Films

La Belle Époque

Dimanche 10 novembre

Affiche la belle époque

Quelle est dure et moqueuse Marianne (Fanny Ardant) voire un peu perverse avec son mari Victor (Daniel Auteuil), tous les deux la soixantaine. Elle ne le supporte plus et lui se laisse un peu aller dans son pyjama de grand-père avec sa barbe négligée et son ventre qui s’est empâté avec les années.  Il a été un dessinateur de talent, elle est une psychologue qui surfe sur les nouvelles technologies. Son maître mot : l’action, pour bousculer Victor, lui faire entendre qu’elle n’en peut plus de lui, de ce qu’il est devenu, de ce que leur couple est devenu après ces 40 années de mariage. En même temps, on la comprend un peu Marianne, chique et élégante, une silhouette à faire complexer n’importe quelle jeune fille, énergique et vive à côté de son Victor, blasé et aigri qui semble lui être mal assorti.

Victor et Marianne

C’est ainsi que commence le dernier film de Nicolas Bedos, La Belle Époque, dont je voulais vous parler ce week-end, car il fait un temps de Toussaint et d’Armistice du 11 novembre, un temps à aller se réfugier dans une salle de cinéma.

Alors, Marianne pousse Victor dans ses retranchements,  et cette bousculade va l’amener à se replonger dans les années 70, grâce à une entreprise qui propose de revivre, via une mise en scène dans des décors théâtraux et fidèles à la réalité, une journée, une soirée, un événement qui  vous a marqué. Victor choisit de revivre sa belle époque, les années 70, et plus particulièrement le 16 mai 1974, le jour où il a rencontré Marianne.

La magnifique Margot (Doria Tillier) joue le rôle de Marianne sous la direction  d’Antoine (Guillaume Canet) et pour Victor l’enchantement de cette soirée renait.

La Belle Époque est une comédie savoureuse qui nous invite à faire refleurir les beaux  moments du passé pour ne pas se perdre et donner une magie renouvelée au instants présents. L’ensemble mêle nostalgie et humour. Les histoires parallèles de Margot et Antoine et de Victor et Marianne n’ont pas toutes les deux la même envergure mais témoignent chacune à leur manière de la difficulté de construire et faire durer un couple, de ce qui fait son ciment :  l’amour, le respect de ce qu’est l’autre et la flamme qu’il faut préserver.

Le film est plein d’esprit, de tendresse, de la petitesse et de la grandeur de la nature humaine et il est porté par le talent incommensurable  de Daniel Auteuil auquel répond l’éblouissante et majestueuse Fanny Ardant.

Bien plus que les dessins de Victor, c’est son regard qui vous touche.

Nicolas Bedos nous offre avec La Belle Époque une vraie belle comédie dramatique  servie par des acteurs géniaux, des dialogues qui font mouche,  un rythme envolé. Mention spéciale pour les décors et les costumes. Un vrai plaisir de retrouver le vieux paquet bleu de Gitanes , l’Ami 8, les pattes d’éph et la Suze.  Comme dans un songe, on flotte avec bonheur dans cette mélancolie doucereuse du temps qui passe pour mieux vivre intensément le présent. ♥♥♥♥

 

« Au commencement était …. »

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