Livres

Marche où la vie t’ensoleille

Lundi 23 décembre

Elsy profite d’un peu de vacances en ces fêtes de fin d’année pour se plonger dans quelques lectures. Je vous partage celle d’hier, un roman de Juliette Allais, Marche où la vie t’ensoleille.

Elodie est l’héroïne narratrice de cette histoire. Avocate d’une trentaine d’années, elle se prépare à épouser Pierre-Laurent, homme parfait sous tous rapports, issu d’une famille bourgeoise et rigoriste.

Elle partage sa vie entre son travail, ses moments de complicité avec son amie Caro, ses parents, son futur fiancé et son chat Myrtille. Modèle et appliquée dans tout ce qu’elle entreprend, elle mène une vie tranquille où rien ne dépasse, où chaque chose est à sa place et dans laquelle elle ne prend surtout pas le risque de questionner quoi que ce soit.

Sept heures : mon chat Myrtille posa gentiment sa patte sur ma tête en miaulant, pour me réveiller. Ma mère m’avait offert ce beau mâle persan pour fêter mon installation à Paris et lui avait choisi un prénom fruitier, auquel personne n’avait semblé prêter attention. Personne, sauf Caro. « Et y s’comporte normalement ? » avait-elle questionné, ironiquement. En y repensant, ce matin-là alors que Myrtille ronronnait bruyamment en tournicotant sur lui-même, je me dis que Caro n’avait peut-être pas tort : ma mère aurait pu lui trouver un prénom plus « viril ». Mais je n’allais pas la contrarier pour si peu. Et puis, je n’avais pas de quoi me plaindre : j’aurais pu tomber sur une mère comme Yvonne… »

Pourtant un soir, alors que Pierre-Laurent lui explique par le menu pourquoi il faut absolument choisir les bouchées au porc de Tartillon Frères pour le repas du mariage, Elodie réagit de façon totalement inhabituelle pour ne pas vous en dire plus. Un Joker facétieux semble vouloir prendre le contrôle de son esprit pour lui jouer des tours .

Elle fait alors la rencontre de Walter Wolf et de son épouse Katarina qui vont lui montrer le chemin pour apprivoiser et écouter ses pensées indomptables grâce au Petit Manuel de réenchantement. Tarot, astrologie, théories psychanalytiques font irruption dans sa vie pour mieux la questionner car, comme le dit M. Wolf : »Nous avons tous notre propre lumière. A nous de trouver comment la faire rayonner. Et je reconnais que ce n’est pas toujours facile. »

Pour Elodie, effectivement, l’apprentissage semble difficile :

« Je retournai dans le salon. Le livre était ouvert là où je l’avais laissé. Sur la page de gauche, je reconnus une très belle photographie en noir et blanc qui représentait le baiser de Psyché, par Canova, exposé au Louvre. Je la connaissais : c’était l’œuvre d’un grand photographe allemand des années 1920, Dieter von Gutenborg. Mais plus encore que la photo, ce qui me frappa, c’est la légende inscrite en petits caractères :

L’impossible n’existe pas. Il n’est qu’une invention de l’inconscient pour vous empêcher de réaliser qui vous êtes. Si vous croyez vraiment à quelque chose, et si cela est juste pour vous, alors vous possédez le pouvoir de le rendre réel.

Le texte m’atteignit en plein cœur. […] Etait-il vraiment plausible qu’il me parle à moi, directement ? Mais d’où ? Et si l’impossible n’existait pas, pourquoi l’avais-je ressenti moi ? Je croulais sous les questions et je me sentais de plus en plus comme un chien dans un jeu de quilles. Peut-être Caro pourrait-elle m’éclairer ? Mais elle était en déplacement à Londres toute la semaine. Nous n’avions pas prévu de nous voir avant lundi prochain. Tant pis, j’attendrais. Et M. Wolf ? Lui qui semblait tout savoir ? Est-ce qu’il fallait que je retourne discuter avec lui comme il me l’avait proposé ? Non, pour le moment, mieux valait continuer à lire : le fameux ouvrage n’était-il pas censé me prodiguer de précieux conseils ? Peut-être…mais à quel prix ? Avais-je réellement envie d’aller plus loin ? De me replonger dans cette histoire au risque de réveiller ce que j’avais déjà eu tant de mal à enfouir ? Non, je sentais que ce n’était pas le moment. J’étais encore trop fragile. Je rangeai donc le livre à sa place et me préparait à sortir prendre l’air. J’en avais bien besoin. »

Ce roman se lit facilement et vous met de bonne humeur. Les personnages sont quelques fois caricaturaux comme la belle-mère guindée et pince sans rire, mais l’histoire est plaisante et véhicule un message optimiste qu’il est bon de garder à l’esprit une fois que le livre est refermé. C’est justement un roman à lire assis au coin du feu pendant les fêtes de Noël avant de prendre les bonnes résolutions de la nouvelle année !

Regarder la vérité en face

Et ne plus se cacher de sa lumière

Pour aller plus loin

2 réflexions au sujet de “Marche où la vie t’ensoleille”

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.