Livres

Click & collect

Dimanche 15 novembre

La librairie Shakespeare & Company à Paris, mardi 3 novembre. MICHEL EULER/AP – Le monde

Le « Click & collect » est-il devenu un acte de résistance en cette période de confinement? Le nouvelle arme d’accès massive à la lecture en dehors des giga plateformes de vente en ligne? Commerces non indispensables aux yeux de ceux qui nous gouvernent, les librairies ont fermé leurs portes et il est désormais impossible d’aller y faire un petit tour comme Elsy l’aime tant.

Le « Click & pick up » sous son autre nom est devenu le seul moyen  de se procurer quelques ouvrages pour égayer ces longs week-end mornes du mois de novembre. Pour autant, rien ne remplace la flânerie le long des présentoirs et tables recouvertes de livres, le regard qui s’arrête sur telle couverture, sur ce titre qui éveille notre curiosité, sur cet auteur que l’on ne connaît pas mais dont on a entendu parlé,  sur cette petite fiche écrite à la main par notre libraire préféré et qui indique « Coup de cœur de votre libraire« . Alors, vient le moment où l’on se saisit de l’ouvrage et la découverte est ensuite tactile,  la taille de l’ouvrage, son format, puis olfactive car je ne sais quelle zone du cerveau s’active ou quelle hormone se diffuse en moi, quand j’ouvre les pages d’un livre neuf et que je respire l’odeur du papier, mais, ce que je sais, c’est que cela me procure toujours cette même sensation de bien-être. Et enfin, la lecture ou « acte de création permanente » comme le dit Daniel Pennac.

Rien ne vaut cette plongée dans ce petit havre qu’est une librairie où fourmillent en silence ou à voix feutrée les inconditionnels de la lecture. Et comme l’écrit notre cher François Busnel : « Une librairie, c’est l’endroit où l’on pense trouver ce que l’on cherche, et dont on ressort souvent avec les livres auxquels on n’avait jamais songé. »

Librairie Delamain Paris

Alors en attendant que le maudit virus nous laisse tranquille et que l’on puisse retrouver le chemin des librairies, Elsy a fait un petit tour en librairie virtuelle et usé du Click & collect pour égayer ce confinement. Voici, en partage, ses derniers achats….

  • En nous beaucoup d’hommes respirent de Marie-Aude Murail

Des photos, des menus de mariage, des mèches de cheveux, des images pieuses et des liasses de lettres enrubannées… Voilà le trésor que Marie-Aude Murail découvre en vidant la maison de ses parents. Tout le roman familial ressurgit et s’affine au fil d’une enquête qui reconstitue trois histoires d’amour successives. Il y a Raoul tombant fou amoureux de Cécile à l’été 1914, juste avant son départ pour le front, il y a Gérard, le poète qui rencontre Marie-Thérèse dans Paris libéré, il y a aussi celle que fut Marie-Aude, et ses mots de dix-huit ans à Pierre qui deviendra son mari. De la Grande Guerre aux années 2000, le souffle romanesque de l’auteure, nourri par une riche iconographie, nous plonge d’emblée dans un récit d’autant plus universel qu’il est totalement singulier.

  • L’ivresse des libellules de Laure Manel

Quatre couples d’amis décident de s’octroyer des vacances sans enfant dans une luxueuse bastide. Mais l’ambiance qui promettait d’être insouciante et idyllique ne tarde pas à se charger d’électricité. La faute aux caractères (et petite névroses) de chacun et chacune, aux modes de vie différents, à l’usure et à la routine qui guettent les amoureux quand s’invite le quotidien, et à des parents qui ont oublié ce qu’était leur existence lorsqu’ils ne l’étaient pas encore…. Quand débarque une jeune célibataire, le groupe est plus que jamais au bord de l’implosion.

  • La petite bibliothèque du bonheur de Felicity Hayes-McCoy

Hanna Casey menait une vie dorée, à Londre, jusqu’à ce qu’elle surprenne son mari avec une autre femme. Bouleversée, elle rentre chez sa mère, dans son village natal, sur la côte ouest de l’Irlande. Rapidement, elle trouve un poste de bibliothécaire et s’investit pleinement dans ce travail qui la passionne. Cependant, ce nouveau départ, à 51 ans, est loin d’être facile. D’autant que la cohabitation entre Hanna et sa mère tourne rapidement au vinaigre. Hanna songe alors à la maisonnette délabrée, perchée sur la falaise, que lui a léguée sa grand-tante. Elle décice de s’y installer et de rénover la bâtisse, avec l’aide de Fury, un maçon charmant et enjoué qui commence…par lui prêter une chèvre pour tondre sa pelouse ! Grâce à lui, Hanna découvre peu à peu la vie farfelue du village, les personnalités attachantes qui le composent, mais aussi les liens forts unissant ces familles isolées dans la campagne irlandaise. Quand elle apprend que la bibliothèque est menacée de fermeture, Hanna sait qu’elle pourra compter sur ses nouveaux amis pour l’aider à se battre et surmonter cette épreuve.

En attendant de retrouver la liberté de flâner parmi les livres, j’espère que ce confinement vous réservera de belles lectures à vous aussi…

« La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d’un auteur. »

Paul Auster

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