Au gré des jours

Dimanche 9 décembre

Au gré des jours plante

Le 9 novembre 2017, l’anthropologue Françoise Héritier, disciple de Claude Levi-Strauss était sur le plateau de La Grande Librairie pour évoquer avec François Busnel ce qui sera son dernier livre : Au gré des jours.  En effet, elle décèdera quelques jours plus tard, le 15 novembre 2017. Quelle chance d’avoir pu entendre les mots de cette féministe convaincue qui livrait ce qui allait devenir son livre testament, un ouvrage qui remet au centre de l’existence ses petits riens auxquels on ne prête pas toujours attention, mais qui font le Sel de la Vie et qui fait l’éloge de l’amitié à travers les souvenirs déposés comme des galets de cette vieille dame au soir de sa vie.

Elsy avait demandé au Père Noël de glisser sous le sapin l’an dernier Au gré des jours et cette lecture fut un réel plaisir. Le livre est composé de deux parties : la première s’intitule « De bric et de broc » et la deuxième « Façonnages ».

« De bric et de broc » est une suite de mentions de tout ce qu’apprécie Françoise Héritier, les choses simples du quotidien, ces petits bonheurs de la vie.  « Façonnages » prend la forme d’une autobiographie qui, comme le dit l’auteure, met en perspective « comment ses matériaux ont servi de support à l’élaboration de ma propre vie. »

Il est bon de se laisser aller à ressentir avec ses mots des sensations : « … grelotter d’un coup, et se blottir sous une couverture, […] écouter avec délectation la pluie qui martèle allègrement une toiture en zinc, […] pester en cherchant ses clés au fond du sac, […]peler une pomme de terre bouillante en se brûlant les doigts, […] avoir en bouche la délicate douceur d’un bonbon à la bergamote de Nancy qui en appelle un autre, […] » et retrouver à travers ses évocations une part de ses propres souvenirs : « revoir le gentil sourire de sa grand-mère qui proposait une tasse de bonne hysope à ceux qui lui rendaient visite, […] humer l’air frais de la montagne narines au vent et yeux mi-clos, […] sentir encore le poids de sa chatte de gouttière Roulettes sur ses pieds et dans le cou celui de sa chatte siamoise Julie qui savait si bien vous éveiller d’une griffe savamment enfoncée dans une narine.« 

Dans la  deuxième partie du livre, on découvre le destin de cette femme qui apparait dans sa simplicité malgré la brillance de son parcours universitaire et les responsabilités qu’elle a exercées, ses rencontres et échanges avec des personnages illustres, sa découverte de l’Afrique et la place centrale que tenait l’amitié dans sa vie.

« J’ai toujours rendu un culte à l’amitié. En réfléchissant bien, je pense être spontanément plus proche des femmes que des hommes. Du côté masculin, j’ai cependant deux amis à qui je peux pratiquement tout dire pour des raisons et sur des sujets différents : Marc Augé et Jean-Charles Piette. Autour d’un premier cercle avec deux ou trois ami(e)s collègues m’apporte un soubassement fort pour des discussions professionnelles et amicales plaisantes. J’ai deux amies de longue date, très proches : Monique Chevallier, Annick Drogou, et bien d ‘autres que je vois moins souvent mais que j’aime aussi beaucoup : Sophie, Eliane, Lydie, Françoise, Michelle, Michèle, Odile, Solange, Danièle… Il n’y a guère de plus grande satisfaction que celle d’avoir passé quelques heures dans une conversation à bâtons rompus, pleine de vivacité, de renversements, de tête-à-queue, de retours en arrière, de mots d’esprit, de fous rires, de mimes offusquées… avec une amie. Ce sont des moments de grâce et de grande vérité On écoute, on admire, on compatit, on se confie, on fait confiance, on s’abandonne, on rit de bon cœur, on se moque gentiment, on dit : « Tu te souviens du jour où…? » C’est délicieux. Cela dure toute la vie. Je ne recherche rien tant que cette simple amitié-là, sans arrières-pensées sans chausse-trapes, sans ambiguïté, simplement parce que c’est nous et qu’on s’aime. »

Alors, suivez l’invitation de Françoise Héritier « Prenez place s’il vous plait »  et suivez les traces et la leçon de vie de cette grande dame qui a fermé  doucement la porte derrière elle. ♥♥♥

La flemme en rose

Dimanche 2 décembre

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La mode est au flamant rose en ce moment. Vous avez remarqué? On en voit partout, sur les chemisiers, les serviettes en papier, les trousses, porte-clés…. alors je n’ai pas résisté à l’envie de vous faire partager le dernier mug d’Elsy.

La flemme? Le flamant? Y-a-t-il finalement un rapport entre cet animal étrange à  la couleur pinky et cet état qui vous saisit parfois, qui vous fait culpabiliser alors que vous avez mille choses à faire : nettoyer la voiture, ranger votre placard à chaussures, venir à bout de cette montagne de repassage…

On sent cette flemme monter et l’on se dit : « bouhhh, je le ferai le week-end prochain ». Et nous voici pris dans la spirale de la procrastination que nous avons pourtant bien intégrée comme mauvaise conseillère : « Ne remets pas au lendemain ce que tu peux faire le jour même! » nous dit le proverbe.

Mais après tout, dans cette affaire, la clé ne résiderait-elle pas dans la question de la définition de nos priorités? Pas toujours facile à faire me direz-vous. Mais, on peut peut-être essayer. Si déjà se poser la question était un premier pas vers la posture du flamant rose. En définitive, s’il dort sur une patte, n’est-ce pas pour préserver son équilibre?

Alors aujourd’hui, pourquoi ne pas écouter votre flemme. Je vous propose d’opter cet après-midi pour une petite pause goûter en famille autour de quelques muffins façon financiers et de choisir des lectures pour vos enfants ou petits enfants à la découverte de ce bel oiseau rose.

Commencez par réaliser les muffins avec vos bambins, c’est très simple et en général, il adorent faire de la pâtisserie. Voici la recette :

  • Préchauffez le four à 180°
  • Faites fondre 150 g de beurre
  • Dans un saladier, mélangez 50g de farine, 100g de poudre d’amande et 170g de sucre glace
  • Ajoutez le beurre fondu et mélangez bien
  • Dans un autre saladier, battez en neige 5 blancs d’œufs puis ajoutez les délicatement à la première préparation
  • Versez la pâte dans des moules à muffins et ajoutez sur le dessus une amande entière
  • Faites cuire 20 minutes à 180° jusqu’à ce que les muffins soient bien dorés

Vous pouvez également remplacer l’amande par  une framboise ou ajouter à la préparation quelques grammes de pâte de pistache…

Il est temps maintenant de s’enrouler dans une couverture et de plonger dans la lecture d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, le jeu étant de trouver à quel moment de l’histoire notre compère flamant rose se cache.

Je vous partage également ce poème de Maurice Carême pour un peu de rêverie.

Une patte repliée
Sous leurs plumes qui se figent,
Les hauts flamants rassemblés
S’efforcent de ressembler
A des roses sur leur tige.

Vit-on jamais dans le vent
Rosier plus vibrant de roses
Que ce bouquet de flamants roses,
Ce bouquet que le lac pose
Au pied du soleil levant ?

Et, quand le bouquet s’effeuille,
Qui peut encore distinguer,
De ce nuage rosé
Que la brise cueille,
Le flamant rose envolé ?

Maurice Carême

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Couverture du livre de Diane Ducret La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose

 

Le bonheur dans l’art de la lenteur

Dimanche 25 novembre

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Jour pluvieux que ce dimanche 25 novembre. Comme elle semble loin la douceur de l’été et l’on approche à grands pas des fêtes de fin d’années. Les devantures se parent de guirlandes et de dorures, les grandes surfaces vous invitent déjà à acheter les noix de saint jacques et autres foies gras qui garniront vos assiettes le soir du réveillon et vous songez peut-être déjà à faire votre liste au Père Noël…

Et si pour changer, on renonçait à se projeter aujourd’hui. Juste pour une journée, je vous propose de ne penser à rien qu’à d’autre qu’à cette journée de dimanche. Déposez votre smartphone dans une boite bien fermée et déconnectez du monde qui vous entoure, éteignez les radios, téléviseurs, oubliez ce qui vous attend demain au travail, fermez les écoutilles, enfilez vos bottes et votre imperméable et allez faire un tour dans la nature, bref, ralentissez.

Adopter l’art de la lenteur, comme le font si bien nos amis félins est sans doute la meilleure façon de se ressourcer, de mettre son esprit en pause et de profiter simplement de la vie.

Le Bonheur

De votre cœur tranquille et dans vos larges yeux,
O vénérable chat, la sagesse est innée;
Votre rouet sans fin près de la cheminée
Est l’écho bourdonnant d’un rêve harmonieux.

Quand vous voulez dormir comme dorment les Dieux,
Vous vous roulez en boule, âme prédestinée,
Vous laissez les soucis à la race damnée
Qui laboure la terre et qui sonde les cieux.

Tel qu’un brahme affranchi des misères du monde
Vous buvez le bonheur dans la coupe profonde
Où l’homme ne boit plus que la fièvre et la mort;

Et de l’Eden perdu le mirage tragique
Apparaît, évoqué par un miroir magique,
Dans la sérénité de vos prunelles d’or.

Hippolyte Taine , A trois chats, Douze sonnets

 

 

 

 

La femme au carnet rouge

Dimanche 18 novembre

La femme au carnet rouge

Il est des moments dans l’année où l’on a envie d’une pause autour d’un livre qui vous fait du bien, qui vous envoie des ondes positives et qui vous laisse exprimer votre côté fleur bleue…

C’est d’un livre comme cela dont je voulais vous parler aujourd’hui, La femme au carnet rouge d’Antoine Laurain.

Le livre débute un soir  à Paris. Une jeune femme, Laure, est victime d’une agression et se fait voler son sac à main. Le lendemain matin, Laurent, libraire, découvre le sac sur le couvercle d’une poubelle. Après des heures d’attente au commissariat où il était venu le rapporter, il décide finalement de le conserver et de retrouver sa propriétaire bien qu’il ne contienne pas de papier d’identité.

Débute alors une quête pleine de mystères pour Laurent qui se sent comme envouté par cette femme dont il découvre des bribes de sa personnalité et de son intimité à travers les objets contenus dans le sac et plus particulièrement à la lecture d’un petit carnet en Moleskine rouge.

« Laurent était plongé dans le carnet en Moleskine rouge contenant les pensées de l’inconnue sur des centaines de pages, parfois raturées, soulignées ou écrites en majuscules. L’écriture était élégante et souple. Elle devait les avoir consignées au gré de ses envies, sûrement aux terrasses de cafés ou lors de trajets en métro. Laurent était fasciné par ces réflexions qui se succédaient, aléatoires, touchantes, loufoques, sensuelles. Il avait ouvert une porte qui menait à l’esprit de la femme au sac mauve et même s’il était un peu déplacé de lire les pages du petit carnet, il ne pouvait s’en détacher. Un citation de Sacha Guitry lui était revenu à l’esprit : « Regarder quelqu’un dormir, c’est lire une lettre qui ne vous est pas adressée. » La bouteille de vin était à moitié vide et le hachis parmentier avait été oublié sur le plan de travail de la cuisine.

Le premier objet qu’il avait trouvé était un flacon de parfum en verre noir, Habanita de Molinard. Une pulvérisation lui révéla une odeur poudrée d’ylang-ylang et de jasmin. […]

Les objets paraissaient innombrables. Laurent décida d’en retirer plusieurs à la fois. Il plongea sa main dans la poche latérale gauche et en sortit pêle-mêle un Pariscope, un baume pour les lèvres, un sachet d’Efferalgan, une épingle à cheveux et un livre. Accident nocturne de Patrick Modiano. Laurent s’arrêta, l’inconnue était donc une lectrice de Modiano et il lui sembla que le romancier affectionnant le mystère, la mémoire et les quêtes d’identités lui faisait signe. »

Laure, quant à elle, n’ayant plus les clés de son appartement, décide de passer la nuit dans un hôtel en expliquant sa situation et en sollicitant la bienveillance du concierge qu’elle payera le lendemain. Toutefois, le lendemain, Laure ne sort pas de sa chambre. Il finit par aller la trouver et la découvre inconsciente, une tâche de sang sur l’oreiller. Le lecteur suit alors en parallèle la quête de Laurent pour retrouver cette femme dont il détient les derniers objets qu’elle a tenue entre ses main et l’histoire de Laure après son agression.

« Depuis quatre jours, la place de Laure à l’atelier était vide. Lorsqu’il ne l’avait pas vue arriver jeudi matin, il avait su que quelque chose n’allait pas. A onze heures, il avait laissé un message. A midi, un autre. A treize heures, il avait composé son numéro fixe. Au retour du déjeuner, où l’absence de Laure avait été le sujet principal de conversation avec Agathe, Pierre, François, Jeanne et Amandine – les autres compagnons- il avait été convenu avec Sébastien Gardhier – quatrième génération des ateliers – qu’il serait préférable de se rendre à son domicile. C’est encore William, j’ai quitté l’atelier, je passe chez moi prendre les clés de Belphégor et je viens chez toi, avait-il laissé comme ultime message sur le portable de Laure. C’était ainsi qu’ils nommaient entre eux le double des clés de son appartement – William ne l’utilisait que pour aller nourrir le chat lorsqu’elle était absente.

Après deux coups de sonnette sans réponse, il décida d’ouvrir. La porte entrebâillée, le félin se faufila et sortit sur le palier, comme à son habitude. Il regarda William, positionna son dos en arc de cercle et commença à se déplacer en crabe, les oreilles couchées. « Il fait cela quand il a peur, une position d’attaque. » Les mots de Laure lui revenaient à l’esprit et si le chat avait peur, c’est bien qu’il s’était passé quelque chose. Laure? appela-t-il, tu es là? »

Le roman se lit très facilement. Les chapitres sont courts, l’intrigue est bien menée et l’on reste curieux de savoir si Laurent finira par retrouver les pas de Laure.

C’est un bon moment de lecture, un roman feel good qui vous apportera un peu de chaleur en cet hiver qui arrive à grand pas… ♥♥♥

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Les couleurs de l’automne

Dimanche 4 novembre

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L’automne s’est désormais installé et en ce dernier jour de vacances pour les enfants, on se plait à vouloir encore profiter des couleurs de la nature. On a envie de ballades en forêt sur des tapis de feuilles mortes, de ramasser des champignons ou de cueillir quelques cyclamens qui tapissent les sous-bois de tâches roses ou blanches.

Une fois encore je voulais vous partager ce très beau poème de Baudelaire qui chante la nature, ses couleurs et ses odeurs… Ralentissons pour savourer l’automne de la nature….

 

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
– Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Correspondances – Charles Baudelaire

 

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Le jeu

Jeudi 1er novembre

Le jeu

La pluie, le froid et la grisaille sont revenus, temps habituel pour les vacances de Toussaint. Sans transition cette année, l’été nous a quitté et l’on se trouve un peu désemparé en rallumant la cheminée et en sortant pulls et doudounes de nos armoires.

En même temps, quoi de plus agréable quand il pleut que de se lover avec un bon bouquin ou d’aller se plonger dans une salle obscure de cinéma.

C’est ce que je vous conseille aujourd’hui, en allant voir le dernier film de  Fred Cavayé, Le Jeu, avec une série d’acteurs tous exceptionnels : Bérénice Bejo, Stéphane De Groodt, Doria Tillier, Vincent Elbaz, Roschdy Zem pour les plus connus et Suzanne Clément, Grégory Gadebois et Fleur Fitoussi, moins connus mais tout aussi puissants dans cette comédie dramatique.

Le film est un remake de celui  de l’italien Paolo Genovese, Perfetti sconosciuti, sorti en 2016.

L’histoire débute par l’arrivée de deux couples chez Vincent (Stéphane De Groodt) et Marie (Bérénice Béjo) pour un dîner. Arrive, un peu après, Ben (Grégory Gadebois) qui devait venir avec sa nouvelle compagne. Finalement, il arrive seul.

Le dîner s’engage sur le ton des plaisanteries et de la bonhomie. On sent pour autant quelques tensions ou  malaises entre certains protagonistes et plus particulièrement entre certains couples. Après une blague ratée de Ben  sur les téléphones portables qui sont désormais, selon lui, les boites noires des couples, Marie propose que chacun dépose au centre de la table son smartphone. Tout message, appel, notification de réseau social ou mail devra être lu et partagé à voix haute avec le reste des convives.

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Commence alors un drôle de jeu où les secrets des uns et des autres vont être révélés au grand jour par l’intermédiaire de cette petite technologie.

Le film, qui se joue à huit clos, et qui alterne entre séquences comiques, émouvantes et dramatiques, le tout porté par un casting brillant, se déroule dans un décor très cosy et chaud.

Plus l’histoire progresse et plus l’on va de surprise en surprise, le moindre détail prenant toute sa signification, les émotions passent à travers des échanges de regards, l’expression des visages filmés de manière serrée.

Enfin le jeu des acteurs est juste, touchant. Difficile de mettre en avant l’un plutôt qu’un autre, mais je décernerais quand même un prix plus particulier à Stéphane De Groodt et Grégory Gadebois, une belle découverte pour moi que cet acteur.

Alors en ce jeudi de Toussaint, triste et humide, rendez-vous dans votre salle de cinéma , allez jouer avec ces acteurs. Vous verrez, c’est jubilatoire!!♥♥♥

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Scottish Millionaire’s Shortbread

Dimanche 21 octobre

Bonjour  cher-e-s ami-e-s lecteurs-trices !

Alors que le soleil brille encore en ce 21 octobre et que l’on croirait que l’été ne finira jamais, je voulais vous proposer de partir faire un petit voyage culinaire en Écosse pour tenter une recette de délicieux gâteau au caramel et au chocolat : le Millionnaire Shortbread.

Cette gourmandise ravira les enfants et les plus grands, mais attention au risque d’addiction, c’est un gâteau qui a un petit goût de reviens-y….

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Pour réaliser le Millionaire Shortbread :

Le sablé

  • Préchauffez votre four à 180°
  • Dans un saladier, préparer la couche sablée du gâteau en mélangeant 120g de beurre demi-sel mou, 50 g de sucre, 180g de farine et 1 sachet de sucre vanillé
  • Formez une boule que vous pouvez mettre au frais pendant 30 minutes. Elle sera plus facile à étaler ensuite
  • Dans un moule carré, disposez une feuille de papier sulfurisé et étalez la pâte sablée. Si vous disposez d’un moule Flexipan, le papier sulfurisé n’est pas nécessaire.
  • Faites cuire la pâte pendant 25 minutes jusqu’à ce qu’elle soit dorée puis laissez refroidir

Le caramel

  • Préparez ensuite le caramel en faisant fondre dans une casserole 120g de beurre demi-sel, 400g de lait concentré sucré, 120g de sucre et 2 cuillères à soupe de miel crémeux
  • Mélangez sans cesse pendant environ 5 minutes jusqu’à ce que le caramel épaississe
  • Versez le ensuite sur le sablé et laissez refroidir au moins pendant une bonne demi-heure voire plus

Le chocolat

  • Selon vos goûts, vous pouvez utiliser du chocolat noir ou du chocolat au lait. Personnellement, je préfère le noir.
  • Faites fondre 200 g de chocolat et versez le sur le caramel
  • Mettre ensuite le gâteau au réfrigérateur
  • Servez le après avoir coupé des carrés de gâteau et n’oubliez pas de l’accompagner d’un english tea ♥♥♥

Et après ce petit tour culinaire écossais, je vous propose de faire une petite escapade photographique le long du Leith walkway, qui coule d’Edimbourg vers le port. Promenade bucolique…

 

« Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ; il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l’entendre. »

Lord Byron – Don Juan

 

 

 

L’atlas vagabond

Dimanche 7 octobre

Atlas vagabond

 

Aujourd’hui je voulais parler d’un livre pour enfant coup de cœur, l’atlas vagabond, un monde d’aventures de Lucy Letherland (illustrations ) et Rachel Williams (textes).

Cet ouvrage s’adresse aux globe-trotters et globe-trotteuses en herbe et les entraine à la découverte du monde et des cultures des quatre coins de la planète sur les pas de deux aventuriers.

L’atlas, revisité au format XXL, compile des planches aux couleurs vives et nuancées. Chacune présente un pays et invite le jeune lecteur à participer au Carnaval de Rio, au Nouvel an chinois, aux jeux des Highlands ou à un safari en canoë sur le Zambèze. Abordant à la fois la pluralité des cultures, la richesse de la biodiversité et la beauté des paysages, cet ouvrage « célèbre l’immense diversité de notre planète ».

En plus de découvrir la Finlande et ses aurores boréales, le jeune lecteur fait la connaissance du renard roux aux vibrisses aiguisées pour le guider dans la neige ou du Harfang des neiges, dont le plumage lui recouvre même les pieds! Quelques pages plus loin, il fait plus chaud autour des papillons monarques du Mexique ou du Kinkajou de la forêt amazonienne….

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Les dessins sont d’une grande beauté, à la fois naïfs et précis dans les détails. Je vous livre mes planches préférées : Le fête du cheval en Espagne, La Holi en Inde  et la fête de la Montgolfière au Canada ♥♥♥

«  Le voyage est comme une porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve. »

Guy de Maupassant

Lectures nature

Dimanche 30 septembre

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Aujourd’hui, je voulais vous partager mes prochaines idées de lecture en prenant une option nature avec deux ouvrages différents et que j’ai très envie de découvrir :

  • Jours Barbares – Une vie de surf de Willam Finnegan

Ce récit, élu meilleur livre de l’année par le magazine America et meilleure autobiographie de l’année par le journal  Lire, est celui d’un homme qui a adopté le surf comme un art de vivre, qui fait de l’océan un échappatoire et une source d’émerveillement devant la brutalité du monde à laquelle il est confronté en tant que reporter de guerre. Faces aux horreurs du Soudan, des Balkans et autres atrocités, la vague devient et demeure sa boussole.

« Un récit personnel et flamboyant » nous dit François Busnel, alors laissons-nous emmener sur la vague de William Finnegan….

  • La vie secrète des arbres de Peter Wholleben

Peter Wholleben a fait une grande partie de sa carrière en tant que forestier en Allemagne. A travers cet ouvrage, il nous apprend comment s’organise la société des arbres et nous livre leurs secrets de communication et de solidarité. La magie des végétaux est ici révélée par un conteur écologique qui devrait nous amener à percevoir autrement les arbres et les plantes. Après cette lecture, vous ne devriez plus faire un tour en forêt de la même façon. Face à l’urgence écologique, nous avons sans doute à apprendre de la nature avec humilité.

« Une revigorante école d’altruisme, pour ne pas dire d’humanité » – Le Monde

Alors sous ce beau soleil de fin septembre, pourquoi ne pas aller faire une promenade en forêt. En plus de cueillir des champignons, vous aurez peut-être l’occasion de percer le mystère des arbres…

Arbres Croisic

Le Hygge Saturnien

Dimanche 23 septembre

L’automne s’est bel et bien installé ce dimanche sur notre Touraine. L’ambiance est humide et grise. Il semble temps de ranger les transats et le salon de jardin, de troquer la petite robe d’été contre un pull bien douillet. Mais, pas d’abattement, car c’est un temps idéal pour s’adonner à notre sport favori le Hygge! Si vous ne savez pas comment débuter, je vous invite à lire Le livre du Hygge de Meik Wiking qui vous donnera toutes les ficelles pour vous lancer, et, vous verrez, la grisaille ne vous fera plus déprimer.

Pourquoi ne pas commencer dès ce dimanche en sortant vos fouets et plats à gâteau pour réaliser cette recette toute simple de gâteau aux noix du Périgord et pépites de chocolat? Car la pâtisserie, c’est très hygge!

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  • Dans un petit sac plastique, type sac congélation, versez 65 g de noix et concassez les à l’aide d’un rouleau à pâtisserie
  • Dans un saladier, mélangez, les noix, 50g de sucre, 100 g de farine et 1 sachet de levure
  • Ajoutez 2 œufs et un yaourt nature et mélangez bien pour obtenir une préparation fluide
  • Complétez la préparation en versant 100 g de pépites de chocolat puis versez la dans un moule de 18 à 20 cm préalablement beurré
  • Faites cuire à four chaud 180° pendant 20 à 25 mn puis laissez refroidir avant de démouler

A partager en famille avec un verre de cidre ou un thé bien chaud.♥♥

Deuxième étape pour un dimanche hygge, un peu de lecture. Je ne résiste pas à l’envie de vous partager la célèbre Chanson d’automne de Verlaine que vous connaissez sans doute mais que l’on se plaît à lire et relire.

Chanson d’automne

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine, Poèmes saturniens

Enfin, pour être certain de profiter de ce moment, n’oubliez pas un peu de ronronthérapie!!

Cerise
Cerise, la minette de Cécile