Poésie

Un trésor de coquillages : le quartier de l’île Penotte

Dimanche 13 octobre

ile penotte

« Les coquillages sont de grands Seigneurs, qui, tout brodés et tout passementés, évitent le rude et incivil contact de la populace des cailloux. »

Les travailleurs de la mer – Victor Hugo

Au début du mois de septembre, Elsy et sa petite famille ont fait une petite escapade aux Sables d’Olonnes, histoire de se sentir encore un peu en vacances. Après la balade sur le front de mer, le papa d’Elsy leur avait dit : « ne ratez pas la découverte du quartier de l’île Penotte, légèrement en retrait de la mer ». Et le détour en valait la peine. Caché dans les ruelles, ce quartier piéton est un endroit insolite et féérique, un véritable musée de fresques réalisées en coquillages inspirées de la mythologie et de contes fantastiques.

hydre

C’est Danièle Arnaud-Aubin, la « Dame aux coquillages » qui a réalisé ses œuvres sur les murs des maisons du quartier à partir de coquillages locaux et un peu plus exotiques, créant ainsi un monde remplis d’animaux fantastiques ou plus proches de nous.

lézard ile penotteVous l’aurez sans doute deviné, Elsy est tombé sous le charme de gros matous qui lézardent au soleil devant les maisons et qui sont un peu le fil rouge de ce quartier!

 

La balade est aussi une plongée dans l’Océan où l’on rencontre de bien étranges créatures…

 

Et au détour d’une ruelle, l’univers devient un peu plus effrayant !!

 

La visite est comme un livre à ciel ouvert rempli de poésie et l’espace d’un moment on se retrouve plongé en enfance et on regarde avec nos grands yeux émerveillés le travail d’orfèvre réalisé en se disant combien de patience il a fallu pour assembler les petits coquillages les uns à côté des autres et faire prendre vie à cette flânerie qui devient une rêverie.

cerf volant ile penotte

« J’aime errer sur la grève délaissée par la marée et suivre aux contours d’une côte abrupte l’itinéraire qu’elle impose, en ramassant des cailloux percés, des coquillages dont l’usure a réformé la géométrie, ou des racines de roseau figurant des chimères, et me faire un musée de tous ces débris : pour un bref instant, il ne cède en rien à ceux où l’on a assemble des chefs-d’oeuvre ; ces derniers proviennent d’ailleurs d’un travail qui- pour avoir son siège dans l’esprit et non au-dehors – n’est peut-être pas fondamentalement différent de celui à quoi la nature se complaît. « 

Triste Tropique – Claude Levi-Strauss

 

 

« Lorsque vous rapportez un coquillage à la maison, vous en ôtez le sable, les algues qui s’y sont accrochées, les autres débris de coquillage et peut-être même un petit occupant mort à l’intérieur. Si j’ai poli avec le temps le coquillage du souvenir, c’est parce qu’il fait partie de moi et je n’ai pas eu le désir de l’embellir pour le montrer. »

Ma terre, mon île, un ange à ma table – Janet Frame

 

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.