Le parfum des sentiments

Mardi 22 août

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Après quelques semaines de repos, le Tea Time reprend du service. Avant la rentrée littéraire qui battra son plein dans quelques jours, je vous partage l’une de mes lectures de cet été : Le parfum des sentiments de Cristina Caboni.

Le parfum des sentiments est un roman, dans lequel, comme son titre l’indique, les parfums sont au cœur de l’histoire et de la vie d’Elena, l’héroïne du roman. Elena, jeune italienne vit à Florence avec son petit ami Matteo où ils tiennent un restaurant. La vie qu’elle s’est construite auprès de lui tombe en ruine le jour où elle le découvre dans les bras d’une autre. Elena s’enferme alors quelques jours dans la maison de sa grand-mère, remplie des essences, flacons et parfums qu’elle lui a laissés en héritage. Elena replonge alors dans le passé : une enfance malheureuse, délaissée par sa mère et élevée par sa grand-mère qui l’a éduquée pour qu’elle devienne un nez et qu’elle perce le mystère du parfum idéal conçu par leur ancêtre Béatrice Rossini il y a plusieurs siècles.

« Elle ravala son amertume et pressa le pas. Voilà, elle était presque arrivée. Autour d’elle, les hauts murs de pierre des vieilles maisons semblaient l’accueillir et la réconforter. L’air était devenu froid, tandis que du pavé s’élevait une senteur âcre d’humidité. Elena la huma, en attendant le moment où elle allait s’unir à celle qui provenait de l’Arno.

L’odeur du passé, l’odeur des choses perdues. Elle s’arrêta devant un portail massif. elles introduisit une vieille clef dans la serrure et poussa. Elle ferma les yeux, un instant seulement, et se sentit tout de suite mieux.

Elle était revenue. Et, bien que ce fût la seule chose sensée à faire, elle ne parvenait pas à ignorer son profond sentiment de défaite. Elle était partie décidée à changer de vie, et elle était de nouveau là, dans cette demeure qu’un jour, pleine d’espoir, elle avait laissée derrière elle. Elle monta l’escalier en courant, évitant de regarder les deux couloirs sombres du rez-de-chaussée qui menaient à ce qui était autrefois le laboratoire et la boutique de Lucia Rossini. Elle se dirigea vers la salle de bains, et après une douche rapide, elle changea les draps et se glissa dans le lit. 

Lavande, bergamote, sauge. Leur parfum flottait dans toute la maison, pénétrant, comme la solitude qui lui serrait le cœur. Une seconde avant de céder à la fatigue, il lui sembla sentir une main affectueuse lui caresser les cheveux. « 

Convaincue par son amie Joséphine, qui estime qu’elle possède un don absolu, de venir s’installer à Paris pour renouer avec les parfums, Elena quitte Florence et pose ses valises dans un appartement dans le quartier du Marais. Elle y rencontre Cail, un jeune écossais et son chien John et grâce à Joséphine, elle décroche un poste dans une grande parfumerie de la place Vendôme. Est-ce enfin le signe d’un nouveau départ?

J’ai beaucoup aimé ce livre qui nous entraine dans l’univers de la création des fragrances et des senteurs…

« Vanille. Le parfum de l’enfance, doux et chaud. Il réconfort, met de bonne humeur, aide à affronter les difficultés, relâche les tensions. Il se combine bien avec la peau. Quelques gouttes suffisent à rassembler et guider les mouvements du cœur.

♦ ♦ ♦

Elle était assez satisfaite. Joséphine huma de nouveau la mouillette, ferma soigneusement le cylindre gradué et agita le mélange de façon que l’alcool commence à diluer les molécules qui composaient les essences, puis le reposa dans son conteneur, afin qu’il reste dans l’obscurité. Elle vérifia une dernière fois que la formule insérée dans le programme correspondait bien à ses notes, jeta les filtres de papier, s’étira et sortit du laboratoire.

Il faudrait vingt jours encore avant de percevoir avec une certaine précision, dans toutes ses nuances, le parfum qu’elle venait de créer. Un mois de maturation, comme disait toujours Lucia Rossini. Mais, bien que Joséphine n’ait pas suivi absolument la procédure que lui avait apprise la grand-mère d’Elena, la structure du parfum était tout de même claire, le résultat final prévisible et correct. Oui, la journée avait été productive. Une fois les vingt jours passés, elle ajouterait l’eau, filtrerait de nouveau le composé, établirait la gradation précise de l‘eau de parfum.« 

Ce roman nous transporte de l’artistique Florence, à la chaleur provençale de Grasse et de Lourmarin, aux lumières de Paris. C’est un véritable voyage à travers l’histoire, les sens, les odeurs et l’intime. Un vrai plaisir de lecture ♥ ♥ ♥

Florence
Florence

 

Un peu de vacances!!

Samedi 5 août

Bonsoir les amis

Elsy a pris un peu de vacances. Elle sera de retour avec de nouveaux articles à compter du 21 août. D’ici là, nous vous souhaitons à toutes et tous d’agréables vacances si vous en avez et de beaux moments d’escapade si vous avez la chance de partir loin de chez vous. Surtout n’oubliez pas d’emporter une pile de bouquins dans votre valise à savourer en mangeant une glace ou des chichis. Les plaisirs simples de la vie!! ♥ ♥ ♥

Et laissez vous bercer par les paroles de Michel Jonasz…

On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent
Nous il fallait faire attention
Quand on avait payé le prix d’une location
Il ne nous restait pas grand-chose

Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
Les palaces, les restaurants
On ne faisait que passer d’vant
Et on regardait les bateaux
Le matin on se réveillait tôt
Sur la plage pendant des heures
On prenait de belles couleurs

On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
Et quand les vagues étaient tranquilles

On passait la journée aux îles
Sauf quand on pouvait déjà plus

Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
On avait le cœur un peu gros
Mais c’était quand même beau

On regardait les bateaux
La la la la la…

plage hendaye