Livres

Les Grands Espaces

Dimanche 21 avril

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Après une petite escapade sur la belle île de Madère, Elsy et Caramel sont de retour pour vous faire partager lectures, poésies et douceurs.

En ce beau week-end prolongé, on profite de la glycine qui refleurit, des premiers boutons des rosiers et du gazouillis des oiseaux. A l’ombre des pruniers ou cerisiers, je vous invite à découvrir le dernier album nature et empli de poésie de Catherine Meurisse : Les Grands Espaces.

« Un songe d’âge d’or, un mirage d’innocence champêtre, artiste ou poétique, m’a prise dès l’enfance et m’a suivie dans l’âge mur. »

George Sand

C’est ainsi que débute le recueil de Catherine Meurisse, parallèle posé entre la femme de lettres et la dessinatrice pour exprimer à sa manière combien la campagne où elle a grandi constitue pour elle une source d’inspiration et le fondement de sa vocation d’artiste.

 

Dans Les Grands Espaces, Catherine Meurisse se dépeint enfant, avec sa sœur et ses parents qui viennent de racheter une veille ferme en ruines sur un immense terrain dans la campagne charentaise. Catherine dessine sa vie de petite fille au grand air entre boutures, plantations, fouilles dans le jardin, tout en instillant par petites touches les transformations écologiques de notre monde au cours des 30 dernières années avec l’évolution de l’agriculture et l’urbanisation du monde rural. Comme fil conducteur de ces transformations et du socle chez Catherine Meurisse, il y a la littérature et l’art. Comme elle l’avait exprimé dans son album d’après Charlie La Légèreté, l’art et la beauté sont les ingrédients qui ont permis à Catherine Meurisse de se construire et de se reconstruire après le drame. La campagne, les arbres, les fleurs, les animaux et leur observation révèlent une beauté qui se traduit en art.

Catherine Meurisse sait reproduire à travers ses dessins la sacralité des rosiers de Proust ou de Montaigne, la délicatesse des digitales pourpres, des lupins bleus, des belles de nuit ou encore des héliotropes, la majesté du cèdre ou du hêtre lorsqu’ils sont centenaires.  Elle sait également nous amuser, avec beaucoup de finesse et de justesse avec les musées et collections des deux sœurs, l’horreur exprimé devant la construction des lotissements ou encore la découverte du Futuroscope rebaptisé Futuroland.

Comme pour le précédent album, cet ouvrage de Catherine Meurisse est à lire et à relire. C’est un pur objet de poésie, de rêverie et de finesse. A travers elle, on se retourne sur le passé en ayant un peu le sentiment d’un petit paradis perdu, comme une madeleine dont on aurait perdu le goût, mais qu’il n’est peut être pas difficile de retrouver si l’on s’en donne la peine…. ♥♥♥♥

Les grands espaces 1

 

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