Cheesecake au nutella

Samedi 30 décembre

La fin de l’année 2017 approche à grands pas et avec elle les préparatifs du réveillon du 31 décembre. Pour le repas de demain, Elsy vous propose une recette toute légère de cheesecake au nutella qui ravira les plus grands gourmands sans alourdir la fin du repas. L’idéal est de préparer ce gâteau la veille.

cheesecake au nutella

La base du Cheesecake

  • Préparez la base du gâteau en réduisant en poudre 250g de Speculoos
  • Faites fondre 125g de beurre et mélangez le avec la poudre de Speculoos
  • Garnissez le fond d’un moule à manquer de 20 à 25 cm de diamètre de cette préparation et tasser bien

La préparation cheesecake

  • Dans une casserole, faites chauffer 20 cl de crème liquide et 200g de Nutella jusqu’à obtention d’un mélange bien lisse
  • Hors du feu, ajoutez 60g de sucre de canne et mélangez bien
  • Ajoutez 450g de fromage frais (Philadelphia ou Saint Moret) et mélangez à l’aide d’un fouet
  • Ajoutez 4 œufs tout en continuant de fouetter la préparation
  • Versez cette préparation sur la base au Speculoos
  • Faites cuire à four chaud 150° pendant une heure, en mettant un peu d’eau dans le lèche-frite du four
  • Laissez refroidir le gâteau puis placez-le pendant au moins 8 à 10 heures au réfrigérateur

Le glaçage

  • une à deux heures avant de servir votre gâteau, sortez le du réfrigérateur et démoulez le
  • Préparez un glaçage en faisant fondre 80g de chocolat noir et 2 cuillères à soupe de Nutella
  • Recouvrez le Cheesecake de glaçage et décorez le selon vos envies

J’espère que vous vous régalerez ♥♥

Et d’ici demain, n’oubliez pas de prendre un peu de temps pour vous chouchouter …

cocooning bougies

« Le secret du bonheur n’est pas de faire ce que l’on aime, mais d’aimer ce que l’on fait »

JM. Barrie

 

Kedi : des chats et des hommes

Vendredi 29 décembre

Kedi_Des_Chats_et_des_HommesEn cet après-midi bien gris et pluvieux de décembre, Elsy avait programmé une petite séance cinéma. Pas pour aller voir un film de Noël, même si elle a bien apprécié le dernier Alain Chabat, Santa et Cie, non, pour aller découvrir un très beau documentaire sur les chats qui peuplent la ville d’Istanbul : Kedi : des chats et des hommes. Pour voir la bande-annonce, cliquez ici

Ce film, de la réalisatrice turque Ceyda Torun, séduira forcément les amoureux des chats, mais pas que, car il dépeint aussi, avec beaucoup de délicatesse, les habitants d’Istanbul dans toute leur humanité. Le fil rouge de ce documentaire est tracé par le lien fort et étroit qui unit les femmes et les hommes de cette ville, plaque tournante de tous les échanges maritimes depuis des siècles, et ces chats errants, dont les ancêtres sont arrivés par bateau et qui  vivent désormais par milliers dans la grande ville.

On découvre sept portraits de chats grâce à des images souvent tournées à hauteur de museau. Il y a Sari, Psikopat, Bengü, Aslan Parçasi, Deniz, Gamsiz, Duman et tous les autres, chatons nourris à la seringue et autres matous qui attendent les restes de poisson près du port. Le préféré d’Esly, se prénomme Gamsiz, joueur et cabotin qui règne comme le roi sur son petit bout de quartier et sait user de son charme pour faire craquer tout le monde…

Grandiz
Gamsiz

Les images de la ville d’Istanbul sont magnifiques, on y voit l’effervescence de sa vie, ses marchés, son port, ses cafés et ses ruelles et, à chaque détour, un matou dont pas un ne ressemble à un autre, de toutes les races, de toutes les couleurs et de tous poils. Endormis sur les terrasses des cafés, jouant sur les étales du marché, escaladant les arbres pour se faufiler jusque sur les toits des immeubles ou bien guettant  les rongeurs à proximité des égouts, la ville grouille de ces beaux félins  auxquels les habitants sont profondément attachés : parce qu’ils sont l’âme de la ville, parce que chacun raconte le lien unique et si particulier qui l’unit à son chat, un chat non pas choisi mais arrivé un jour, à l’improviste, et qui n’est pas reparti. Le chat empli de mystère pour certain, messager de dieu pour d’autres, apparaît si différent de l’homme et en même temps si proche de lui, anti-dépresseur absolu et sacré qui redonne goût à la vie et soigne les blessures. On est forcément ému en voyant ces hommes, gaillards, fondre littéralement devant les petites boules de poils qu’ils choient comme leur bien le plus précieux, avec un amour désintéressé et simple pour l’animal dans ce qu’il a de plus ancestral et avec toujours en toile de fond le respect de la liberté intrinsèque de ce félin.

Kedi femme et chat

Le film parle peu du contexte social et politique de ce pays, mais on le devine malgré tout par moment, au détour d’un commentaire, d’une image. Le vrai sujet du film reste le chat, véritable maître sacré d’Istanbul…Ce film est un beau moment, qui parle autant des chats que des hommes ♥♥♥

chat store

 

 

La liste de mes envies

Mardi 26 décembre

La liste de mes envies

Après les fêtes de famille, peut-être avez vous la chance d’avoir quelques jours de repos. Alors je vous propose une nouvelle lecture : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt.

Dans ce roman, Grégoire Delacourt raconte l’histoire de Jocelyne, 47 ans, mercière à Arras. Sa vie est assez monotone entre une vie de couple peu exaltante avec Jo et son travail où sa seule source de satisfaction est le blog de couture qu’elle tient, dixdoigtsd’or. Ses grands enfants sont partis loin du foyer familial et elle ne les voit pas souvent. Heureusement, Jocelyne a ses deux copines jumelles, Danièle et Françoise, qui jouent au loto chaque semaine depuis dix huit ans. Un matin en se rendant à sa mercerie, Jocelyne tombe sur ses deux copines qui boivent un café en faisant leur loto : « Joue pour une fois me supplie Françoise. Tu ne vas pas rester mercière toute ta vie. J’aime bien ma mercerie, dis-je. T’as pas envie d’autre chose? renchérit Danièle. » Jocelyne se laisse convaincre et tente sa chance. Elle va lui sourire. Jocelyne devient l’heureuse gagnante des dix huit millions!!

Pour autant, désarçonnée par cette nouvelle qui vient chambouler sa vie, elle ne sait comment réagir. Faut-il aller valider le ticket gagnant? Faut-il en parler? A qui? Quels sont ses désirs les plus profonds? L’argent lui permettra-t-il de les réaliser? Jocelyne dresse la liste de ses envies avant de parler de ce gain à ses proches. Elle se demande si cette bascule dans un monde fait d’opulence n’a pas plus à lui faire perdre qu’à gagner…

Ce livre dépeint avec beaucoup de délicatesse le personnage modeste et attachant de Jocelyne. Consciente que la fortune ne lui procurera pas tout ce dont elle peut rêver, elle porte un regard mélancolique sur son existence tout en considérant que cette vie lui convient parfaitement. A travers elle, Grégoire Delacourt nous interroge sur nos envies profondes et semble nous inviter à observer, dans notre vie, le bon côté des choses plutôt que le mauvais.

« J’aimais ma vie. J’aimais la vie que Jo et moi avions construite. J’aimais la façon dont les choses médiocres devinrent belles à nos yeux. J’aimais notre maison simple, confortable, amicale. J’aimais notre jardin, notre modeste potager et les misérables tomates branches qu’il nous offrait. J’aimais biner la terre gelée avec mon mari. J’aimais nos rêves de printemps prochains. J’attendais avec la ferveur d’une jeune maman d’être un jour grand-mère ; je m’essayais aux gâteaux copieux, aux crêpes gourmandes, aux chocolats épais. Je voulais à nouveau des odeurs d’enfance dans notre maison, d’autres photographies au mur.

Un jour j’aurais installé une chambre au rez-de-chaussée pour papa, je me serais occupée de lui et toutes les six minutes, je me serais réinventé une vie.

J’aimais mes milliers d’Iseult de dixdoigtsdor. J’aimais leur gentillesse, calme et puissante, comme un fleuve ; régénérante comme l’amour d’une mère. J’aimais cette communauté de femmes, nos vulnérabilités, nos forces.

J’aimais profondément ma vie et je sus à l’instant même où je gagnai que cet argent allait tout abîmer, et pour quoi?

Pour un potager plus grand? Des tomates plus grosses, plus rouges? Une nouvelle variété de tangerines? Pour une maison plus grande, plus luxueuse ; une baignoire à remous? Pour une Cayenne? Un tour du monde? Une montre en or, des diamants? Des faux seins? Un nez refait? Non. Non. Et non. Je possédais ce que l’argent ne pouvait pas acheter mais juste détruire.

Le bonheur.

Mon bonheur, en tout cas. Le mien. Avec ses défauts. Ses banalités. Ses petitesses. Mais le mien. Immense. Flamboyant. Unique. »

Joyeux Noël !

Dimanche 24 décembre

boule Noël

Vous êtes sans doute dans les derniers préparatifs de Noël et jonglez entre l’organisation du repas et l’achat d’un dernier petit cadeau à glisser sous le sapin… Pour Elsy, forcément c’est une journée consacrée à la pâtisserie. Au programme Cheesecake au Nutella et tarte au chocolat et clémentines (recettes à retrouver dans de prochains articles…)

Noël, c’est surtout la fête des enfants, alors dans cette journée bien remplie, pourquoi ne pas prendre une petite demi-heure pour savourer un thé de Noël ou un chocolat chaud et quelques biscuits et leur raconter ce joli poème de Clément Clarke Moore, extrait de son recueil La fête de Noël (1852)

C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
À l’heure où tout est calme, même les souris.
On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s’étaient déjà endormis.
Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,
Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir d’un coup de sous ma couette.

Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.
Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c’était le jour.

Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,
Dirigés par un petit personnage enjoué :
C’était le Père Noël je le savais.

Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
« Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez , Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop ! »

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles ,
Les coursiers s’envolèrent, jusqu’au dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

Peu après j’entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.
Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.
Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.

Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,
Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.
Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.
Mais d’un clin d’oeil et d’un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier,
Et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.

Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage.
Ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.
Avant de disparaître le Père Noël cria :
« Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit. »

Clement Clarke Moore.

Pour les biscuits, je vous propose une recette de Gingerbread de Noël, que vous pouvez préparer avec les enfants. Ce sont de petits biscuits aux épices que l’on déguste au moment de Noël dans les pays anglo-saxons.  Souvent, ils prennent la forme d’un bonhomme mais vous pouvez leur donner toutes les formes que vous souhaitez!

Voici la recette :

  • Dans un saladier, mélangez à l’aide d’un robot 125g de beurre mou et 90g de cassonade
  • Ajoutez 2 cuillères à café de cannelle et 1 cuillère à café de 4 épices et 1 œuf.  Selon vos goûts, vous pouvez également ajouter 1 cuillère à soupe de gingembre en poudre
  • Versez ensuite 300g de farine, 1 cuillère à café de bicarbonate de soude et 2 pincées de sel et mélangez bien
  • Formez ensuite une boule avec la pâte et placez la dans du film alimentaire pendant une heure au réfrigérateur
  • Au bout d’une heure, préchauffez le four à 180°. Étalez la pâte sur un plan de travail fariné. A l’aide d’emporte-pièces, découpez des biscuits selon la forme souhaitée
  • Déposez les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et faites cuire pendant 10 minutes jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés
  • Pour la décoration, laissez libre court à votre imagination avec un glaçage au sucre ou au chocolat et quelques perles colorées….

Très beau et joyeux Noël à toutes et tous ami(e)s lecteurs (trices)…

 

 

Cupcakes de Noël

Dimanche 17 décembre

Cupecakes

A l’approche de Noël, Elsy vous propose aujourd’hui une recette de Cupcakes histoire de changer des traditionnels biscuits de Noël à la cannelle. Vous pouvez les réaliser en petit ou grand format, c’est au choix !

Pour réaliser une douzaine de grands Cupcakes, voici la recette :

  • Mélangez 200g de farine, 200g de sucre, 1/2 cuillère à café de sel et 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • Ajoutez 200g de beurre mou et 4 oeufs
  • Complétez la préparation avec 2 cuillères à café d’extrait de vanille et mélangez bien à l’aide d’un fouet électrique
  • Versez la préparation dans des moules à Cupecakes en silicone  ou en papier à hauteur des 2/3
  • Faites cuire entre 15 et 20 minutes selon la taille des gâteaux
  • Sortez ensuite les Cupecakes du four et laissez les refroidir
  • Vous pouvez ensuite les napper selon vos goûts avec un glaçage au chocolat ou au sucre et les décorer selon votre imagination

Cupecakes de noêl

Pour le glaçage au chocolat, voici la recette :

  • Dans une casserole, faîtes chauffer 3cl de crème liquide.
  • Avant ébullition, retirez la casserole du feu et ajoutez 40g de chocolat noir en morceaux. Vous pouvez utiliser également du chocolat blanc.
  • Laissez fondre le chocolat dans la crème
  • Remuez ensuite la préparation pour que le mélange soit bien lisse
  • Laissez refroidir une dizaine de minutes
  • Étalez ensuite le glaçage sur les Cupecakes et laissez refroidir à température ambiante

Cupecake happiness

L’Empereur

Samedi 16 décembre

L-empereur

A l’approche de Noël, on cherche tous quelques idées de cadeaux pour nos proches. Alors je voulais vous faire découvrir un livre magnifique qui plaira à tous les amoureux de la nature : L’Empereur de Luc Jacquet.

Luc Jacquet a passé neuf mois en Antarctique auprès d’une colonie d’Empereurs, pour raconter comment, chaque année, ce manchot revient sur le continent le plus froid du monde pour s’y reproduire et comment les rôles sont répartis de telle sorte que tout s’organise pour assurer la pérennité de l’espèce.  Après quatre mois en mer, la troupe d’Empereurs surgit de la mer et forme une colonne pour aller rejoindre, sur la banquise, l’emplacement de leur colonie qui est toujours le même.  Là-bas, ils vont s’accoupler. La femelle pondra un seul œuf qui sera couvé pendant la période la plus rude de l’hiver par le mâle pendant qu’elle retournera en mer pour faire des réserves. Les mâles s’organiseront alors pour survivre au blizzard de l’Antarctique qui fait descendre la température jusqu’à  -50 °C en protégeant leur précieux œuf puis leur petit entre leurs pattes tout en jeûnant pendant 4 mois jusqu’au retour de la femelle.

colonie empereurs froid

jeunes empereurs

Le livre est illustré de magnifiques images que les cinéphiles ont pu découvrir dans le film documentaire tiré de la même expérience La Marche de l’Empereur. On y découvre un continent blanc et vide à perte de vue et ces êtres extraordinairement beaux qui sont attachés à cette banquise mais, qui, en raison du changement climatique,  doivent désormais, pour y arriver, parcourir des distances de plus en plus longues tout en jeûnant.

arrivée empereurs

« Mais cette espèce ultra-spécialisée est aussi extrêmement fragile : le moindre aléa peut être désastreux. Face au changement climatique, l’espèce parviendra-t-elle à s’adapter? Le manchot empereur sera-t-il capable de jeûner de plus en plus longtemps? De marcher de plus en plus loin?  »

Empereur seul

« Le Continent Blanc est une terre de paix et de sciences. Protégée par le Traité sur l’Antarctique et le Protocole de Madrid, elle n’appartient à personne. Cela fait de l’empereur un symbole, un animal universel, encore vierge de tout imaginaire. […] Au cours de mes voyages à travers la planète, j’ai observé des éléphants, des phoques, des jaguars, des gorilles, des pétrel des neiges… Mais la proximité d’aucun autre animal de m’a procuré les sensations éprouvées auprès des empereurs. Leur familiarité vis-à-vis des êtres humains, leur silhouette qui rappelle la nôtre, leur marche sur le même rythme que nous… Leur présence est incroyable. Rien ne me touche autant que d’être auprès d’eux. Ils m’ont apporté mes plus beaux souvenirs. Il m’est impensable qu’on ne transmette pas à nos enfants la chance de vivre cela. »

famille empereurs

Les Gardiennes

Jeudi 14 décembre

Les Gardiennes

Séance cinéma le week-end dernier pour Elsy qui avait très envie d’aller voir sur grand écran le duo mère fille Nathalie Baye et Laura Smet dans le film  Les Gardiennes de Xavier Beauvois.

Ce film long, il dure 2h15, se déroule pendant la guerre 14/18. Il raconte l’histoire des femmes qui, pendant que leurs mari et fils combattent sur le front, assurent les travaux de la ferme. A l’époque, les outils sont encore très rudimentaires et les machines n’ont pas encore investi l’agriculture. On trait les vaches à la main, on laboure les champs avec des bœufs et on moissonne avec des faucilles.  Alors, à la ferme du Paridier, Hortense (Nathalie Baye), la mère, fait appel à une jeune femme, Francine (Iris Bry) orpheline, travailleuse et rigoureuse pour l’aider, elle et sa fille Solange (Laura Smet) à accomplir les travaux agricoles. La jeune Francine s’intègre rapidement à la famille et prend largement sa part du travail. Le rythme des saisons est marqué par les travaux dans les champs et avec les bêtes et par le retour à la ferme en fonction des permissions des fils et du gendre d’Hortense. Son fils cadet, Georges (Cyril Descours) et Francine finissent par se rapprocher. Ils débutent une correspondance…

Iris Bry

Ce film qui adapte le roman d’Ernest Pérochon La Gardiennes est très lent et l’intrigue est peu rebondissante. Son intérêt réside surtout dans la peinture des caractères, de ces femmes  fortes qui tiennent avec beaucoup de ténacité et d’humilité leurs terres. Elles démontrent au quotidien, force physique, abnégation et volonté dans l’espoir que le conflit se terminera un jour et que les hommes finiront pas revenir si la guerre ne les emporte pas.

Les personnages sont magistralement interprétés par les trois actrices principales. Les silences et les regards expriment souvent bien plus que les dialogues. Nathalie Baye est extrêmement juste et remarquable dans le rôle de la doyenne.

Laura Smet et Nathalie Baye

Enfin, les photos sont magnifiques et figent la beauté de la nature au fil des saisons, le brouillard froid sur les terres, le blond des blés qui brillent sous la chaleur de l’été, mais aussi l’effort sur les visages des femmes qui travaillent dans les champs ou dans l’étable, les émotions qui se lisent jusque dans leurs regards.

C’est un film à voir, ne serait-ce que pour relativiser certains petits soucis du quotidien et nous réapprendre ce qu’est le temps long rythmé par les saisons et les règles de la nature qui marquaient la vie souvent bien austère de nos aïeux. ♥ ♥

Hortense

 

Meringues blanches

Samedi 9 décembre

meringues

Le givre blanc a recouvert les toits de nos maisons et on sent les fêtes de fin d’année qui approchent. Les lumières scintillent dans les villes la nuit venue et nos matous font du gras, lovés dans le fauteuil à côté de la cheminée. Peut-être commencez-vous à réfléchir à vos menus de fêtes. Je vous livre donc une recette facile de meringues, légères, à la fois croquantes et fondantes, elles seront appréciées au moment du dessert du réveillon…♥ ♥

Pour réaliser les meringues, il vous faut 4 blancs d’œufs, 150g de sucre en poudre, 150g de sucre glace et surtout un batteur électrique

  • A l’aide du batteur électrique, battez les blancs en neige avec 75g jusqu’à ce qu’ils deviennent bien fermes
  • Ajoutez en petites quantités le reste de sucre en poudre tout en continuant de battre les blancs
  • Tout en continuant de battre les blancs, ajoutez en pluie fine les 150g de sucre glace jusqu’à obtenir une préparation ferme et brillante
  • Mettez la préparation dans une poche à douilles et disposez sur une plaque de cuisson recouverte au préalable de papier sulfurisé des petits tas de meringues en leur donnant la forme souhaitée
  • Faites cuire pendant 1h30 à four chaud 100°
  • Une fois cuite, sortez les meringues du four et laisser les refroidir sur une grille
Mila
Mila, la minette d’Odile et Julien

« Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu,il trouva que c’était bien. Et c’était bien d’ailleurs. Mais le chat était paresseux. Il ne voulait rien faire. Alors plus tard, après quelques millénaires, Dieu créa l’homme. Uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d’esclave jusqu’à la fin des temps. Au chat, il avait donné l’indolence et la lucidité ; à l’homme il donna la névrose, le don du bricolage et la passion du travail. L’homme s’en donna à cœur joie. Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation basée sur l’invention, la production et la consommation intensive. Civilisation qui n’avait en réalité qu’un seul but secret : offrir au chat le confort, le gîte et le couvert. C’est-à-dire que l’homme inventa des millions d’objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire, parallèlement, les quelques objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à cuire, le pêcheur breton, le tapis, la moquette, le panier d’osier et aussi peut-être la radio puisque les chats aiment la musique. Mais de tout cela les hommes ne savent rien. À leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l’être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats. »

JACQUES STERNBERG, Contes glacés

Immortels?

Jeudi 7 décembre

C’est une semaine bien étrange que nous vivons.  Mardi matin, c’est l’Immortel Jean d’Ormesson qui tirait sa révérence et rangeait son épée d’académicien et dès le lendemain, c’est le rocker Johnny qui perdait la bataille contre le cancer. Ces deux disparitions occupent les conversations, les esprits et les médias, et les hommages tombent les uns après les autres. Et ce soir, au programme de la télévision, vous aurez le choix entre le documentaire de France 2 sur la vie de Johnny Hallyday et l’émission de François Busnel qui célèbrera la mémoire de l’écrivain Jean d’Ormesson. Si votre cœur balance, vous pourrez compter sur le replay…

Pour Elsy , elle restera fidèle à La Grande Librairie et François Busnel pour entendre encore une fois la voix chuchotante de Jean d’Ormesson, fidèle de l’émission de France 5, qui parlait si bien des mots et de la littérature. Amélie Nothomb, Dany Lafferrière, Erik Orsenna et Bernard Pivot interviendront. De beaux moments de lettres en perspective!! Profitons en pour découvrir ou redécouvrir son œuvre.

Et même si je n’étais pas en accord avec toutes ses idées, je vous livre deux citations de lui que j’aime particulièrement ♥ ♥

« Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu »

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« Ce que j’ai aimé le plus au monde, je crois que c’était la vie »

Cher Père Noël…

Dimanche 3 décembre

sapin-noel-decoration-guirlande-cadeauxPremier week-end de décembre. Il fait bien froid et pour certains d’entre vous même, vous avez vu tomber les premiers flocons. Vous allez peut-être profiter de ce dimanche pour décorer le sapin de lumières scintillantes et écrire, avec vos enfants, une belle lettre au Père Noël…

Moi aussi, j’ai fait ma petite liste de cadeaux que j’aimerais bien retrouver sous le sapin. Sur ma liste, j’ai noté de jolies bougies, une belle couverture et des chaussons tout moelleux pour les séances Hygge. Et j’ai forcément inscrit quelques livres que vous aurez aussi peut-être l’envie de découvrir…

Il y a tout d’abord les ouvrages récents d’auteurs que vous avez déjà pu voir sur mon blog

  • François Morel qui reprend dans son recueil Jamais la même chose les chroniques qu’il présente chaque vendredi matin sur France Inter. Je vous avais déjà parlé de son ouvrage Je rigolerais qu’il pleuve dans un article précédent
  • Riad Sattouf et Les Cahier d’Esther, histoire de mes 12 ans. Là aussi, je vous avais déjà parlé de cette série avec l’article Les cahiers d’Esther – Histoire de mes 11 ans. Dans ces BD, Riad Sattouf raconte la vie d’une adolescente qui pose son regard sur notre monde

J’ai aussi noté quelques auteurs nouveaux pour moi qui évoquent le thème du féminisme dans des registres complètement différents

  • Au gré des jours de Françoise Héritier. Dans cet ouvrage, l’ethnologue, disciple de Claude Levi-Strauss, récemment décédée, se confie sur sa vie et nous fait partager son amour des mots et son goût de vivre. Féministe engagée, elle nous livre une leçon de vie.
  • Les Culottées de Pénélope Bagieu, tomes 1 et 2 qui présentent sous la forme d’une BD le portrait de femmes, hors du commun, qui ont décidé de passer outre les préjugés et leur condition féminine pour prendre leur destin en main.

 

Il ne faut pas non plus oublier de penser aux douceurs et j’aimerais bien essayer les recettes de Jean-François Piège, chef cuisinier, qui a repris dans son ouvrage Les desserts de Jean-François Piège pour tous des recettes de pâtisserie très faciles à la portée de tous. Parfait pour accompagner le thé!!

Les-deerts-de-Jean-Francois-Piege-pour-tous

Et enfin, un peu de musique avec une place pour aller écouter Albin de la Simone qui sera en concert à Oésia le 14 avril. Albin de la la Simone livre son répertoire avec des accompagnements au piano, violon, violoncelle et guitare. Ses chansons sont intimistes. Il se raconte avec beaucoup de délicatesse et de fragilité.

18-albin-de-la-simone

Si je suis très sage, peut-être que, cher Père Noël, tu déposeras tout ceci sous le sapin…