Films

Adieu les cons

Samedi 31 octobre

Premier week-end de reconfinement en ce samedi de fin d’octobre et alors que pour certains, la sortie du week-end se résumera à aller faire les courses dans une grande surface ou aller acheter quelques pots de peinture histoire d’occuper ces longs week-end, il n’est en revanche pas possible d’aller faire un petit tour en librairie comme Elsy l’aime tant, afin de se procurer quelques livres pour s’évader, penser, comprendre le monde qui nous entoure ou tout simplement se divertir.

Que notre vie culturelle est mise à mal depuis plusieurs mois, moins considérée que d’autres pans de notre vie sociale pourtant comment ne pas faire résonner les mots de Malraux devant ces choix : « La culture… ce qui fait de l’homme autre chose qu’un accident de l’univers. »

Alors, avant de se voir à nouveau privés de la liberté de pouvoir se rendre au spectacle, dans les librairies ou au musée, Elsy et son amoureux ont décidé de se rendre à la dernière séance du cinéma jeudi soir pour aller voir le film d’Albert Dupontel : Adieu les cons

Ce fut un vrai moment de régal tout en ayant un pincement au cœur de se dire que l’on ne pourrait pas, de si tôt, revenir dans les salles obscures.

Le film, porté par trois acteurs époustouflants, Virginie Efira, Albert Dupontel et Nicolas Marié raconte l’histoire de Suze Trappet (Virginie Efira) qui, a 43 ans, apprend qu’elle est malade et condamnée. Elle se met alors à la recherche de l’enfant qu’elle a mis au monde quand elle avait 15 ans et qu’elle a été forcée d’abandonner. Débute pour elle des démarches administratives qui lui laissent peu d’espoir de retrouver rapidement son enfant. C’est à ce moment, qu’elle croise JB (Albert Dupontel), informaticien ultra performant mais en plein burn out qui, bien malgré lui, va être contraint de l’accompagner dans sa quête, aidé par M. Blin (Nicolas Marié), aveugle, mais qui en pince pour Suze.

Nos trois compères sont emmenés dans une course folle qui rebondit de péripéties en péripéties et qui touche à la fois au burlesque, à l’improbable et au magique. Comme une fable sur l’humanité, la maladie, le handicap, on alterne entre le rire et les larmes. C’est touchant, émouvant et en même temps totalement décalé et merveilleux. On se croirait tombés de l’autre côté du miroir comme Alice dans un monde où la technologie permet tout, où le temps presse, où l’amour redonne la mémoire et où la folie rejoint la poésie pour mieux conter notre humanité.

Un vrai bon moment de cinéma pour un vrai bon film, qui espérons le, pourra être reprogrammé en salle à la sortie de ce nouveau confinement.

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