British scones for breakfast

Lundi 29 mai

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Après quelques jours de repos, sur une île sans connexion Internet,  à profiter de la nature et faire du vélo, je suis de retour avec un article pour vous proposer une recette pour réveiller votre petit-déjeuner et changer de la traditionnelle biscotte au beurre.

Alors, en ces temps difficiles où nos pensées volent vers Manchester, je vous invite à aller faire un tour sur la grande île et découvrir une recette très british :  les scones. Ce sont des petits pains que l’on peut servir nature, avec des fruits secs ou des pépites de chocolat.

Pour réaliser une douzaine de scones :

  • Mélangez 250 g de farine, 40 g de beurre et 40 g de sucre
  • Ajoutez 1 sachet de levure chimique, 1/2 cuillère à café de sel et 140 ml de lait
  • Mélangez bien l’ensemble pour obtenir une pâte homogène
  • Selon vos goûts, ajoutez 100 g de fruits secs (figues, raisins, abricots ou cranberries) ou des fruits congelées (framboises par exemple) et mélangez bien
  • Sur une plaque de cuisson recouverte d’un film cuisson, déposez des petites boules de pâte en les espaçant bien.
  • Dorez les boules avec 1 jaune d’œuf
  • Mettre au four chaud 200° pendant 15 minutes

A déguster avec un English breakfast tea et en lisant ou relisant Jane Austen ♥ ♥ ♥ C’est de circonstance!! Si vous hésitez, je vous conseille Northanger Abbey. Il est un peu moins connu que Pride and Préjudice, mais tout autant délicieux….

England

 

 

La vie a plus d’imagination que toi

Mardi 23 mai

Najat

Bonsoir les amis! Certains ont peut-être la chance, comme Elsy, de débuter bientôt un week-end prolongé et de prendre quelques jours de vacances. Alors, dans votre valise, n’oubliez pas d’emporter un bon bouquin. Elsy, elle, emportera le récit autobiographie de Najat Vallaud-Belkacem La vie a plus d’imagination que toi dont elle vient de commencer la lecture.

Dans cet ouvrage, l’ex-ministre de l’éducation nationale y raconte son enfance et la manière dont elle s’est construite par la lecture et grâce à l’école. Elle explique les racines de son engagement et retrace son parcours, depuis son village natal de Béni Chiker au Maroc jusque dans les ministères de la République française. Au-delà de la femme politique, elle se dévoile comme une femme tout simplement avec toutes les facettes de qu’elle est, et de ce qu’elle vit, de manière intense et riche.

 » Mon plus grand regret de toutes ces années, en politique, au gouvernement : ne pas avoir lu plus souvent des histoires à voix haute à mes enfants. Je ne connais pas de plus belle chance, pour qui a déjà l’eau courante : rentrer le soir, caresser le front de ses enfants, frôler leur pyjamas, oublier tout souci dans leurs yeux rieurs, exigeants, envahis de pureté. Choisir ensemble une histoire. S’asseoir, se serrer, et plonger dans les palais, les contes, les idées de nos écrivains. Claude Ponti, ses mots bizarres, ses dessins, ses monstres. Marie Depleschin. Tomi Ungerer, ses fusils à poivre, ses brigands à chapeaux et ses ciels bleus de paix. C’est comme une famille, non? La famille souris. Poule-rousse. Tous les chaperons de tout genre. Les bons amis qui se partagent carottes et choux pendant l’hiver. J’aimerais m’endormir dans une bibliothèque, et les laisser venir, tous. Le plus beau des remparts, la plus grande prairie : les mots. Toujours recommencés, car dès ce soir, dès demain… ils voudront relire la même histoire. »

L’écriture est simple, la lecture facile…et cela donne envie de poursuivre…

« Pour moi, il y trente neuf ans, la vie est un voyage qui a commencé à Béni Chiker, au Maroc, et je ne sais pas bien quel est son cheminement. Ou plutôt : je m’efforce de ne pas savoir. L’introspection n’est pas mon fort. En revanche, je sais pour qui j’agis, chaque matin, chaque soir, à chaque fois que je prends l’avion, que je manque aux miens, que je me fais excuser lors d’une fête de fin d’année costumée, que ma mère m’appelle pour me dire qu’ elle ne me voit jamais. Des reproches si affectueux, c’est terrible. Je manque à tous, à mes devoirs personnels, parce que je crois en la France. Et puis je crois aussi à une certaine façon d’être, à une façon de servir. Servir? Oui, servir. Essayer de donner aux autres une partie de ce qu’on a reçu. J’ai tant reçu de ce pays qu’il me faut rendre beaucoup.« 

Najat VB

Passer la nuit au musée

Samedi 20 mai

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Un beau week-end ensoleillé s’annonce sur la Touraine… Envie de jardinage, de ballade ou de lecture en se laissant dorer tranquillement par les rayons du soleil de mai. En soirée, si vous n’avez rien programmé, Elsy vous suggère d’aller au musée car aujourd’hui, nous célébrons la nuit européenne des musées. Entre 18h00/19h00 et minuit, plusieurs musées sont accessibles gratuitement. Pour certains, ils organisent des manifestations particulières pour découvrir l’art autrement ou rendre la visite du musée plus attrayante pour ceux qui ont du mal à pousser la porte en temps normal. Alors pourquoi ne pas emmener les enfants….plutôt que de s’avachir dans le canapé devant de jeunes gens, peut-être talentueux, qui espèrent être consacrés comme The Voice!!!

Le programme complet de cette nuit des musées est à retrouver ici

Pour Elsy et son petit garçon, elle se laissera sans doute tenter par la découverte du Centre de Création Contemporaine Olivier Debré qui a récemment ouvert ses portes à Tours ou retourner au musée des Beaux-Arts qui, pour l’occasion, accueille dans ses murs Thomas Lebrun et le Centre Chorégraphique National de Tours qui fera entrer un juke-box chorégraphique et des danseurs pour accompagner les visiteurs à la découverte des œuvres.

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Pour ceux qui ont la chance d’être à Paris, vous n’aurez que l’embarras du choix. Elsy vous conseille de vous rendre au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac dédié aux arts premiers d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et d’Amérique. C’est une découverte teintée de mystère et de magie d’œuvres magnifiques qui ne sont pas marquées par leur notoriété, mais qui témoignent de la créativité des hommes et des civilisations anciennes ♥ ♥

musée du quai branly

Un piano sur le tapis rouge de Cannes…

Mercredi 17 avril

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C’est aujourd’hui que s’ouvre officiellement le 70ème festival de Cannes qui célèbre chaque année le cinéma dans toute sa diversité et dans son ouverture au monde. Alors, on aime pour certains d’entre nous les paillettes, robes et bijoux de toutes les stars qui foulent le tapis rouge et qui rivalisent d’élégance, mais avec Elsy on aime surtout la célébration du cinéma et de ses talents. Avant l’ouverture du festival, et avant de découvrir le film qui fera l’ouverture  Les fantômes d’Isamël d’Arnaud Desplechin avec Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg et Mathieu Amalric, on voulait vous proposer une petit séquence nostalgie en revenant quelques années en arrière pour vous parler de la Palme d’Or du festival de 1993 : La leçon de piano de Jane Campion.

Ce film avec Rose McIver, Holly Hunter et Harvey Keitel se déroule au 19ème siècle en Nouvelle-Zélande.  Il raconte l’histoire d’Ada, jeune écossaise, qui est muette et qui communique avec sa petite fille uniquement en langue des signes et à travers la musique qu’elle joue au piano. Elle est envoyée par son père pour épouser un colon. Elle débarque alors sur une plage avec sa fille et son piano. Son mari, ne voyant aucun intérêt à faire entrer l’instrument dans sa demeure, accepte finalement de le faire transporter chez son voisin, Baines. Ada, qui se refuse à son mari, se laisse tenter par le marché que lui propose Baines : répondre à ses désirs et propositions pour regagner petit à petit chaque touche du clavier.

Ce film, magnifiquement interprété, est d’une profondeur bouleversante et touchante. La musique de Michael Nyman qui se mêle au son de la pluie et aux regards des personnages qui se croisent est inoubliable. En consacrant le film de Jane Campion Palme d’Or, le jury du festival de Cannes honorait pour la première fois depuis sa création en 1946, une réalisatrice!! Alors si vous n’avez pas la chance de fouler le tapis rouge ou d’avoir votre entrée VIP dans les salles de cinéma de la Côte d’Azur, découvrez ou redécouvrez La leçon de piano. C’est un film magnifique ♥♥♥♥

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Silence

There is a silence where hath been no sound,
There is a silence where no sound may be,
In the cold grave—under the deep deep sea,
Or in wide desert where no life is found,
Which hath been mute, and still must sleep profound;
No voice is hush’d—no life treads silently,
But clouds and cloudy shadows wander free.
That never spoke, over the idle ground:
But in green ruins, in the desolate walls
Of antique palaces, where Man hath been,
Though the dun fox, or wild hyæna, calls,
And owls, that flit continually between,
Shriek to the echo, and the low winds moan,—
There the true Silence is, self-conscious and alone.

Thomas Hood

Les roses de Rainer Maria Rilke

Dimanche 14 mai

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Le mois de mai sonne le retour des roses, de leurs boutons et de leurs pétales où perle la rosée des frais matins. On ne se lasse pas de respirer l’air qu’elles embaument…

Nombreux sont les poètes qui ont chanté la rose, tel Ronsard qui invite à l’amour en écrivant  » Mignonne allons voir si la rose… »  ou encore Hugo  dans son poème « La rose de l’Infante » .

Aujourd’hui, je voulais vous faire découvrir les mots du poète autrichien Rainer Maria Rilke qui a écrit plusieurs poèmes sur les roses.

 

Je te vois, rose, livre entrebâillé,
qui contient tant de pages
de bonheur détaillé
qu’on ne lira jamais. Livre-mage,

qui s’ouvre au vent et qui peut être lu
les yeux fermés…,
dont les papillons sortent confus
d’avoir eu les mêmes idées.

……………………….

Rose, toi, ô chose par excellence complète
qui se contient infiniment
et qui infiniment se répand, ô tête
d’un corps par trop de douceur absent,

rien ne te vaut, ô toi, suprêmement essence
de ce flottant séjour;
de cet espace d’amour où à peine l’on avance
ton parfum fait le tour.

……………………………

Une rose seule, c’est toutes les roses
et celle-ci: l’irremplaçable,
le parfait, le souple vocable
encadré par le texte des choses.

Comment jamais dire sans elle
ce que furent nos espérances,
et les tendres intermittences,
dans la partance continuelle.

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« Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. »

Antoine de Saint-Exupéry

Rheum Rhaponticum avec Mozart

Mercredi 10 mai

Rhubarbe

Rheum Rhaponticum ou Rhubarbe !! Je ne sais pas vous, mais moi, très souvent, je me demande  comment les hommes, au cours de leur évolution, se sont mis à manger certains fruits ou légumes. A votre avis, que s’est-il passé dans la tête du premier être humain pour qu’il se décide à éplucher un artichaut et à en goûter les feuilles !! Et bien pour la rhubarbe on pourrait se poser la même question, tant la plante de ce fruit, qui d’ailleurs serait un légume, n’incite pas à la gourmandise quand on la voit pour la première fois. Et pourtant, la tige de la rhubarbe peut réveiller des saveurs acidulées délicieuses à déguster au printemps.

Alors, pour préparer un dessert un peu original et simple à réaliser, pourquoi ne pas vous laisser tenter par cette recette de tarte à la rhubarbe ?

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  • Épluchez 5 à 6 tiges de rhubarbe et coupez les en tronçons d’1 à 2 cm
  • Déposez les dans un saladier, saupoudrez les de cassonade et laissez de côté pendant une heure
  • Pendant ce temps, préparez une pâte sablée en mélangeant 60 g de sucre, 250 g de farine, 125 g de beurre et 1 œuf
  • Étalez la pâte et disposez la dans un moule à tarte préalablement beurré et fariné
  • Disposez les tronçons de rhubarbe sur la pâte
  • Préparez ensuite un appareil à tarte en mélangeant 150 g de sucre, 75 g de farine, 2 œufs et 30 cl de lait et versez le sur les morceaux de rhubarbe
  • Faites cuire à four chaud 200° pendant 30 à 35 minutes

A déguster après une partie de jeu avec Mozart qui adore chiper la balle des enfants…

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Mozart, le chat de Solène et de Mikaël

 

« Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. »

Friedrich Nietzsche

Le Monde d’hier. Souvenirs d’un européen

Samedi 6 mai

Le monde d'hier

A la veille du 2ème tour de l’élection présidentielle et à l’heure où certains s’apprêtent à glisser un bulletin noir dans l’urne et d’autres un bulletin blanc sans forcément prendre la mesure de ce qu’impliquent ces deux actes pour notre pays et notre civilisation, j’ai choisi de vous parler de Stefan Zweig et de son autobiographie Le Monde d’hier.

Je suis en train de lire actuellement l’ouvrage récemment publié par Laurent Seksik Le Monde d’hier illustré qui reprend des textes choisis extraits du livre de Stefan Zweig et illustré de photos d’époque.

Nombreux sont ceux qui connaissent l’œuvre de Stefan Zweig, qui est l’un de mes auteurs préférés. Écrivain autrichien né en 1881, il côtoie, dans la Vienne fastueuse de sa richesse intellectuelle et artistique de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, Sigmund Freud, le poète Rainer Maria Rilke, Richard Strauss, Arthur Schnitzler et d’autres. Avant la première guerre mondiale, il voyage beaucoup à travers l’Europe et en Amérique du Nord. Pacifiste convaincu, il prône ensuite face à la montée du national-socialisme l’unification de l’Europe. En 1934, convaincu que l’accession au pouvoir d’Hitler signe la fin d’un monde, il choisit l’exil, d’abord en Angleterre puis en Amérique du sud. Il terminera sa vie au Brésil où quelques jours après avoir envoyé le manuscrit de son livre Le Monde d’hier, il se suicidera en 1942, sans doute désespéré par l’engagement infernal dans lequel le monde est tombé.

La culture de Zweig, son engagement pacifiste et pour l’Europe raisonne aujourd’hui d’une modernité absolue. Ce qu’il nous livre dans ses mémoires est riche d’instruction et il est impossible de lire Zweig sans penser à ce que nous vivons aujourd’hui.

« Je suis né en 1881 dans un grand et puissant empire, celui des Habsburg; mais qu’on ne le cherche pas sur la carte; il a été effacé sans laisser de traces. J’ai été élevé à Vienne, la métropole deux fois millénaire, souveraine de plusieurs nations, et il m’a fallu la quitter comme un criminel avant qu’elle fût humiliée jusqu’à n’être plus qu’une ville de province allemande. Mon œuvre littéraire, dans sa langue originale, a été réduite en cendres et dans le pays même où mes livres s’étaient fait des amis de millions de lecteurs. C’est ainsi que je n’ai plus de lien nulle part, étranger partout, hôte tout au plus là où le sort m’est le moins hostile ; même la vraie patrie que mon  cœur a élue, l’Europe, est perdue pour moi depuis que pour la seconde fois, prise de la fièvre du suicide, elle se déchire dans une guerre fratricide. Contre ma volonté, j’ai été le témoin de la plus effroyable défaite de la raison et du plus sauvage triomphe de la brutalité qu’atteste la chronique des temps; jamais – je ne le note point avec orgueil, mais avec un sentiment de honte- une génération n’est tombée comme la nôtre d’une telle puissance intellectuelle dans une telle décadence morale. »

Zweig retrace toute son histoire et à travers lui la chute d’un monde :

« Quand j’essaie de trouver pour l’époque qui a précédé la Première Guerre mondiale et dans laquelle j’ai été élevé, une formule qui la résume, je me flatte de l’avoir le plus heureusement rencontrée quand je dis : c’était l’âge d’or de la sécurité. Tout dans notre monarchie autrichienne vieille de près d’un millénaire, semblait fondée sur la durée, et l’Etat lui-même paraissait le suprême garant de cette pérennité. Les droits qu’il accordait aux citoyens étaient scellés par actes du Parlement, cette représentation librement élue du peuple, et chacun de nos devoirs était exactement défini. […] Toute transformation radicale, toute violence paraissait presque impossible dans cet âge de raison. »

Sur la montée du fascisme, il témoigne ainsi :

« Il est difficile de se dépouiller en quelques semaines de trente ou quarante ans de foi au monde. Assurés dans nos conceptions du droit, nous croyions en l’existence d’une conscience allemande, européenne, mondiale et nous étions persuadés qu’il y avait un certain degré d’inhumanité qui s’éliminait de lui-même et une fois pour toutes de l’humanité. Comme je m’efforce ici de demeurer aussi sincère que possible, je dois avouer, que nous tous, en Allemagne et en Autriche, nous n’avons jamais jugé possible, en 1933, en 1934, un centième, un millième de ce qui devait toujours éclater quelques semaines plus tard. Assurément, il était clair dès le principe que nous autres écrivains indépendants avions à nous attendre à quelques difficultés, à quelques désagréments, à quelques inimitiés. Dès après l’incendie du Reichstag, je dis à mon éditeur que c’en serait bientôt fait de mes livres en Allemagne. Je n’oublierai jamais son ébahissement. « Qui pourrait bien interdire vos livres? » me dit-il alors, en 1933, encore tout étonné. « Vous n’avez jamais écrit un mot contre l’Allemagne et vous ne vous êtes jamais mêlé de politique. » On le voit : toutes les monstruosités telles que les livres brûlés ou les fêtes du pilori, qui devaient être des faits quelques mois plus tard, étaient encore inconcevables à des gens prévoyants, un mois après la prise du pouvoir d’Hitler. Car le nazisme avec sa technique de l’imposture dénuée de scrupules se gardait bien de montrer tout le caractère radical de ses visées, avant qu’on eût endurci le monde. Ils appliquaient leurs méthodes avec prudence : on procédait par doses successives et après chaque dose, on ménageait une petite pause. On administrait toujours une pilule à la fois et ensuite venait un moment d’attente, pour voir si elle n’avait pas été trop forte, si la conscience du monde pouvait encore supporter cette dose. Et comme la conscience européenne, pour le malheur et la honte de notre civilisation, se hâtait de témoigner de son désintéressement, puisque aussi bien des actes de violence se passaient « de l’autre côté de la frontière », les doses se firent toujours plus fortes, jusqu’à ce qu’à la fin toute l’Europe en pérît. »

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L’Europe vue de l’espace / /Romolo Tavani – Fotolia

Le joli mois de mai

Lundi 1er mai

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Voici venu le joli mois de mai et ses jardins en fleurs : muguets, lilas, iris, glycine et autres embaument et colorent la verdure pour notre plus grand plaisir.

Je vous souhaite aujourd’hui de profiter de ce 1er mai et de déposer sur votre table un joli brin de muguet.

Voici un peu de poésie et les mots de Maurice Carême.

« Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l’âme légère,
Les fillettes s’en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet ! »

Maurice Carême