bien de votre week-end prolongé…

ŒUFS DE PAQUES

Voici venir Pâques fleuries,
Et devant les confiseries
Les petits vagabonds s’arrêtent, envieux.
Ils lèchent leurs lèvres de rose
Tout en contemplant quelque chose
Qui met de la flamme à leurs yeux.

Leurs regards avides attaquent
Les magnifiques œufs de Pâques
Qui trônent, orgueilleux, dans les grands magasins,
Magnifiques, fermes et lisses,
Et que regardent en coulisse
Les poissons d’avril, leurs voisins.

Les uns sont blancs comme la neige.
Des copeaux soyeux les protègent.
Leurs flancs sont faits de sucre. Et l’on voit, à côté,
D’autres, montrant sur leurs flancs sombres
De chocolat brillant dans l’ombre,
De tout petits anges sculptés.

Les uns sont petits et graciles,
Il semble qu’il serait facile
D’en croquer plus d’un à la fois ;
Et d’autres, prenant bien leurs aises,
Unis, simples, pansus, obèses,
S’étalent comme des bourgeois.

Tous sont noués de faveurs roses.
On sent que mille bonnes choses
Logent dans leurs flancs spacieux
L’estomac et la poche vides,
Les pauvres petits, l’œil avide,
Semblent les savourer des yeux.

Marcel Pagnol

 

Gâteau basque

Mercredi 12 avril

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Le beau soleil qui brille sur la Touraine depuis plusieurs jours réveille en nous des envies d’escapade. Alors, aujourd’hui, Elsy vous emmène dans le pays basque, cette région qui allie le charme de la montagne et la beauté de l’Océan. De la pelote basque qui se joue sur les frontons aux jeux de force basque, des petits villages blancs et rouges perchés dans les montagnes aux villas de Biarritz, Elsy aime tout de cette région : le petit port de Saint Jean de Luz, le linge, les espadrilles, le fromage de brebis, les piments, la langue et ses habitants. Elle apprécie aussi beaucoup le délicieux gâteau traditionnel que l’on retrouve dans toutes les bonnes pâtisseries. Si vous voulez vous lancer dans la réalisation de ce gâteau, en voici la recette qu’Elsy aime partager pour les goûters d’anniversaire en famille :

  • Préparation de la pâte
  • Mélangez 150 g de beurre mou, 1 œuf entier, 1 jaune d’œuf et 200 g de sucre
  • Ajoutez 300 g de farine, 50 g d’amande en poudre et 1 sachet de levure
  • Formez une boule, couvrez la d’un torchon et mettez la au réfrigérateur pendant une heure
  •  Préparation de la crème
  • Dans une casserole, versez 250 cl  de lait, 30 g de sucre, 1 œuf, 20 g de farine et 1 sachet de sucre vanillé
  • Faites prendre la crème à feu doux jusqu’à ce qu’elle épaississe
  • Montage du gâteau
  • Sortez la boule de pâte du réfrigérateur et partagez la en deux parties (1/3 et 2/3)
  • Étalez la partie la plus importante et déposez la dans un moule à manquer
  • Versez dessus la crème pâtissière
  • Étalez l’autre partie de la pâte pour former un cercle de la même taille que le moule et déposez le délicatement sur le dessus de la crème, puis soudez la pâte
  • Dorez le dessus du gâteau avec un jaune d’œuf et décorez le avec des striures ou si vous êtes plus artiste, dessinez sur le dessus la « Lauburu » ou croix basque à virgules

La recette du gâteau basque connaît une variante, en remplaçant la crème par de la confiture de cerises noires. Vous pouvez également laisser libre court à votre inspiration et varier les confitures ou ajouter à la crème pâtissière, 200 g de chocolat noir fondu. ♥ ♥ ♥

Saint Jean de Luz
Saint Jean de Luz
Ainoha
Le village d’Ainoha
Océan
L’Océan et les plages de sable fin

 

Prévert et la Seine

Mardi 11 avril

signature Prévert

Aujourd’hui, les amoureux de poésie célèbrent Jacques Prévert qui est décédé il y a tout juste 40 ans. Prévert, c’est l’auteur de la célèbre chanson Les feuilles mortes et l’on apprend souvent ses poésies à l’école. Vous vous rappelez sans doute de ces deux escargots qui s’en vont à l’enterrement d’une feuille morte.  Je vous propose donc de vous souvenir des mots de ce grand poète dont l’œuvre est remplie de richesse et d’images plus méconnues.

Je vous invite à lire celui intitulé « La Seine a rencontré Paris » qui est très évocateur. On a l’impression de se balader en bateau-mouche à travers les mots de Prévert

La Seine a rencontré Paris

Qui est la
Toujours là dans la ville
Et qui pourtant sans cesse arrive
Et qui pourtant sans cesse s’en va

C’est un fleuve
répond un enfant
un devineur de devinettes
Et puis l’œil brillant il ajoute
Et le fleuve s’appelle la Seine
Quand la ville s’appelle Paris
et la Seine c’est comme une personne
Des fois elle court elle va très vite
elle presse le pas quand tombe le soir
Des fois au printemps elle s’arrête
et vous regarde comme un miroir
et elle pleure si vous pleurez
ou sourit pour vous consoler
et toujours elle éclate de rire
quand arrive le soleil d’été
La Seine dit un chat
c’est une chatte
elle ronronne en me frôlant

Ou peut-être que c’est une souris
qui joue avec mois puis s’enfuit
La Seine c’est une belle fille de dans le temps
une jolie fille du French Cancan
dit un très vieil Old Man River
un gentleman de la misère
et dans l’écume du sillage
d’un lui aussi très vieux chaland
il retrouve les galantes images
du bon vieux temps tout froufroutant

La Seine
dit un manœuvre
un homme de peine de rêves de muscles et de sueur
La Seine c’est une usine
La Seine c’est le labeur
En amont en aval toujours la même manivelle
des fortunes de pinard de charbon et de blé
qui remontent et descendent le fleuve
en suivant le cours de la Bourse
des fortunes de bouteilles et de verre brisé
des trésors de ferraille rouillée
de vieux lits-cages abandonnés
ré-cu-pé-rés
La Seine
c’est une usine
même quand c’est la fraicheur
c’est toujours le labeur
c’est une chanson qui coule de source
Elle a la voix de la jeunesse
dit une amoureuse en souriant
une amoureuse du Vert-Galant
Une amoureuse de l’ile des cygnes
se dit la même chose en rêvant

La Seine
je la connais comme si je l’avais faite
dit un pilote de remorqueur au bleu de chauffe
tout bariolé
tout bariolé de mazout et de soleil et de fumée
Un jour elle est folle de son corps
elle appelle ca le mascaret
le lendemain elle roupille comme un loir
et c’est tout comme un parquet bien briqué
Scabreuse dangereuse tumultueuse et rêveuse
par-dessus le marché
Voilà comment qu’elle est
Malice caresse romance tendresse caprice
vacherie paresse
Si ça vous intéresse c’est son vrai pedigree

La Seine
c’est un fleuve comme un autre
dit d’une voix désabusée un monsieur correct et
blasé
l’un des tout premiers passagers du grand tout
dernier bateau-mouche touristique et pasteurisé
un fleuve avec des ponts des docks des quais
un fleuve avec des remous des égouts et de temps à
autre un noyé
quand  ce n’est pas un chien crevé
avec des pécheurs à la ligne
et qui n’attrapent rien jamais
un fleuve comme un autre et je suis le premier à le
déplorer

Et la Seine qui l’entend sourit
et puis s’éloigne en chantonnant
Un fleuve comme un autre comme un autre comme
un autre
un cours d’eau comme un autre cours d’eau
d’eau des glaciers et des torrents
et des lacs souterrains et des neiges fondues
des nuages disparus
Un fleuve comme un autre
comme la Durance ou le Guadalquivir
ou l’Amazone ou la Moselle
le Rhin la Tamise ou le Nil
Un fleuve comme le fleuve Amour
comme le fleuve Amour
chante la Seine épanouie
et la nuit la Voix lactée l’accompagne de sa tendre
rumeur dorée
et aussi la voix ferrée de son doux fracas coutumier

Comme le fleuve Amour
vous l’entendez la belle
vous l’entendez roucouler
dit un grand seigneur des berges
un estivant du quai de la Râpée
le fleuve Amour tu parles si je m’en balance
c’est pas un fleuve la Seine
c’est l’amour en personne
c’est ma petite rivière à moi
mon petit point du jour
mon petit tour du monde
les vacances de ma vie
Et le Louvre avec les Tuileries la Tour Eiffel la Tour
Pointue et Notre-Dame de l’Obélisque
la gare de Lyon ou d’Austerlitz
c’est mes châteaux de la Loire
la Seine
c’est ma Riviera
et moi je suis son vrai touriste

Et quand elle coule froide et nue en hurlante plainte
contre inconnu
faudrait que j’aie mauvaise mémoire
pour l’appeler détresse misère ou désespoir
Faut tout de même pas confondre les contes de fées et
les cauchemars
Aussi
quand dessous le Pont-Neuf le vent du dernier jour
soufflera ma bougie
quand je me retirerai des affaires de la vie
quand je serai définitivement à mon aise
au grand palace des allongés
à Bagneux au Père-Lachaise
je sourirai et me dirai

Il était une fois la Seine
il était une fois
il était une fois l’amour
il était une fois le malheur
et une autre fois l’oubli

Il était une fois la Seine
il était une fois la vie

extrait du recueil Choses et autres

Seine