Les animaux Raku de Cécile Mulon

Samedi 30 septembre

ours

 

Ce mois-ci, à la bibliothèque La Grange aux livres à côté de la maison se tenait une exposition d’artisanat. Elsy a pu y découvrir les créations de Cécile Mulon qui réalise des sculptures d’animaux en céramique.

Elle crée, avec ses petites bêtes, tout un monde coloré comme dans un conte. Et comme un enfant, on aurait envie de jouer avec le lapin et le cheval et de s’inventer des histoires ou de mettre en scène les Fables de La Fontaine. Certains de ces animaux nous sont familiers : insectes, oiseaux, coq, chats, forcément, et d’autres sont plus lointains : éléphant, phoque, macareux…

Elle réalise ses sculptures selon la technique du Raku, ce qui leur donne des teintes et des nervures bien particulières. Un coup de cœur pour cette artiste avec une mention spéciale pour ces matous rigolos à accrocher sur tous les murs de la maison !

chats C. Mulon

chat coquelicot

 

 

Si vous voulez découvrir plus amplement ses créations, allez faire une visite sur son site en cliquant ici

Et pour retrouver les lieux et dates d’exposition, rendez-vous sur sa page Facebook Mon Atelier sur la Terre – Cécile Mulon

 

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

Mardi 26 septembre

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

Aujourd’hui, je souhaite vous faire découvrir un livre d’une romancière dont je vous ai déjà parlé : Le secret de la manufacture de chaussettes inusables d’Annie Barrows. Je vous avez présenté l’un de ses romans dans un article précédent :   Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Dans ce nouvel ouvrage, dont l’histoire débute en 1938, Annie Barrows nous emmène à Macédonia, petite ville des Etats-Unis où vient d’arriver la jeune Layla Beck. Elle est chargée d’écrire un livre sur l’histoire de cette ville, commandé auprès de l’agence gouvernementale pour laquelle elle travaille. Elle est hébergée chez la famille Romeyn et partage la vie de Jottie, de ses frères et sœurs et de ses deux nièces Bird et surtout Willa, 12 ans. La famille Romeyn a été autrefois propriétaire de la manufacture de chaussettes de la ville et tenait au sein de la société macédonienne une place de premier rang, place qu’elle a perdu au lendemain d’un mystérieux incendie.

La jeune Willa, curieuse d’en apprendre davantage sur l’histoire de sa famille, décide de se mettre en quête d’informations qui lui permettront de reconstituer le puzzle et de percer les secrets des adultes auxquels elle ne devrait peut-être pas s’intéresser de trop près.

« Je n’étais peut-être pas du tout la confidente de Jottie, en fin de compte. Peut-être que je m’étais bercée d’illusions. Je réfléchis un instant. Cet homme à la parade, M. McKubin, celui qui avait fait rougir Jottie: elle ne m’avait rien confiée sur lui. Elle n’avait même pas répondu à ma question à son sujet : la vue de Mlle Kissining l’avait distraite. Sauf que – je la regardais les yeux écarquillés- peut-être qu’elle n’avait pas été distraite du tout : peut-être qu’elle l’avait évoquée pour me distraire !

Ça alors !

A bien y réfléchir, toute cette matinée avait été ponctuée de silences. De mystère même. Une bonne chose que ce vieux Félix ne soit pas là. Qu’est-ce que ça signifiait? Et M. Russell – pourquoi s’était-il mis en colère quand il avait appris que mon père était en voyage? Et qui était cette nouvelle pensionnaire qui travaillait pour le gouvernement? Les mystères abondaient, mais le plus mystérieux dans tout cela, c’était que Jottie ne m’avait parlé d’aucun d’eux.

J’avais été dupée.

Moi qui pensais être sa conseillère, la personne en qui elle avait confiance, la dépositaire de ses pensées les plus intimes. C’était faux. J’avais été trompée, tenue à l’écart. Endormie, écartée. Mais c’était terminé ! Je résolus de changer. Là, à cet instant précis, je pris solennellement la décision d’être attentive à tout ce qui m’entourait et de m’appliquer à découvrir toutes les vérités que les adultes essayaient de me cacher. Je saurai tout ce qu’il y a à savoir, me promis-je intérieurement. J’irai au fond des choses. A dater de tout de suite. « 

On retrouve, dans ce roman, la patte d’Annie Barrows et la peinture, savoureuse à souhait, à la fois drôle et juste, de personnages aussi vrais que natures :  des notables de Macédonia aux ouvriers de la manufacture, en passant par les commères de la ville. L’intrigue, que l’on suit sur les pas de la jeune Willa, est bien ficelée avec des rebondissements et l’on s’attache à la figure féminine de ce roman, Jottie, qui nous interroge, entre les lignes, sur la condition des femmes à la fin des années 30.

« Avant qu’elle eût le temps de la réprimer, une pensée s’imposa à elle : si Willa avait un père comme Sol, elle n’aurait plus jamais rien à craindre. Et, plus impensable encore : si je l’épousais, je pourrais assurer sa sécurité. C’était une pensée choquante. Grisante. Ça voulait dire aussitôt la respectabilité, la délivrance du passé. Les préparations pour crèmes instantanées pour pudding, se gaussa-t-elle toute seule. Ça ne va pas être simple d’épouser quelqu’un à qui tu ne parles plus depuis dix-huit ans. […] Elle soupesa cette possibilité tandis que Sol s’éloignait de son pas tranquille. 

Non.

Et pourquoi pas? Elle avait compté pour lui autrefois. […] Imagine-toi mariée à Sol. La vie serait si facile. Repasser des chemises et offrir des tasses de café, rien de plus, rien de compliqué. Et en échange : une condition honorable, le charme sans fard de l’irréprochabilité, la sécurité pour toujours et à jamais, amen. Jottie se peignait tout cela avec les couleurs de l’envie : Willa et Bird, le balancement de leurs jupes immaculées alors qu’elles gravissaient les marches d’une terrasse fraichement repeinte, insouciantes, ignorantes. Et elle, à la porte, une assiette de cookies dans sa main tendue, avec son sourire simple, franc, et rien à ajouter à ce tableau ni à y soustraire. Les filles s’en sortiront, se dit-elle sans grande conviction ; je suis membre d’un club non? »

Un gros roman, foisonnant de personnages drôles et attachants, avec leurs part d’ombre et de lumière, en bref d’humanité. On vous recommande cette lecture. ♥ ♥

Ciambella

Dimanche 17 septembre

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Vous aurez peut-être profité ce week-end des journées du patrimoine pour découvrir des monuments et sites culturels. Il y a tant de richesses à proximité de la maison…

Et après une bonne balade culturelle, rien ne vaut une petite pause goûter en famille autour de quelques douceurs.

Aujourd’hui, Elsy vous suggère un gâteau tout léger venu tout droit d’Italie : le  Ciambella.

  • Dans un saladier, battez 3 oeufs et 300 g de cassonade
  • Ajoutez 250 g de Ricotta, 300g de farine, 1 sachet de sucre vanillé et 1 sachet de levure et mélangez bien
  • Ajoutez selon vos goûts 40 à 50 g d’amandes effilées ou 20 à 30 g d’amandes en poudre
  • Beurrez et farinez un moule à savarin et versez- y la préparation
  • Faites cuire à four chaud 180 degrés pendant 35 mn
  • Laissez ensuite le gâteau refroidir puis démoulez le
  • Saupoudrez le de sucre glace et décorez le avec quelques amandes

Vous pouvez le déguster avec une crème anglaise au caramel ♥ ♥

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Un copain à 4 pattes rencontré près d’une plage de Cap Breton

« La grande affaire et la seule qu’on doive avoir, est de vive heureux »

Voltaire

Belem et la Samba de Laurent Voulzy

Samedi 9 septembre

Belem

La rentrée scolaire est toujours synonyme de reprise sur les chapeaux de roue, surtout quand on a des petits bambins. Entre l’école et les activités qui reprennent, le rythme nous rappelle que les vacances sont bel et bien terminées. Si vous ajoutez le temps, maussade, qui nous signale que l’automne approche à grands pas, et que vous pouvez ranger vos petites robes d’été et sandales, pour enfiler pantalon, pull et bottines, il faut trouver de quoi se consoler.

Pour Elsy, c’est vite trouvé car la rentrée, c’est non seulement la rentrée littéraire, mais c’est aussi le moment de retrouver François Busnel et sa Grande Librairie redécorée pour l’occasion et de se plonger dans les programmes des saisons culturelles qui nous prédisent une année riche et pleines de découvertes. Alors, rien de plus réjouissant que de noter dans son agenda, les spectacles et expositions à venir, les escapades qui ponctueront l’année et l’hiver gris et les titres des livres à se procurer pour les soirées au coin du feu.

En attendant, je voulais vous partager un coup de cœur musical pour cette rentrée : Belem, le dernier album de Laurent Voulzy.

Il n’en sort pas tous les ans des albums de Laurent Voulzy et on les apprécie d’autant plus qu’ils sont rares. Belem est un antidote à la morosité, un vrai bijou de zénitude qui nous vient tout droit du soleil de Rio. L’album s’ouvre avec le bruit des vagues qui se cassent en douceur sur la plage et qui va ponctuer, comme un fil conducteur, le voyage musical vers le Brésil et la Samba. De la reprise, version Samba, de son célèbre Rockcollection à des morceaux originaux comme Rio ou Amor Jujuba en passant par My Song of You qui devient Minha Song of You, Laurent Voulzy nous offre un moment de pause ensoleillée et doucement mélancolique dans cette effervescence.

Voulzy 2

Quand le soleil se couche

Quand le soleil se couche

Que le sable encore brûlant

Laisse trois grains sur ta bouche

Et qu’en cueillant quelques mûres

Nos doigts se touchent

 

On rentre tout doucement

Par le chemin le plus long

Par le chemin le plus long

Comm’ des enfants se tenant par la main

Lalala ouhouh, ouhouh

 

Quand le soleil se couche

Qu’on range les cerfs-volant

On se frôle la bouche

On rentre tout doucement

Par le chemin le plus long

Et de nos pas les plus lents

 

Comm’ des enfants se tenant par la main

lalala ouhouh, ouhouh, ouhouh

Quand le soleil se couche

Que le sable encore brûlant

Laisse trois grains sur ta bouche

 

On rentre tout doucement

Par le chemin le plus long

Et de nos pas les plus lents

Comm’ des enfants se tenant par la main

Lalala ouhouh, ouhouh

Alors, fermez les yeux et laissez vous bercer par la poésie de Laurent Voulzy et de son ami Alain Souchon… « chuuuutttt, qui a dit que c’était le rentrée? »

Voulzy

« Comme pour un baiser

Il n’y a de bonheur sur Terre que s’il est partagé »

(Rio, paroles Pierre-Dominique Burgaud et Laurent Voulzy)

Crumble d’été

Samedi 2 septembre

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Ça y est, pour beaucoup d’entre nous les vacances sont terminées. Le mois d’août a refermé ses portes et après ce dernier week-end, c’est Bison Futé qui va pouvoir prendre des vacances.  Nous, nous allons profiter de ce week-end fraîchement ensoleillé. Et pour débuter ce mois de septembre, la recette Huggy est toujours là même : un bon livre, un gros matou à papouiller et quelques douceurs.

Aujourd’hui Elsy vous propose une recette de crumble à réaliser avec les fruits de saison : prunes, pêches ou abricots.

Voici la recette :

  • Dans un saladier, mélangez 100g de beurre, 80g de sucre et 150 g de farine
  • Émiettez le mélange avec le bout des doigts
  • Beurrez un plat allant au four, et disposez 500g de fruits épluchés et dénoyautés
  • Recouvrez les fruits du mélange crumble
  • Mettre le plat dans le four préalablement chauffé à 180 degré pendant 30 minutes
  • Quand le crumble est bien doré, il est prêt

Vous pouvez le déguster tiède avec une boule de glace à la vanille. Un vrai délice ♥ ♥

« L’été qui s’enfuit est un ami qui part. »

Victor Hugo