Kedi : des chats et des hommes

Vendredi 29 décembre

Kedi_Des_Chats_et_des_HommesEn cet après-midi bien gris et pluvieux de décembre, Elsy avait programmé une petite séance cinéma. Pas pour aller voir un film de Noël, même si elle a bien apprécié le dernier Alain Chabat, Santa et Cie, non, pour aller découvrir un très beau documentaire sur les chats qui peuplent la ville d’Istanbul : Kedi : des chats et des hommes. Pour voir la bande-annonce, cliquez ici

Ce film, de la réalisatrice turque Ceyda Torun, séduira forcément les amoureux des chats, mais pas que, car il dépeint aussi, avec beaucoup de délicatesse, les habitants d’Istanbul dans toute leur humanité. Le fil rouge de ce documentaire est tracé par le lien fort et étroit qui unit les femmes et les hommes de cette ville, plaque tournante de tous les échanges maritimes depuis des siècles, et ces chats errants, dont les ancêtres sont arrivés par bateau et qui  vivent désormais par milliers dans la grande ville.

On découvre sept portraits de chats grâce à des images souvent tournées à hauteur de museau. Il y a Sari, Psikopat, Bengü, Aslan Parçasi, Deniz, Gamsiz, Duman et tous les autres, chatons nourris à la seringue et autres matous qui attendent les restes de poisson près du port. Le préféré d’Esly, se prénomme Gamsiz, joueur et cabotin qui règne comme le roi sur son petit bout de quartier et sait user de son charme pour faire craquer tout le monde…

Grandiz
Gamsiz

Les images de la ville d’Istanbul sont magnifiques, on y voit l’effervescence de sa vie, ses marchés, son port, ses cafés et ses ruelles et, à chaque détour, un matou dont pas un ne ressemble à un autre, de toutes les races, de toutes les couleurs et de tous poils. Endormis sur les terrasses des cafés, jouant sur les étales du marché, escaladant les arbres pour se faufiler jusque sur les toits des immeubles ou bien guettant  les rongeurs à proximité des égouts, la ville grouille de ces beaux félins  auxquels les habitants sont profondément attachés : parce qu’ils sont l’âme de la ville, parce que chacun raconte le lien unique et si particulier qui l’unit à son chat, un chat non pas choisi mais arrivé un jour, à l’improviste, et qui n’est pas reparti. Le chat empli de mystère pour certain, messager de dieu pour d’autres, apparaît si différent de l’homme et en même temps si proche de lui, anti-dépresseur absolu et sacré qui redonne goût à la vie et soigne les blessures. On est forcément ému en voyant ces hommes, gaillards, fondre littéralement devant les petites boules de poils qu’ils choient comme leur bien le plus précieux, avec un amour désintéressé et simple pour l’animal dans ce qu’il a de plus ancestral et avec toujours en toile de fond le respect de la liberté intrinsèque de ce félin.

Kedi femme et chat

Le film parle peu du contexte social et politique de ce pays, mais on le devine malgré tout par moment, au détour d’un commentaire, d’une image. Le vrai sujet du film reste le chat, véritable maître sacré d’Istanbul…Ce film est un beau moment, qui parle autant des chats que des hommes ♥♥♥

chat store

 

 

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