Les chats de hasard

Mardi 17 octobre

les chats de hasard

Un soir de février 2016, une petite minette est entrée pour quelques semaines dans la maison d’Elsy et de sa petite famille avant d’être adoptée par une autre famille qui pouvait en prendre soin malgré sa maladie. Elle fût un chat de hasard, une belle rencontre féline, une boule de douceur et de tendresse. Une intrusion heureuse dans une vie, comme Anny Duperey l’a décrite dans son livre Les chats de hasard :

« Il m’est venu l’envie d’écrire un livre doux. Pas vraiment sur les bêtes mais plutôt autour, à propos des rapports que nous avons avec certaines d’entre elles. Pourquoi avons-nous une telle faim de leur tendresse, de leurs qualités particulières?

Envie de rendre hommage, aussi, à ces personnes animales rares qui accompagnent parfois un temps notre existence et y apportent paix et simplicité. « 

Pour les amoureux des chats, ce livre auto-biographique raisonnera avec votre vécu et votre ressenti à toutes les pages.  Anny Duperey y décrit avec beaucoup de sensibilité l’attachement qui peut lier un être humain à son compagnon à quatre pattes. Elle décrit très justement comment en aimant les chats, on finit par se retrouver en eux…

« Les gens qui aiment les chats évitent les rapports de force. Ils répugnent à donner des ordres et craignent ceux qui élèvent la voix, qui osent faire des scandales. Ils rêvent d’un monde tranquille et doux où tous vivraient harmonieusement ensemble. Ils voudraient être ce qu’ils sont sans que personne ne leur reproche rien.

Les gens qui aiment les chats sont habiles à fuir les conflits et se défendent fort mal quand on les agresse. Ils préfèrent se taire, quitte à paraître lâches. Ils ont tendance au repli sur soi, à la dévotion. Ils sont fidèles à des rêves d’enfant qu’ils n’osent dire à personne. Ils n’ont pas du tout peur du silence. Ils ne s’arrangent pas trop mal avec le temps qui passe, leur songe intérieur estompe les repères, arrondit les angles des années.

Les gens qui aiment les chats adorent cette indépendance qu’ils ont, car cela garantit leur propre liberté. Ils ne supportent pas les entraves ni pour eux-mêmes ni pour les autres. Ils ont cet orgueil de vouloir être choisis chaque jour par ceux qui les aiment et qui pourraient partir librement, sans porte fermée, sans laisse, sans marchandage. Et rêvent bien sûr que l’amour aille de soi, sans effort, et qu’on ne les quitte jamais. Ils ne veulent pas obtenir les choses par force et voudraient que tout soit donné.

Les gens qui aiment les chats, avec infiniment de respect et de tendresse, auraient envie d’être aimés de la même manière – qu’on les trouve beaux et doux, toujours, qu’on les caresse souvent, qu’on les prenne tels qu’ils sont, avec leur paresse, leur égoïsme et que leur seule présence soit un cadeau.

Dans le doute de pouvoir obtenir pour eux-mêmes un tel amour, ils le donnent aux chats. Ainsi cela existe. Ça console.

Les gens qui aiment les chats font une confiance parfois excessive à l’intuition. L’instinct prime la réflexion. Ils sont portés vers l’irrationnel, les sciences occultes. Ils mettent au-dessus de tout l’individu et ses dons personnels et sont assez peu enclins à la politique. Les tendances générales, les grands courants, les mouvements d’opinion, les embrasements de foule les laissent aussi circonspects que leur animal devant un plat douteux. Et si leur conviction les pousse à s’engager, une part d’eux-mêmes reste toujours observatrice, prête au repli, dans son territoire intime et idéaliste, toujours à la frange, comme leurs compagnons, d’un pacte avec la société et d’un retour vers une vie sauvage dans l’imaginaire.

Les gens qui aiment les chats sont souvent frileux. Ils ont grand besoin d’être consolés. De tout. Ils font semblant d’être adultes et gardent secrètement une envie de ne pas grandir. Ils préservent jalousement leur enfance et s’y réfugie en secret derrière leurs paupières mi-closes, un chat sur les genoux.

_ A quoi penses-tu?

_ A rien…

_ Tu ne dis rien. Tu es triste?

_ Oh non!

_ Tu es fatigué?

_ Non, je rêve, c’est tout.

Enfin, j’ai cru remarquer que les gens qui aiment les chats étaient souvent ainsi…

J’aime les chats. »

Kali 2
Mamba-Kali, un chat de hasard

Mamba fauteuil

« Si sage et sereine que je parvienne à devenir un jour, je ne peux m’empêcher d’espérer que je trouverai encore une fois sur ma route, comme une magique surprise, un chat de hasard, une petite bête qui tombera dans ma vie comme un cadeau du sort. Même si je dois l’attendre longtemps, je l’espère. Même s’ils doit être le dernier, celui de la vieillesse, celui de l’étape finale vers une ultime reconnaissance peut-être, qui sait… Qui sait? »

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