Le sentier poétique des amis des bords du Gave

Mardi 31 octobre

Alors que les enfants se préparent à fêter les sorcières et les monstres et à manger des tonnes de bonbons aux couleurs pop, je préfère vous inviter à  un peu de rêverie en vous faisant découvrir un sentier poétique et parfumé à proximité des bords du Gave d’Oloron à Sauveterre de Béarn. Vous me direz, c’est un bien joli port de pêche? Peut-être qu’effectivement, c’est un endroit peu connu mais qui, pourtant, mérite le détour.

Cette cité médiévale renferme des petits trésors et en descendant l’escalier depuis la ville vers le Gave et le Pont de la Légende, on découvre, entourés de petites fleurs et d’herbes en tout genre, les mots de poésie qui sont autant de pauses sur le chemin…

Sauveterre

G. de Nerval

Et parce qu’en ce 31 octobre, on aime quand même raconter aux enfants des histoires qui font peur et remplies de mystère, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager la légende du Pont de Sauveterre.

Mille cent soixante dix, ce fut terrible année, 

Ecoutez la légende du vieux pont Béarnais…

L’infante Léofas, Sancie la navarraise

A perdu son époux en terre béarnaise.

Gaston V de Béarn s’en est allé vers Dieu

Au paradis des preux, rejoindre ses aïeux.

Leur enfant nouveau-né, difforme en tout son corps

A son tour est frappé par la cruelle mort.

La médisance alors se donne libre cours :

Elle a tué son fils en lui donnant le jour !

Et la colère gronde, la raison s’égare,

Les barons aussitôt, appellent de Navarre

Le roi Sanche son frère : « Sancie, sur le pont Vieux

Devra subir par l’eau, le jugement de Dieu ! »

O ! la terrible épreuve… Sont venus par milliers

la voir en robe blanche, les pieds, les mains liés.

Soudain, du haut du pont est projetée Sancie !

Un effroyable cri et puis c’est le silence…

L’onde comme un linceul avec indifférence

S’est refermée bien vite sur sa proie.

L’angoisse étreint chacun et le remplit d’effroi.

Se glissent alors dans les cœurs et le doute et la peur,

Sinistres anges noirs de mort et de malheur.

C’est alors tout à coup dans l’écume des flots

Qu’une forme a surgi, soulevée par les flots.

A trois portées de flèches, elle atteint le rivage,

Et chacun reconnaît le douloureux visage !

Eclate alors la joie : Sancie est bien vivante !

Hosanna, Sancie est innocente !

Sancie fit un manteau de pierreries

Brodé de longs fils d’or pour remercier Marie.

Elle l’offrit à notre dame du vieux Rocamadour.

Passe, passe le temps, mais nous chantons toujours

La justice rendue dans la cité ibère

Et la belle légende du pont de Sauveterre.

pont de la légende2

pont de la légende

 


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