Albin de la Simone

Samedi 31 mars

L'un de nous albin de la simone

Toutes mes excuses amis lecteurs et amies lectrices de ne pas avoir eu beaucoup le temps dernièrement de poster un article. Je me rattrape aujourd’hui en vous parlant de l’un de mes coups de cœur musicaux : Albin de la Simone qui sera en concert à la salle Oésia le 14 avril. En ce moment, ses chansons tournent en boucle dans la petite voiture d’Elsy quand elle rentre le soir du travail.  La poésie est au rendez-vous de son dernier album L’un de nous…, un vrai délice de se laisser bercer par les mélodies et surtout d’écouter ses textes qui parlent de nous, de l’amour et du couple et de nos interrogations devant l’âge qui avance.

Albin de la Simone n’est pas forcément très connu car ses chansons ne sont pas beaucoup diffusées sur les radios, à part peut-être sur France Inter. Pourtant il a travaillé avec de grands artistes comme Alain Souchon, Miossec, Arthur H, Vanessa Paradis ou encore Jeanne Cherhal.

Si vous ne connaissez pas ses compositions, allez vite les découvrir.  J’aime beaucoup la chanson une femme et Ado.  Je vous livre ma préférée de cet album : La fleur de l’âge que vous pouvez écouter en cliquant ici

J’ai vu rougir un arbre sous le soleil d’octobre
J’ai vu tomber des feuilles mon premier écureuil
J’ai vu mon pot d’accueil, mon nom sur le fauteuil
Elle m’a invité à sa table, elle m’a dit « Bienvenue au club »

 Hautaine et austère en me tenant la main
Elle m’a dit « tiens toi bien l’automne est délétère »
Ni de près ni de loin vous ne reverrez hier
Ni de près ni de loin vous ne verrez plus rien

[Refrain]
Déjà, déjà
Je l’aime déjà
La fleur de l’âge

M’invitant à m’asseoir bien au fond, bien en face
Elle m’a dit « tu vas voir » et versé dans ma tasse
Un thé saveur du soir qui pendant le sommeil
Change la fraise en poire, la vanille en vermeil

[Refrain]
Déjà, déjà
Je l’aime déjà
La fleur de l’âge

Arrivé en haut de la grande échelle
Sans le vent dans le dos la vue serait si belle

 

variation l'un de nous

 

 

Lectures pour le printemps

Mardi 20 mars

Renard les intéressants et double secret

Bonjour amis lecteurs! Aujourd’hui marque le début du printemps et même s’il ne fait pas très chaud après ce petit épisode neigeux, la journée s’annonce quand même ensoleillée. Les rosiers bourgeonnent, les jonquilles sont sorties de terre et les oiseaux chantent un peu plus fort le matin pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Alors oui, c’est le printemps!!

Plein d’entrain de se dire que l’on avance vers les beaux jours,  on ajoute quelques livres à sa  « to read list ». Sur la mienne, notamment, deux romans que j’ai prévu de lire  et dont je vous partage le résumé avant de vous en dire plus dans de prochains articles :

  • Les intéressants de Meg Wolitzer

Ce  gros roman raconte la vie d’un groupe de jeunes américains dont les destins se nouent lors d’un camp de vacances. Ils se sont baptisés : Les Intéressants et sont passionnés d’art, de musique et de théâtre. A travers le regard de l’une d’entre eux, Julie, surnommée Jules, nous les suivons pendant 40 ans à partir de 1974. Le roman aborde le thème de l’amitié, de la réussite, du renoncement à ses rêves sur fond d’histoire des Etats-Unis.  Et Augustin Trapenard, notre journaliste culture préféré de France Inter le qualifie de roman « impressionnant d’intelligence et de maîtrise ». Une belle lecture en perspective!!

  • Double secret de Willa Marsh

Willa Marsh y narre comment Matt, écrivain londonien qui vient de publier un premier roman à grand succès se retrouve, au moment d’écrire un nouveau livre,  pris par l’angoisse de la page blanche. Il décide alors de se réfugier auprès de sa famille sur la côte sauvage du Pays de Galles. C’est le début pour lui d’une longue introspection et d’une plongée dans ses souvenirs qui ressurgissent d’un coffret en bois de rose.

Welcome

 « Mon âme a son secret, ma vie a son mystère »

Alexis-Félix Arvers

Chocolat viennois

Samedi 17 mars

La météo ne s’annonce pas clémente ce week-end et il paraît même que la neige pointerait encore le bout de son nez sur notre Touraine demain dimanche. L’hiver nous dit qu’il n’est pas encore temps pour lui de partir et nous invite à rester au chaud, à l’abri, à la maison.  Entre bouquin et pâtisserie, pourquoi ne pas prévoir aussi de faire un jeu de société pour partager un moment de complicité en famille ou entre amis tout en buvant un chocolat chaud revisité façon viennoise?

chocolat viennois

Pour réaliser un chocolat viennois :

  • Faites fondre 200g de chocolat noir avec deux cuillères à soupe de lait
  • Quand le chocolat est bien fondu, ajoutez 800 g de lait et faites prendre le tout
  • Ajoutez deux sachets de sucre vanillé et mélangez bien
  • Réservez hors du feu
  • Montez ensuite en chantilly 600g de crème liquide à laquelle vous ajoutez progressivement en pluie fine 100 g de sucre glace
  • Versez le chocolat chaud dans de belles tasses puis recouvrez de chantilly
  • Parsemez de chocolat en poudre et servez aussitôt avec quelques Speculoos. C’est un régal!!

Et si la neige revient même pour une journée, Isis se dit qu’après tout, ce serait bien amusant d’aller, une dernière fois avant l’arrivée du printemps, plonger ses coussinets dans la poudreuse!

Isis neige

« Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps! »

 

 

L’ardeur d’un air de printemps

Dimanche 11 mars

bouquet printemps

Le soleil brille ce matin et on se laisse doucement bercer par ses rayons et l’air frais de ce printemps qui annonce son retour.  Les jonquilles sortent de terre, la nature reprend vie et on ressent l’envie d’aller cultiver notre jardin et de remettre un peu de couleurs dans nos têtes.

C’est également en cette période que l’on célèbre, comme tous les ans, les poètes et la poésie. Cette année, on se laisse guider par l’ardeur, la vivacité, l’enthousiasme et le lyrisme des mots et on court lire un poème ou participer à un événement du Printemps des Poètes.

 

affiche printemps des poètes ardeur

 

Je dédie mes poèmes
à tout ce que je ne comprends pas

À tout ce qui existe
et que je ne vois pas

Je les dédie au silence
qui se trouve au fond
de chaque fracas

Anise Koltz
Poème extrait de Galaxies intérieures

 

 

Alors pour célébrer à ma façon le Printemps de la poésie, je vous partage un poème d’Anna-Elisabeth de Noailles que je trouve particulièrement beau… ♥♥♥

L’ardeur

Rire ou pleurer, mais que le cœur
Soit plein de parfums comme un vase,
Et contienne jusqu’à l’extase
La force vive ou la langueur.

Avoir la douleur ou la joie,
Pourvu que le cœur soit profond
Comme un arbre où des ailes font
Trembler le feuillage qui ploie ;

S’en aller pensant ou rêvant,
Mais que le cœur donne sa sève
Et que l’âme chante et se lève
Comme une vague dans le vent.

Que le cœur s’éclaire ou se voile,
Qu’il soit sombre ou vif tour à tour,
Mais que son ombre et que son jour
Aient le soleil ou les étoiles…

Anna de Noailles, Le cœur innombrable

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Edimbourg : cité des écrivains

Vendredi 9 mars

Le printemps approche à grands pas et peut-être commencez-vous à songer à programmer quelques escapades dans des contrées plus ou moins lointaines. Alors pourquoi ne pas vous laisser tenter par mon coup de cœur de ce jour : Edimbourg,  capitale de l’Ecosse, cité de l’esprit et des écrivains selon J.K. Rowling, la célèbre auteure d’Harry Potter? Celle-ci écrivit son roman dans un petit salon de thé, dans la vieille ville dominée par son château médiéval massif et impressionnant perché sur un piton rocheux. Nombreux sont les auteurs écossais qui ont vécu à Edimbourg : Walter Scott, Robert Louis Stevenson, Robert Burns, David Hume, Arthur Conan Doyle, J.K. Rowling  et cette ville a été choisie par l’UNESCO comme la première ville mondiale de la littérature.

La découverte de la capitale écossaise et de sa culture est un vrai plaisir : pubs, musique au son de la cornemuse et des violons, kilt, whisky, elle est aussi une cité où l’on ressent l’ambiance de l’univers à la fois magique et terrifiant d’Harry Potter…

Entre vieille ville, balade à pied le long du Leith jusqu’au port, musées, et le Royal Botanic Garden,   l’exploration d’Edimbourg, de son histoire et de son patrimoine est un ravissement.

On peut aussi y déguster quelques douceurs et y rencontrer au détour d’une rue ou d’un jardin quelques amis à quatre pattes ! Tous les ingrédients d’un séjour réussi sont réunis!!

 

Mon amour est une rose rouge, rouge,
Au printemps fraîchement éclose.
Mon amour est une mélodie,
Jouée en douce harmonie.

Si belle es-tu ma douce amie,
Et je t’aime tant et tant,
Que je t’aimerai encore, ma mie,
Quand les mers seront des déserts.

Les mers seront des déserts secs, ma mie,
Les roches fondront au soleil,
Et je t’aimerai toujours, ma mie,
Tant que s’écoulera le sable de la vie.

Au revoir pour un temps m’amour,
A te revoir dans peu de temps!
Je reviendrai, mon seul amour,
Même de l’autre bout du monde.

My love is like a red red rose

My love is like a red red rose
That’s newly sprung in June:
My love is like the melodie
That’s sweetly play’d in tune.

So fair art thou, my bonnie lass,
So deep in love am I :
And I will love thee still, my dear,
Till a’ the seas gang dry.

Till a’ the seas gang dry, my dear,
And the rocks melt wi’ the sun :
And I will love thee still, my dear,
While the sands o’ life shall run.

And fare thee weel, my only love,
And fare thee weel awhile !
And I will come again, my love,
Tho’ it were ten thousand mile.

Robert Burns (1759-1796)

 

Le mystère Henri Pick

Vendredi 2 mars

Le mystère Henri Pick

Je viens de refermer le roman de David Foenkinos Le mystère Henri Pick que vous avez dû remarquer dans toutes les librairies car il est sorti au format poche au début de l’année et il fait partie des meilleures ventes en ce moment. Alors, si vous l’avez déjà lu, j’espère que vous avez aimé ce livre autant que moi.

Henri Pick, pizzaiolo breton, mort à Crozon, il y a deux ans, a écrit un roman, à la plus grande surprise de sa veuve et de sa fille qui ne l’ont jamais vu lire un livre. Jean-Pierre Gourvec, bibliothécaire à Crozon a, pendant toute sa vie, constitué une collection de livres refusés par les éditeurs. Il est maintenant mort et c’est Magali, sa collègue, qui se charge de gérer la bibliothèque. Parmi les manuscrits oubliés, se trouve le livre écrit par Henri Pick : Les Dernières Heures d’une histoire d’amour que Delphine, éditrice, en vacances chez ses parents découvre dans cette bibliothèque et qu’elle décide de faire publier.  Un engouement autour de cette histoire insolite naît alors : Henri Pick écrivait-il sur sa machine à écrire, dans sa cave après la fermeture de son restaurant? Comment peut-il faire autant de référence à Pouchkine, lui qui n’a jamais manifesté le moindre intérêt pour la littérature russe? Etait-il même capable d’écrire une simple lettre? Madeleine, sa veuve, est interviewée par François Busnel himself. Les critiques littéraires et les admirateurs se pressent à Crozon pour respirer quelque chose d’Henri Pick et percer le mystère de cette création littéraire.

« Pick avait ainsi été sur toutes les lèvres, symbolisant le rêve d’être un jour reconnu pour son talent. Comment croire ceux qui disent écrire pour eux ? Les mots ont toujours une destination, aspirent à un autre regard. Écrire pour soi serait comme faire sa valise pour ne pas partir. Si le roman de Pick plaisait, c’était surtout l’histoire de sa vie qui touchait les gens. Elle faisait écho à ce fantasme d’être un autre, le super-héros dont personne ne sait les capacités extraordinaires, cet homme si discret dont le secret est de posséder une sensibilité littéraire imperceptible. Et moins on en savait sur lui, plus il fascinait. Sa biographie ne laissait rien paraître d’autre qu’une vie banale, linéaire. Cela renforçait l’admiration, pour ne pas dire le mythe. De plus en plus de lecteurs voulurent aller sur ses traces, et se recueillir sur sa tombe. Le cimetière de Crozon accueillaient ses admirateurs les plus fervents. Madeleine les croisait parfois. Ne comprenant pas leur démarche, elle n’hésitait pas à leur demander de partir et de laisser son mari tranquille. Était-elle du genre à penser qu’on pouvait réveiller un mort? En tous cas, il était possible de troubler ses secrets. »

L’idée de ce roman est originale et l’intrigue est conduite comme une enquête policière, ponctuée de moments de vie des différents personnages qui gravitent autour de l’œuvre d’Henri Pick avec leurs malheurs quotidiens, leurs existences souvent médiocres au cours de laquelle ils ont perdu leurs illusions. Ces personnages nous semblent tellement proches et authentiques que l’on a l’impression de croiser notre voisine du bout de la rue en entendant Madeleine parler. Le narrateur nous les dépeint avec humour et parfois un brin de sarcasme teinté de bienveillance.

Ce roman se lit avec beaucoup de plaisir, avec l’envie de découvrir le fin mot de cette histoire tout en nous parlant de la littérature et de notre rapport au livre. Un vrai bon moment de lecture ♥♥