Le jeu

Jeudi 1er novembre

Le jeu

La pluie, le froid et la grisaille sont revenus, temps habituel pour les vacances de Toussaint. Sans transition cette année, l’été nous a quitté et l’on se trouve un peu désemparé en rallumant la cheminée et en sortant pulls et doudounes de nos armoires.

En même temps, quoi de plus agréable quand il pleut que de se lover avec un bon bouquin ou d’aller se plonger dans une salle obscure de cinéma.

C’est ce que je vous conseille aujourd’hui, en allant voir le dernier film de  Fred Cavayé, Le Jeu, avec une série d’acteurs tous exceptionnels : Bérénice Bejo, Stéphane De Groodt, Doria Tillier, Vincent Elbaz, Roschdy Zem pour les plus connus et Suzanne Clément, Grégory Gadebois et Fleur Fitoussi, moins connus mais tout aussi puissants dans cette comédie dramatique.

Le film est un remake de celui  de l’italien Paolo Genovese, Perfetti sconosciuti, sorti en 2016.

L’histoire débute par l’arrivée de deux couples chez Vincent (Stéphane De Groodt) et Marie (Bérénice Béjo) pour un dîner. Arrive, un peu après, Ben (Grégory Gadebois) qui devait venir avec sa nouvelle compagne. Finalement, il arrive seul.

Le dîner s’engage sur le ton des plaisanteries et de la bonhomie. On sent pour autant quelques tensions ou  malaises entre certains protagonistes et plus particulièrement entre certains couples. Après une blague ratée de Ben  sur les téléphones portables qui sont désormais, selon lui, les boites noires des couples, Marie propose que chacun dépose au centre de la table son smartphone. Tout message, appel, notification de réseau social ou mail devra être lu et partagé à voix haute avec le reste des convives.

vicent Elbaz

Commence alors un drôle de jeu où les secrets des uns et des autres vont être révélés au grand jour par l’intermédiaire de cette petite technologie.

Le film, qui se joue à huit clos, et qui alterne entre séquences comiques, émouvantes et dramatiques, le tout porté par un casting brillant, se déroule dans un décor très cosy et chaud.

Plus l’histoire progresse et plus l’on va de surprise en surprise, le moindre détail prenant toute sa signification, les émotions passent à travers des échanges de regards, l’expression des visages filmés de manière serrée.

Enfin le jeu des acteurs est juste, touchant. Difficile de mettre en avant l’un plutôt qu’un autre, mais je décernerais quand même un prix plus particulier à Stéphane De Groodt et Grégory Gadebois, une belle découverte pour moi que cet acteur.

Alors en ce jeudi de Toussaint, triste et humide, rendez-vous dans votre salle de cinéma , allez jouer avec ces acteurs. Vous verrez, c’est jubilatoire!!♥♥♥

le jeu photo

 

 

Kedi : des chats et des hommes

Vendredi 29 décembre

Kedi_Des_Chats_et_des_HommesEn cet après-midi bien gris et pluvieux de décembre, Elsy avait programmé une petite séance cinéma. Pas pour aller voir un film de Noël, même si elle a bien apprécié le dernier Alain Chabat, Santa et Cie, non, pour aller découvrir un très beau documentaire sur les chats qui peuplent la ville d’Istanbul : Kedi : des chats et des hommes. Pour voir la bande-annonce, cliquez ici

Ce film, de la réalisatrice turque Ceyda Torun, séduira forcément les amoureux des chats, mais pas que, car il dépeint aussi, avec beaucoup de délicatesse, les habitants d’Istanbul dans toute leur humanité. Le fil rouge de ce documentaire est tracé par le lien fort et étroit qui unit les femmes et les hommes de cette ville, plaque tournante de tous les échanges maritimes depuis des siècles, et ces chats errants, dont les ancêtres sont arrivés par bateau et qui  vivent désormais par milliers dans la grande ville.

On découvre sept portraits de chats grâce à des images souvent tournées à hauteur de museau. Il y a Sari, Psikopat, Bengü, Aslan Parçasi, Deniz, Gamsiz, Duman et tous les autres, chatons nourris à la seringue et autres matous qui attendent les restes de poisson près du port. Le préféré d’Esly, se prénomme Gamsiz, joueur et cabotin qui règne comme le roi sur son petit bout de quartier et sait user de son charme pour faire craquer tout le monde…

Grandiz
Gamsiz

Les images de la ville d’Istanbul sont magnifiques, on y voit l’effervescence de sa vie, ses marchés, son port, ses cafés et ses ruelles et, à chaque détour, un matou dont pas un ne ressemble à un autre, de toutes les races, de toutes les couleurs et de tous poils. Endormis sur les terrasses des cafés, jouant sur les étales du marché, escaladant les arbres pour se faufiler jusque sur les toits des immeubles ou bien guettant  les rongeurs à proximité des égouts, la ville grouille de ces beaux félins  auxquels les habitants sont profondément attachés : parce qu’ils sont l’âme de la ville, parce que chacun raconte le lien unique et si particulier qui l’unit à son chat, un chat non pas choisi mais arrivé un jour, à l’improviste, et qui n’est pas reparti. Le chat empli de mystère pour certain, messager de dieu pour d’autres, apparaît si différent de l’homme et en même temps si proche de lui, anti-dépresseur absolu et sacré qui redonne goût à la vie et soigne les blessures. On est forcément ému en voyant ces hommes, gaillards, fondre littéralement devant les petites boules de poils qu’ils choient comme leur bien le plus précieux, avec un amour désintéressé et simple pour l’animal dans ce qu’il a de plus ancestral et avec toujours en toile de fond le respect de la liberté intrinsèque de ce félin.

Kedi femme et chat

Le film parle peu du contexte social et politique de ce pays, mais on le devine malgré tout par moment, au détour d’un commentaire, d’une image. Le vrai sujet du film reste le chat, véritable maître sacré d’Istanbul…Ce film est un beau moment, qui parle autant des chats que des hommes ♥♥♥

chat store

 

 

Les Gardiennes

Jeudi 14 décembre

Les Gardiennes

Séance cinéma le week-end dernier pour Elsy qui avait très envie d’aller voir sur grand écran le duo mère fille Nathalie Baye et Laura Smet dans le film  Les Gardiennes de Xavier Beauvois.

Ce film long, il dure 2h15, se déroule pendant la guerre 14/18. Il raconte l’histoire des femmes qui, pendant que leurs mari et fils combattent sur le front, assurent les travaux de la ferme. A l’époque, les outils sont encore très rudimentaires et les machines n’ont pas encore investi l’agriculture. On trait les vaches à la main, on laboure les champs avec des bœufs et on moissonne avec des faucilles.  Alors, à la ferme du Paridier, Hortense (Nathalie Baye), la mère, fait appel à une jeune femme, Francine (Iris Bry) orpheline, travailleuse et rigoureuse pour l’aider, elle et sa fille Solange (Laura Smet) à accomplir les travaux agricoles. La jeune Francine s’intègre rapidement à la famille et prend largement sa part du travail. Le rythme des saisons est marqué par les travaux dans les champs et avec les bêtes et par le retour à la ferme en fonction des permissions des fils et du gendre d’Hortense. Son fils cadet, Georges (Cyril Descours) et Francine finissent par se rapprocher. Ils débutent une correspondance…

Iris Bry

Ce film qui adapte le roman d’Ernest Pérochon La Gardiennes est très lent et l’intrigue est peu rebondissante. Son intérêt réside surtout dans la peinture des caractères, de ces femmes  fortes qui tiennent avec beaucoup de ténacité et d’humilité leurs terres. Elles démontrent au quotidien, force physique, abnégation et volonté dans l’espoir que le conflit se terminera un jour et que les hommes finiront pas revenir si la guerre ne les emporte pas.

Les personnages sont magistralement interprétés par les trois actrices principales. Les silences et les regards expriment souvent bien plus que les dialogues. Nathalie Baye est extrêmement juste et remarquable dans le rôle de la doyenne.

Laura Smet et Nathalie Baye

Enfin, les photos sont magnifiques et figent la beauté de la nature au fil des saisons, le brouillard froid sur les terres, le blond des blés qui brillent sous la chaleur de l’été, mais aussi l’effort sur les visages des femmes qui travaillent dans les champs ou dans l’étable, les émotions qui se lisent jusque dans leurs regards.

C’est un film à voir, ne serait-ce que pour relativiser certains petits soucis du quotidien et nous réapprendre ce qu’est le temps long rythmé par les saisons et les règles de la nature qui marquaient la vie souvent bien austère de nos aïeux. ♥ ♥

Hortense

 

Un piano sur le tapis rouge de Cannes…

Mercredi 17 avril

festival de Cannes

C’est aujourd’hui que s’ouvre officiellement le 70ème festival de Cannes qui célèbre chaque année le cinéma dans toute sa diversité et dans son ouverture au monde. Alors, on aime pour certains d’entre nous les paillettes, robes et bijoux de toutes les stars qui foulent le tapis rouge et qui rivalisent d’élégance, mais avec Elsy on aime surtout la célébration du cinéma et de ses talents. Avant l’ouverture du festival, et avant de découvrir le film qui fera l’ouverture  Les fantômes d’Isamël d’Arnaud Desplechin avec Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg et Mathieu Amalric, on voulait vous proposer une petit séquence nostalgie en revenant quelques années en arrière pour vous parler de la Palme d’Or du festival de 1993 : La leçon de piano de Jane Campion.

Ce film avec Rose McIver, Holly Hunter et Harvey Keitel se déroule au 19ème siècle en Nouvelle-Zélande.  Il raconte l’histoire d’Ada, jeune écossaise, qui est muette et qui communique avec sa petite fille uniquement en langue des signes et à travers la musique qu’elle joue au piano. Elle est envoyée par son père pour épouser un colon. Elle débarque alors sur une plage avec sa fille et son piano. Son mari, ne voyant aucun intérêt à faire entrer l’instrument dans sa demeure, accepte finalement de le faire transporter chez son voisin, Baines. Ada, qui se refuse à son mari, se laisse tenter par le marché que lui propose Baines : répondre à ses désirs et propositions pour regagner petit à petit chaque touche du clavier.

Ce film, magnifiquement interprété, est d’une profondeur bouleversante et touchante. La musique de Michael Nyman qui se mêle au son de la pluie et aux regards des personnages qui se croisent est inoubliable. En consacrant le film de Jane Campion Palme d’Or, le jury du festival de Cannes honorait pour la première fois depuis sa création en 1946, une réalisatrice!! Alors si vous n’avez pas la chance de fouler le tapis rouge ou d’avoir votre entrée VIP dans les salles de cinéma de la Côte d’Azur, découvrez ou redécouvrez La leçon de piano. C’est un film magnifique ♥♥♥♥

La-lecon-de-piano

Silence

There is a silence where hath been no sound,
There is a silence where no sound may be,
In the cold grave—under the deep deep sea,
Or in wide desert where no life is found,
Which hath been mute, and still must sleep profound;
No voice is hush’d—no life treads silently,
But clouds and cloudy shadows wander free.
That never spoke, over the idle ground:
But in green ruins, in the desolate walls
Of antique palaces, where Man hath been,
Though the dun fox, or wild hyæna, calls,
And owls, that flit continually between,
Shriek to the echo, and the low winds moan,—
There the true Silence is, self-conscious and alone.

Thomas Hood

L’Arnacoeur

Jeudi 27 avril

L'Arnacoeur

Après de magnifiques journées ensoleillées, la grisaille et le froid ont fait leur retour nous faisant oublier que le mois de mai n’est pas loin. Alors, pour ne pas perdre notre bonne humeur, rien de tel que de se prévoir un petit moment Hygge un soir ou ce week-end  en découvrant ou en regardant pour la énième fois en DVD le film de Pascal Chaumeil, L’Arnacoeur avec Romain Duris, Vanessa Paradis, Julie Ferrier et François Damiens.

Un vrai moment de détente et de rigolade devant cette comédie romantique qui réunit tous les ingrédients que l’on aime et qui alterne les scènes d’humour et d’amour. Alex (Romain Duris) accompagné de sa sœur Mélanie (Julie Ferrier) et de son beau-frère Marc ( François Damiens) a monté une petite entreprise un peu particulière : il est briseur de couple professionnel. Alex intervient sur commande pour mettre fin aux unions qui rendent malheureuses les femmes. Il leur ouvre les yeux et les libèrent d’une relation toxique ou vouée à l’échec…mais si la femme est heureuse, il refuse d’intervenir.

Un besoin d’argent va toutefois l’obliger à revoir sa position. Sa nouvelle mission : stopper le mariage de Juliette, une riche héritière,  à la demande de son père. L’affaire est loin d’être gagnée car elle est follement amoureuse de son futur mari Jonathan.

Ce film est un vrai plaisir. Personnellement, j’ai un faible particulier pour le personnage de Marc (François Damiens) ringard et gaffeur mais tellement drôle et attendrissant.♥♥ Et pour les fans de Dirty Dancing, il y a une petite séquence nostalgie!

Ceux d’entre vous qui ont vu L’Arnacoeur, n’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ce film en nous laissant un petit commentaire….

Damiens l'Arnacoeur

Vanessa Paradis

Les yeux jaunes des crocodiles

Dimanche 2 avril

Les yeux jaunes des crocodiles

Au programme de la télé ce soir, le film de Cécile Telerman : Les yeux jaunes des crocodiles avec Emmanuelle Béart (Iris) , Julie Depardieu (Joséphine), Patrick Bruel (Philippe) et Alice Isaaz (Hortense). Ce film est tiré d’un roman du même titre de Katherine Pancol. Alors selon votre goût, le film ou le livre, le livre avant le film, nous vous parlons aujourd’hui de cette histoire, de ce roman et de ce film car celui-ci est très fidèle au livre.

Les yeux jaunes des crocodiles raconte l’histoire de Joséphine, enseignante à l’université, spécialiste d’histoire médiévale qui élève ses deux filles à Paris pendant que son mari est parti en Afrique pour se lancer dans le business des crocodiles. Sa vie est triste. Peu à l’aise dans son corps et avec les autres, Joséphine galère financièrement et doit, en plus, gérer sa fille ado Hortense, qui elle sait ce qu’elle veut dans la vie et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Heureusement, Joséphine peut compter sur son amie Shirley, sa confidente pour l’aider à surmonter tout cela car de surcroit, Joséphine a une sœur, Iris, qui, à la différence d’elle mène une vie mondaine dans laquelle elle brille par sa beauté et son aisance.

Un soir, lors d’un dîner, Iris, se vante d’avoir commencé à écrire un livre alors qu’il n’en est rien et qu’elle sait qu’elle en est incapable. Pour ne pas perdre la face, elle convainc sa sœur de l’écrire à sa place et lui reversera l’argent que l’éditeur lui a proposé. Ce mensonge va les lier et les entraîner vers des lignes opposées.

Le livre est plutôt agréable à lire, les personnages sont parfois prévisibles, mais on s’y attache car même si on comprend assez vite le chemin qu’ils vont prendre, on a envie de les suivre jusqu’au bout. C’est un roman sympa à lire en vacances, et pour ceux qui auront aimé, Katherine Pancol a écrit une suite : La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi.

Pour le film, on vous le recommande aussi, ne serait-ce que pour les acteurs qui le portent, mais on vous conseille quand même de lire le livre avant… Pour voir la bande-annonce du film, c’est par ici

Suite Pancol

Hippocrate

Mercredi 15 mars

Hippocrate

Hier soir, vous avez peut-être, comme Elsy, regardé le film de Thomas Lilti Hippocrate avec Vincent  Lacoste, Reda Kateb (César du meilleur second rôle en 2015), Jacques Gamblin et Marianne Denicourt. Pour voir la bande annonce, c’est ici. Sorti en 2014, ce film met en scène Benjamin (Vincent Lacoste), jeune interne, sûr de lui et de son avenir brillant, qui pour son premier stage a décidé d’intégrer le service de médecine interne dirigé par son père (Jacques Gamblin). On plonge avec lui dans le quotidien des équipes soignantes de l’hôpital : il y a les médecins confirmés qui endossent les responsabilités, les infirmières qui doivent accomplir leur tâche au mieux avec des moyens souvent insuffisants et les jeunes internes qui se retrouvent bien souvent seuls pour prendre rapidement la bonne décision et qui trouvent dans le groupe et la fête une soupape et un soutien permettant de supporter le poids d’une profession exigeante et difficile.

Aux côtés de Benjamin, le film dresse le portrait d’Abdel (Reda Kateb), médecin algérien, qui, pour obtenir l’équivalence en France, doit repasser par l’Internat. Plus expérimenté que lui, les deux hommes vont se confronter, Abdel remettant en question les certitudes de Benjamin.

Si vous êtes en recherche d’actions, Hippocrate n’est pas fait pour vous. C’est un film qui dépeint avant tout une réalité sociale et des personnages que l’on s’imagine proches du réel, des femmes et des hommes qui ont choisi la médecine et le soin, que l’on pense solides et un peu au-dessus des autres mais qui, comme tout être humain, se révèlent plein de doutes, de peurs, parfois de lâcheté en essayant, malgré tout, d’accomplir leur mission avec conviction.

Vous serez sans doute un peu tourneboulé par ce film qui aborde les thèmes de la fin de vie, de la souffrance, de l’amitié et de la vocation en contre pied total avec les séries type Docteur House ou Grey’s Anatomy qui font des médecins des genres de James Bond du bistouri.

Il y a beaucoup de plans serrés dans le film qui insistent sur les  non-dits, les expressions des visages, des regards et qui transmettent souvent bien plus que les dialogues. Vincent Lacoste est très juste dans son jeu et l’on oscille entre l’envie de lui donner des baffes tellement il est arrogant et un sentiment de compassion tant il nous semble bien peu armé à 23 ans pour affronter les réalités de ce métier,  qui est plus qu’une école de la vie.

On a beaucoup aimé ce film ♥ ♥

« Médecin, ce n’est pas un métier, c’est une malédiction »

Réplique D’Abdel à Benjamin

« Rock’n roll » ou « Dalida »

Mercredi 1er mars

Aujourd’hui, nous vous proposons un article cinéma sur deux films qui sont sortis dernièrement et qu’Elsy a pu voir.

Le premier Rock’n roll de Guillaume Canet avec Guillaume Canet, Marion Cotillard et Gilles Lelouche pourrait laisser penser à une comédie joyeuse ciblant le public des quarantenaires bobos en plein crise existentielle comme le héros du film Guillaume Canet. Détrompez-vous, si la première partie du film est plaisante et fait rire, la deuxième partie est complètement loufoque et digne d’un bon navet. Pas vraiment envie de s’attarder sur ce film décevant de la part de Guillaume Canet.

En revanche, Elsy a eu un vrai coup de cœur pour le film Dalida de Lisa Azuelos avec Sveva Alviti, Riccardo Scarmacio, Jean-Paul Roove et Nicolas Duvauchelle.

Ce biopic retrace la vie de la chanteuse Dalida et dévoile la partie intime de cette femme qui, malgré les lumières des projecteurs, n’a jamais trouvé le véritable amour, celui qui lui aurait donné l’équilibre et le bonheur entouré des enfants dont elle rêvait.

On suit sa carrière de star depuis son premier Olympia en 1956, époque à laquelle elle connaît un succès immédiat jusqu’aux années 80 et sa période disco. Le film reprend tous les grands classiques de son répertoire : Bambino, Gigi l’amoroso, Il venait d’avoir 18 ansParoles Paroles, J’attendrai, jusqu’à Mourir sur scène. Chaque chanson illustre un moment de son existence. Mais surtout, le film dévoile les amours malheureuses de Dalida qui a eu plusieurs hommes dans sa vie et qui pour la plupart ont connu une fin tragique. Les retours en arrière dans l’Egypte de son enfance font revivre le lien avec son père et exprime un besoin d’affection immense. Au-delà de l’artiste qu’elle était, c’est surtout la femme que l’on découvre, une Dalida souffrante, portée par la puissante interprétation de Sveva Alviti. On retrouve à ses côtés, son frère Bruno, (Orlando) incarné avec brio par Riccardo Scarmacio qui l’accompagnera toute sa vie durant, l’épaulera et veillera sur elle, sans parvenir à apaiser l’immensité de sa solitude.

Pour voir la bande-annonce du film, c’est par ici

Alors, à choisir entre le rock and roll ou Dalida, Elsy a choisi, c’est Dalida

dalida-sveva-lviti

 

« C’était le temps des fleurs
On ignorait la peur
Les lendemains avaient un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeunes et l’on croyait au ciel
La, la, la… »

Rosalie Blum

Vendredi 24 février

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Ce soir Elsy et Caramel seront devant leur écran de télévision pour suivre en direct la 42ème nuit des Césars. Comme nous vous l’avons déjà raconté, notre film favori c’est Frantz (lire l’article Frantz du 31 janvier). Par contre, dans la catégorie, meilleur premier film, figure parmi les nommés Rosalie Blum de Julien Rappeneau avec Noémie Lvovsky,  Kyan Khojandi  et Alice Isaaz. Et ce film est un autre de nos coups de cœur.

Il raconte l’histoire de Vincent (Kyan Khojandi) qui coule une vie plus que monotone entre son travail au salon de coiffure où il se rend tous les jours à vélo, sa mère, un brin déjantée (Anémone) qui habite au-dessus de chez lui et son appartement qu’il partage avec son chat. La vie de Vincent pourrait continuer à s’écouler ainsi sans encombre. Pourtant, un jour, il croise le chemin de Rosalie Blum (Noémie Lvovsky) qu’il pense avoir déjà rencontrée quelque part, sans se rappeler où.  Il décide allors de la suivre discrètement jusqu’à sa maison pour en connaître davantage sur elle. Au fil des jours, il poursuit sa filature et parvient, au gré des événements qui surviennent, à mettre un peu de piment dans sa vie.

Les trois acteurs principaux sont très justes, émouvants et campent avec beaucoup d’envergure des personnages ordinaires. Une mention toute particulière pour la jeune actrice Alice Isaaz qui joue le rôle d’Aude, la nièce de Rosalie.

Rosalie Blum est un beau film plein de charme qui délivre un joli message : à côté de toute solitude affective, il y a une richesse possible à trouver auprès d’autrui dès lors que l’on veut bien se donner la peine de sortir du ronron rassurant de son quotidien pour s’ouvrir sur les autres…

Pour voir la bande-annonce du film, cliquez ici

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Le prénom

Samedi 18 février

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Ceux d’entre vous qui sont déjà parents savent combien choisir le prénom de son enfant est une aventure pleine de rebondissements, de discussions, de doutes et d’atermoiements. Comment se décider ? : un prénom classique, original, qui rappelle la filiation, une jolie frimousse croisée un jour, qui ne froissera pas la famille, qui ne sera pas sujet à la moquerie, qui présentera bien lorsque notre progéniture, devenu adulte, devra se présenter à un entretien de recrutement…!!

Un prénom enferme avec lui tellement de représentations, de suggestions que c’est sans doute l’un des actes les plus importants dans toute vie de parents. C’est en tous les cas le sujet de la Comédie d’Alexandre De la Patellière et de Matthieu Delaporte qu’Elsy aime voir et revoir avec toujours autant de plaisir.

Vincent (Patrick Bruel)  va bientôt être père pour la première fois avec son épouse Anna (Judith El Zein). Il est invité à dîner chez sa sœur et son beau-frère (Valérie Benguigui et Charles Berling) où est également convié un ami d’enfance Claude (Guillaume de Tonquédec). En attendant qu’Anna les rejoignent, une conversation s’engage sur le choix du prénom qu’ont choisi Vincent et Anna pour leur fils. A la stupéfaction générale, Vincent leur annonce qu’ils ont décidé de l’appeler Adolphe!!

Pour la famille, Adolphe, c’est Hitler, pour Vincent, c’est aussi le héros du roman de Benjamin Constant, publié en 1816…

Ce film est jubilatoire, avec des dialogues à la fois drôles et piquants. Les acteurs sont tous très bons dans leurs rôles respectifs, sans caricature… Un coup de cœur tout spécial pour Guillaume de Tonquédec, excellent comme à l’habitude!