Poésie

A l’intérieur d’une perle : le bassin d’Arcachon

Dimanche 3 mars

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« Aucun lieu de France ne ressemble à ce qu’était alors la rive occidentale du Bassin d’Arcachon : un pays sans terre, sans pierres, sans chemins ; rien que du sable, une eau transparente, des forêts de pins, des huttes de planches. Au milieu du Bassin, l’île-aux-Oiseaux, les parcs à huîtres, semblables à marée basse, à des villes lacustres en miniature ; à marée haute, indiqués seulement par une ligne de points ; au loin, montagne de neige, Fujiyama de ce paysage japonais, la grande dune du Pyla. A la fin du jour, le ciel, l’eau et le sable étaient du même rose : on se croyait à l’intérieur d’une perle ».

C’est ainsi que Jean Hugo, petit-fils de l’illustre Victor dépeint la beauté du bassin d’Arcachon.  Elsy et sa petite famille y ont séjourné quelques jours pendant les vacances scolaires et le temps était tellement beau que l’on se serait cru au mois de juin s’il n’y avait pas eu cette luminosité plus basse caractéristique d’un mois de février.

Le bassin qui court depuis la dune du Pyla jusqu’au Cap Ferret est une sorte de lagune qui vient comme une brèche dans la longue Côte d’Argent de sable et de dunes longue de 250km. On y vit du tourisme et de l’ostréiculture.

Nombreux sont les écrivains qui ont séjourné sur le bassin, Jean Cocteau, Jean-Paul Sartre, Raymond Radiguet, Jean Anouilh ou encore Marcel Aymé. Beaucoup ont retracé à travers leur écriture la plénitude de ce lieu.

Je vous propose de partir à la découverte de leurs mots et du bassin, Pyla, le Cap Ferret, les villages de pêcheurs où l’on cultive l’huitre, l’île aux Oiseaux et les cabanes tchanquées. Laissez vous baigner par la lumière de cet fin d’hiver et par l’odeur des mimosas qui fleurissent partout.

La balade commence par Arcachon depuis le front de mer jusqu’à la ville d’hiver et ses grandes maisons bâties au XIXème siècle et se termine à l’observatoire Sainte-Cécile pour admirer le panorama.

Un détour par la dune du Pyla s’impose. Après un peu d’exercice pour gravir la dune,   la vue sur le bassin et le banc d’Arguin est une magnifique récompense.

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« Étrange lieu que cette montagne sablonneuse, d’où l’on domine à la fois la mer et la forêt. Toutes deux s’étendent sous un ciel pur et bleu, dans un silence que rien ne trouble. On a là une impression de désert et de paix ».

Henri de Régnier

En bateau,pinasse,  l’île aux Oiseaux et les typiques cabanes tchanquées deviennent accessibles.

« Le bassin d’Arcachon, ce « Tahiti bordelais »

Harald Friedl

En dehors des sentiers battus, les ruelles des villages de pêcheurs de Gujan-Mestras à l’Herbe jusqu’au Cap Ferret sont un havre de paix. Et, au pays de l’huitre et de la pêche, nos amis matous ont eux aussi trouvé leur petit coin de paradis.

« Autour de ce rond miroir d’eau, le Bassin d’Arcachon, un cirque sinueux profile ses lisières de pins et de sable, boursouflées de dunes, les unes boisées d’un vert de bronze, d’autres sauvagement nues, aux crêtes d’argent rose, couleur de désert. Partout un océan de silence et de solitude. Les petits villages de pêcheurs ressemblent à des vols d’oiseaux de mer posés sur la plage ».

Jean Balde

Rien ne vaut enfin un couché de soleil depuis la grande jetée d’Andernos les Bains

« La marée a recouvert les bancs de sable. Le soleil déclinant dessine à la surface des eaux un éventail immense de clarté »

François Mauriac

 

 

Livres

Le reste de leur vie

Samedi 23 février

Le reste de leur vie

 

Il arrive quelque fois à la lecture de la quatrième de couverture que l’on ne sache pas trop sur quelle genre d’histoire on va tomber mais que l’on se dise : « Tiens je me laisserais bien surprendre. Alors oui, je tente. »

Pour le coup, c’est avec un peu de surprise que j’ai entamé la lecture du roman de Jean-Paul Didierlaurent, Le reste de leur vie, et j’ai bien pensé arrêter au bout de quelques pages,  lorsque j’ai compris que notre héros n’était pas Ghislaine de Montfaucon, « devenue maîtresse dans l’art de créer des mots », mais Ambroise, thanatopracteur de profession. Ambroise a beau être dépeint comme un très beau jeune homme, je ne m’attendais pas à lire les descriptions de l’exercice de son art. Pourtant, j’ai insisté un peu car en parallèle, le roman racontait les journées de Manelle, aide à domicile auprès de personnes âgées et cette dernière laissait apercevoir un caractère bien trempé comme je les aime. J’ai donc poursuivi la lecture de cette histoire qu’il est difficile de raconter sans trop en dire.

Manelle s’occupe de ses petits vieux avec beaucoup de respect et d’attention et Ambroise met toute sa bienveillance au service des morts et de leur famille. Autour d’eux gravitent un petit monde, Beth la grand-mère d’Ambroise, le professeur Henri Larnier, prix Nobel de médecine, la vieille Madame Isabelle de Morbieux, Boubacar et Abelardo, les compères de la morgue toujours prêts à blaguer, Odile Chambon et ses pantoufles roses folle amoureuse d’Ambroise, Madeleine Collot qui se rend tous les matins faire ses courses chez Maxini, M. Samuel Dinsky et son numéro tatoué à l’encre violette à l’intérieur de son avant bras et bien d’autres encore. Et enfin, il y a  Le Griffu, un matou borgne et miteux promis à la piqure du sommeil profond après le décès de son maître.

« Ambroise eut un mouvement de recul en découvrant la boule de poils roux lovée entre les mollets du défunt et qu dardait vers lui un œil courroucé. Le chat borgne se cramponna de toutes ses griffes au pyjama du mort lorsque l’on tenta de le déloger de sa place. Il fallut agiter un balai et frapper des mains pour que la bestiole daigne enfin quitter les lieux. Le matou s’enfuit de la pièce en crachant et sifflant avant de filer vers la cuisine pour disparaître dans le jardin par la porte-fenêtre entrouverte. Personne parmi les membres de la famille présents ne souhaitait récupérer ce vieux matou galeux de plus de seize ans d’âge. Comme souvent, la mort du maître scellait le sort du chat. Rendez-vous avait d’ores et déjà été pris auprès du véto du coin pour le faire piquer dès le lendemain des funérailles. Ambroise se glissa dans sa combinaison et s’attela à pratiquer les soins. Il fallut moins d’une heure quinze au jeune homme pour traiter le corps. Après un dernier coup de peigne sur la chevelure clairsemée, il rangea son matériel, ôta gants, masque et combinaison, chargea la voiture et pris congé. Ce soir, la troupe jouait. Le temps de prendre une douche, d’avaler le morceau que Beth lui aurait d’office mis dans le bec et il filerait en direction du village où avait lieu la représentation. Ne pas oublier de recharger le vanity en flacon de lait démaquillant. Il en était là de ses réflexions lorsque la chose jaillit d’entre ses pieds tandis qu’il s’arrêtait au feu rouge. Le matou poussa un miaulement rauque, bientôt recouvert par les cris d’Ambroise lorsque l’animal entreprit d’escalader sa jambe droite en plantant ses griffes au travers du pantalon. Le jeune homme attrapa le chat par la peau du cou et l’arracha de son mollet avant de le jeter sur le tapis de sol côté passager. Ramassée sur elle-même, les oreilles couchées en arrière, la bestiole dardait vers lui son œil borgne. De multiples cicatrices zébraient son pelage roux. Une longue balafre courait en travers de sa gueule, de l’oreille gauche jusqu’au museau, dessinant un rictus moqueur. La queue, coupée aux deux tiers, donnait à l’ensemble du corps efflanqué une impression de déséquilibre. Le poil terne et peluché n’engageait pas à la caresse. Un ancien combattant qui avait dû participer à toutes les guerres de son quartier, jugea Ambroise. Le jeune homme ne savait que faire. Le ramener à son point de départ? Le matou n’avait pas survécu à autant de combats pour finir entre les mains d’un type en blouse blanche qui allait lui injecter un ticket simple pour rejoindre son maître. L’abandonner lâchement en le jetant hors de la voiture et laisser le destin s’occuper de lui? Il ne se le pardonnerait pas. »

Sur fond de joyeux périple en corbillard vers la Suisse, les routes de Manelle et d’Ambroise vont se rencontrer. A la croisée des chemins, ils trouveront un nouveau départ.

Le roman alterne entre la vie et la mort, les deux sphères se côtoient se frôlent et se lient à travers le prisme de la maladie, de la vieillesse, de la fin de vie. Pourtant, c’est bien la vie qui domine au fil des pages, la vitalité qui anime ces personnages attachants, terriblement vivants. Le roman joue sur des tons différents, humour, amour, bienveillance, cynisme. C’est l’évanescence qui donne sens et l’on se raccroche au goût du Kouign-Amann et du Far Breton de Beth, à la bise sur la joue de M. Dinsky, à la voix de Fabrice Luchini qui résonne depuis le GPS de la fourgonnette d’Ambroise. L’atmosphère du roman nous rappelle celui d’Anna Gavalda, Ensemble c’est tout, car on se sent tout simplement bien au milieu de cette petite troupe pétillante et charmante. ♥ ♥

 

Livres

In the moment

Lundi 18 février

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Qu’il fait du bien ce beau soleil qui rayonne depuis quelques jours, nous faisant oublier la grisaille d’un hiver qui commence à tirer sa révérence! Les jours rallongent et l’on se plaît, même si nous ne sommes que le 18 février, à cet avant goût de printemps qui nous permet de laisser la douce chaleur du soleil s’infiltrer dans tous les pores de notre peau.

Peut-être êtes vous en vacances et avez vous la chance de partir pour quelques jours vous ressourcer. Si ce n’est pas le cas, je vous invite à filer dans votre maison de presse la plus proche pour vous procurer un magazine féminin dont la parution est toute récente : In the moment. Ce bimestriel renouvelle le genre en oubliant les articles du type « comment perdre 5 kilos en 3 semaines avant l’été » ou « comment j’ai opté pour l’épilation définitive« , certes autant d’articles qui peuvent vous donner des trucs et astuces, mais qui sonnent dans votre esprit comme une pression supplémentaire exercée sur votre corps de femme !

Avec In the moment, l’approche est différente, vous entrez dans un monde de zénitude et de bien-être par le prisme de la lenteur dont Elsy adore faire l’éloge, de l’inspiration positive et du moment présent.

Les articles abordent les thèmes que vous retrouvez dans les autres magazines féminins, cuisine, voyage, lifestyle et bien-être, mais sous le prisme de la nature et de la psychologie positive qui nous fait du bien au fil des pages. Le magazine jongle entre conseils lecture, astuces beauté et culinaires et réflexions sur ces petites choses qui font la vie plus douce comme le yoga, l’écriture, aller marcher dans la nature même en hiver.

Dans le bimestriel n°7 de janvier-février, découvrez comment manger mieux en adoptant le régime ayurvédique, comment rester calme sous la pression ou encore rompre le cycle de la solitude invisible.

J’ai beaucoup aimé l’article « visualiser vos rêves pour les réaliser ». C’est un peu du développement personnel, mais l’article vous invite à prendre une pause pour vous poser les bonnes questions et structurer votre pensée au lieu de laisser les idées fourmiller dans votre tête. Que souhaitons-nous apporter et ressentir dans notre vie? Quelles sont nos aspirations profondes ? Comment rendre nos objectifs plus réels? Après cette lecture, le vision board ou tableau de visualisation n’aura plus de secret pour vous. Sans doute une autre façon de se réapproprier sa vie et ses envies !

Le design global du magazine est lui aussi apaisant avec beaucoup de dessins dans les tons pastels et des photos pleines de sourires et de nature.

Vous l’aurez compris, ce magazine renferme tout ce qui fait l’univers du Teatime d’Elsy et Caramel et invite à profiter pleinement des choses de la vie tout en cultivant son bien-être intérieur. Extrêmement ressourçant !

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Recettes

Gaufres liégeoises

Dimanche 3 février

Après plusieurs semaines à manger des galettes, voici venu le temps des crêpes et des beignets.  Rien de tel pour se remonter le moral après toutes ces semaines passées sans voir le soleil qui nous boude allègrement…. Je suis certaine que vous ne manquerez pas aujourd’hui de sortir votre poêle pour préparer de délicieuses crêpes en les accompagnant de confiture, miel ou caramel au beurre salé. Retrouvez la recette d’Elsy en cliquant sur mon article Faites sauter les crêpes !!

Et si vous voulez varier les plaisirs, pourquoi ne pas faire quelques gaufres. Je vous propose aujourd’hui une recette de gaufres liégeoises, histoire d’aller faire un tour en Belgique grâce à vos papilles !

  • Mélangez 190 cl de lait et 20g de levure fraiche de boulanger
  • Ajoutez 375 g de farine, 1 œuf entier et 1 jaune d’œuf, 1 sachet de sucre vanillé et 1 pincée de sel et pétrissez bien l’ensemble
  • Couvrez la préparation d’un torchon et placez là dans un endroit chaud pendant 3/4 d’heure afin qu’elle lève.
  • Ajoutez ensuite à la préparation 140g de sucre perlé et 180 g de beurre mou et mélangez bien le tout pour obtenir une pâte bien homogène
  • Beurre ensuite les plaques d’un gaufrier et versez l’équivalent d’une cuillère à soupe sur la plaque avant de refermer et de faire cuire environ 3 minutes

Servez immédiatement les gaufres qui se dégustent tièdes natures ou tartinées de chocolat et de chantilly pour les plus gourmands !!

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Et comme je vous propose d’aller faire un petit tour culinaire en Belgique, il fallait bien faire un clin d’œil au plus célèbre des chats belges!

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Livres

Le secret du mari

Dimanche 13 janvier

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Une nouvelle année qui débute et avec elle une première lecture  : Le secret du mari de Liane Moriarty, auteure australienne.

Cécilia est une mère de trois enfants qui organise sa vie comme elle range ses tupperwares, avec ordre et rigueur. Tout est parfaitement huilé dans son quotidien, pas de place pour l’imprévu ni la fantaisie. Tout se déroule sans encombre entre ses activités de vente à domicile et de bénévolat en tant que parent d’élève de l’école St Angela.  Pourtant, en découvrant dans le grenier une lettre ancienne écrite de la main de son mari avec ces mots : « A n’ouvrir qu’après ma mort. », elle se trouve placée devant un véritable dilemme, faut-il ouvrir cette lettre ou respecter le vœu de John-Paul, son époux aimant et père de famille admirable ?

« Voilà. Et cinquante ans plus tard, Cécilia ne serait pas tombée sur cette lettre qui lui donnait l’impression d’être…comment dire?

A côté de ses pompes. C’était exactement ça. Ce qu’elle aimait, c’était être à ce qu’elle faisait. Elle excellait en la matière, en retirait même une certaine fierté. Son quotidien se constituait d’un millier de petites tâches – « Acheter de la coriandre », « Emmener Isabel chez le coiffeur », « Trouver quelqu’un pour aller chercher Polly à la danse ce mardi pendant que j’emmène Esther chez l’orthophoniste »-, comme ces puzzles géants qui absorbaient Isabel pendant des heures. Si Cécilia n’avait aucune patience pour les puzzles, elle savait exactement où caser chacune des minuscules pièces qui composaient sa vie car toutes avaient une place précise.

L’existence qu’elle menait n’avait peut-être rien d’exceptionnel. […] Évidemment, Cécilia n’avait jamais aspiré à autre chose qu’à la normalité. Moi? Je suis mère de famille dans une banlieue tranquille, se prenait-elle parfois à penser comme pour se défendre de vouloir passer pour quelqu’un d’autre, quelqu’un de mieux. « 

En parallèle, Tess qui jusque là filait le parfait amour avec Will et pouvait être fière de l’entreprise de communication qu’elle avait montée avec lui et sa cousine Felicity à Melbourne apprend que les deux personnes qui sont les plus proches d’elle sont tombés amoureux. Piquée au vif, elle décide de partir s’installer quelques temps chez sa mère à Sydney avec son fils Liam qu’elle inscrira pour le trimestre à l’école St Angela.

Enfin, Rachel septuagénaire, qui travaille à l’école St Angela, apprend que son fils Rob et sa belle-fille Lauren viennent de décider de partir s’installer aux Etats-Unis pour deux ans, emmenant ainsi avec eux leur fils Jacob qui est la seule lumière dans la vie de Rachel, totalement effondrée depuis qu’elle a perdu sa fille Janie de manière dramatique.

« Mais à quoi bon jouer les belles-mères parfaites? Vu le résultat, elle aurait bien pu se comporter en marâtre. Parce que maintenant, ils partaient à l’autre bout du monde et emmenaient Jacob avec eux. Comme s’ils en avaient le droit. Oui, bon, d’accord, techniquement, ils en avaient le droit.

Un deuxième bébé? Pas du tout. En réalité, Lauren s’était vu proposer un nouveau job. Un poste génial. A New York. Pour deux ans. A les voir se réjouir, on aurait dit qu’elle avait décroché un boulot au paradis.

Ils lui avaient annoncé la nouvelle au dessert (chaussons aux pommes industriels et boules de glace), tandis qu’elle tenait Jacob sur ses genoux, son petit corps solide et anguleux s’abandonnant tout contre elle avec la délicieuse indolence d’un bambin épuisé. Les lèvres posées au creux de sa nuque, elle respirait le parfum de ses cheveux.

La première fois qu’elle l’avait pris dans les bras pour embrasser son front délicat et fragile, qu’elle avait humé son odeur de nouveau-né, elle avait eu le sentiment de revenir à la vie, comme une plante desséchée que l’on arrose enfin. D’être libérée d’un poids trop lourd qu’elle avait dû porter pendant des années. Ses poumons s’étaient emplis d’oxygène. Sa colonne vertébrale s’était redressée. Le monde s’était recolorisé sous ses yeux à l’instant où elle avait quitté la maternité.« 

L’intrigue alterne entre le secret de John-Paul, les états d’âme et les relations des différents personnages qui se croisent et interagissent dans le petit microcosme de l’école. On est tenu en haleine au fil des pages, et l’on se prend à réfléchir en même temps que les personnages sur le sens de la vie, les liens amoureux, familiaux et sociaux. Les questions jaillissent au fil des pages : jusqu’où est on prêt à aller par amour?  Jusqu’où peut-on pardonner? Les principes et certitudes sont-ils inébranlables? Et avec toutes ces questions, surgissent les thèmes du deuil, du lien filial, et du poids des événements sur notre vie et le déroulement de nos existences.

Le titre de ce roman n’est pas très accrocheur, on pourrait même dire un peu plat et pourtant ce n’est pas par hasard s’il est devenu un best-seller aux Etats-Unis. Sous une apparence un peu lisse de roman feel good, on découvre une intrigue rondement menée, des personnages profonds, ambigus et attachants et des questionnements qui font le sens de la vie.♥♥

Poésie

Gourmandises au château d’Azay le Rideau

Jeudi 3 janvier

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La fin des vacances approchent pour les enfants, il est temps de dénuder le sapin de ses guirlandes et de ranger dans des boites les boules scintillantes. C’est avec une pointe de regret que l’on sent s’éloigner l’ambiance joyeuse et douillette des fêtes de fin d’année

Alors, si vous souhaitez faire encore durer la magie de Noël, je vous invite à aller faire une petite visite au château d’Azay-le-Rideau où l’on fête Noël jusqu’au 7 janvier. Le château, qui revêt ses apparats de fête dans un intérieur très cosy aux lumières chatoyantes, replonge en l’année 1880 à l’époque où il était habité par le Marquis de Biencourt qui s’apprête à célébrer somptueusement  les fêtes de Noël.

 

Nous arrivons au bon moment, car c’est bientôt l’heure du goûter. Au fil des salons, cuisines et salles à manger, se succèdent, gâteaux à la broche, biscuits, fruits confits, cakes et pièces montées dans un décor chaleureux drapé de rouge, or et vert.

Le temps de cette visite gourmande qui sent bon la cannelle et l’orange, on se croirait tombé dans les pages du roman de la Comtesse de Ségur Les malheurs de Sophie quand Sophie ne pense qu’à une chose, goûter les fruits confits qui viennent d’être livrés à Mme de Réan:

« Après le dîner, Mme de Réan appela les enfants.
« Nous allons enfin ouvrir le fameux paquet, dit-elle, et goûter à nos fruits confits. Paul, va me chercher un couteau pour couper la ficelle. » Paul partit comme un éclair et rentra presque au même instant, tenant un couteau, qu’il présenta à sa tante.
Mme de Réan coupa la ficelle, défit les papiers qui enveloppaient les fruits, et découvrit douze boîtes de fruits confits et de pâtes d’abricots.
« Goûtons-les pour voir s’ils sont bons, dit-elle en ouvrant une boîte. Prends-en deux, Sophie ; choisis ceux que tu aimerais le mieux. Voici des poires, des prunes, des noix, des abricots, du cédrat, de l’angélique. »
Sophie hésita un peu ; elle examinait lesquels étaient les plus gros ; enfin elle se décida pour une poire et un abricot. Paul choisit une prune et de l’angélique. Quand tout le monde en eut pris, la maman ferma la boîte, encore à moitié pleine, la porta dans sa chambre et la posa sur le haut d’une étagère. Sophie l’avait suivie jusqu’à la porte.
En revenant, Mme de Réan dit à Sophie et à Paul qu’elle ne pourrait pas les mener promener, parce qu’elle devait faire une visite dans le voisinage.
« Amusez-vous pendant mon absence, mes enfants ; promenez-vous, ou restez devant la maison, comme vous voudrez. »
Et, les embrassant, elle monta en voiture avec M. et Mme d’Aubert et M. de Réan.
Les enfants restèrent seuls et jouèrent longtemps devant la maison. Sophie parlait souvent de fruits confits.
« Je suis fâchée, dit-elle, de n’avoir pas pris d’angélique ni de prune ; ce doit être très bon.
– Oui, c’est très bon, répondit Paul, mais tu pourras en manger demain ; ainsi n’y pense plus, crois-moi, et jouons. »
Ils reprirent leur jeu, qui était de l’invention de Paul. Ils avaient creusé un petit bassin et ils le remplissaient d’eau ; mais il fallait en remettre toujours, parce que la terre buvait l’eau à mesure qu’ils la versaient. Enfin, Paul glissa sur la terre boueuse et renversa un arrosoir plein sur ses jambes.

« Aïe, aïe ! s’écria-t-il, comme c’est froid ! Je suis trempé ; il faut que j’aille changer de souliers, de bas, de pantalon. Attends-moi là, je reviendrai dans un quart d’heure. »
Sophie resta près du bassin, tapotant l’eau avec sa petite pelle, mais ne pensant ni à l’eau, ni à la pelle, ni à Paul. À quoi pensait-elle donc ? Hélas ! Sophie pensait aux fruits confits, à l’angélique, aux prunes ; elle regrettait de ne pas pouvoir en manger encore, de n’avoir pas goûté à tout.
« Demain, pensa-t-elle, maman m’en donnera encore ; je n’aurai pas le temps de bien choisir. Si je pouvais les regarder d’avance, je remarquerais ceux que je prendrai demain… Et pourquoi ne pourrais-je pas les regarder ? Je n’ai qu’à ouvrir la boîte. »
Voilà Sophie, bien contente de son idée, qui court à la chambre de sa maman et qui cherche à atteindre la boîte ; mais elle a beau sauter, allonger le bras, elle ne peut y parvenir ; elle ne sait comment faire ; elle cherche un bâton, une pincette, n’importe quoi, lorsqu’elle se tape le front avec la main en disant :
« Que je suis donc bête ! je vais approcher un fauteuil et monter dessus ! »
Sophie tire et pousse un lourd fauteuil tout près de l’étagère, grimpe dessus, atteint la boîte, l’ouvre et regarde avec envie les beaux fruits confits. « Lequel prendrai-je demain ? » dit-elle. Elle ne peut se décider : c’est tantôt l’un, tantôt l’autre. Le temps se passait pourtant ; Paul allait bientôt revenir.
« Que dirait-il s’il me voyait ici ? pensa-t-elle. Il croirait que je vole les fruits confits, et pourtant je ne fais que les regarder… J’ai une bonne idée : si je grignotais un tout petit morceau de chaque fruit, je saurais le goût qu’ils ont tous, je saurais lequel est le meilleur, et personne ne verrait rien, parce que j’en mordrais si peu que cela ne paraîtrait pas. »
Et Sophie mordille un morceau d’angélique, puis un abricot, puis une prune, puis une noix, puis une poire, puis du cédrat, mais elle ne se décide pas plus qu’avant.
« Il faut recommencer », dit-elle.
Elle recommence à grignoter, et recommence tant de fois, qu’il ne reste presque plus rien dans la boîte. Elle s’en aperçoit enfin ; la frayeur la prend.
« Mon Dieu, mon Dieu ! qu’ai-je fait ? dit-elle. Je ne voulais qu’y goûter, et j’ai presque tout mangé. Maman va s’en apercevoir dès qu’elle ouvrira la boîte ; elle devinera que c’est moi. Que faire, que faire ?… Je pourrais bien dire que ce n’est pas moi ; mais maman ne me croira pas… Si je disais que ce sont les souris ? Précisément, j’en ai vu une courir ce matin dans le corridor. Je le dirai à maman ; seulement je dirai que c’était un rat, parce qu’un rat est plus gros qu’une souris, et qu’il mange plus, et, comme j’ai mangé presque tout, il vaut mieux que ce soit un rat qu’une souris. »
Sophie, enchantée de son esprit, ferme la boîte, la remet à sa place et descend du fauteuil. Elle retourne au jardin en courant ; à peine avait-elle eu le temps de prendre sa pelle, que Paul revint. »

Après cette visite, vous n’aurez envie que d’une chose, filer dans les ruelles pavées du village pour aller vous installer bien au chaud dans un salon de thé et savourer un bon chocolat chaud et une pâtisserie !

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« le château d’Azay diamant taillé à facettes serti par l’Indre monté sur des pilotis masqués de fleurs » Honoré de Balzac – Le  Lys dans la Vallée

 

 

 

Non classé

Meilleurs vœux pour 2019 !

Mardi 1er janvier

Ça y est les amis, 2018 s’en est allée et vous avez sans doute fêté dignement entre amis ou en famille l’arrivée de 2019. On ressent toujours un peu de mélancolie lorsque l’on célèbre le changement d’année,  comme un rite qui nous rappelle que le temps file dans sa course folle. C’est à ce moment là de la soirée que votre petite voix intérieure vous dit : « cette année, c’est décidé, je vais… » et commence alors la longue liste de résolutions que l’on qualifie de « bonnes » et que l’on s’efforcera de tenir, au mieux jusque fin janvier si l’on est hyper motivé!

Et si cette année, on se fichait un peu la paix et l’on oubliait de parler d’objectifs  et de réussite pour dresser la liste des bonnes résolutions en forme de petits cailloux bonheurs que l’on souhaiterait trouver sur sa route en 2019 ?

Que 2019 vous préserve en bonne santé, qu’elle soit pour vous une année douce et sucrée remplie de partages, de découvertes, d’émerveillements, de petits et grands bonheurs!

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Heureuse année 2019 !

 

 

 

Films

Le retour de Mary Poppins

Dimanche 30 décembre

Le retour de Mary Poppins

Les vacances de Noël sont souvent l’occasion d’emmener les enfants au cinéma. Et cette année encore, les sorties du mois de décembre offrent un large choix. Elsy a choisi d’aller voir Le retour de Mary Poppins de Rob Marshall. La célébrè Nurse de Londres est de retour sur les écrans pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Rien de plus savoureux que ce retour en enfance au pays féérique de la comédie musicale qui a marqué tant d’enfants.

Michael Banks que l’on retrouve à l’âge adulte est un jeune veuf qui élève ses trois enfants Georgie, Annabel et John dans la maison familiale héritée de ses parents. Sa sœur Jane très impliquée dans la vie locale pour venir en aide aux plus démunis vient leur rendre visite régulièrement. Un matin, alors qu’elle se trouve chez son frère, deux huissiers viennent frapper à la porte. Ils apportent une mauvaise nouvelle.

C’est ce moment que choisi Mary Poppins, incarnée par Emily Blunt, pour descendre par un grand vent s’installer chez les Banks et s’occuper des enfants.  Toujours tirée à quatre épingles et d’une grande élégance, Mary Poppins souffle un vent de bonne humeur sur la maison et distille sa magie.

 

On se laisse absorber par cette comédie musicale aux musiques entrainantes et aux tableaux colorés qui mêlent scènes d’animation et scènes réelles dans des mondes enchantés ou jeux de lumières dans la brume du vieux Londres.

Emily Blunt est superbe et malicieuse en Mary Poppins. Meryl Streep (Topsy) est amusante en cousine loufoque et fantaisiste et Colin Firth (William Weatherall Wilkins) incarne un banquier cynique et sans cœur.

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Enfin, c’est toujours avec un plaisir rêveur que je me laisse emporter sur les toits de Londres entre décor et réalité …

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Évidemment,  on ne  regarde pas Le retour de Mary Poppins avec les mêmes yeux d’enfant qu’il y a quarante ans, mais le charme opère et l’on est séduit par ce conte qui tombe à pique pour Noël !

« Quand vos problèmes sont lancinants.
Il suffit d’être incandescent.
Tant qu’il y a de la lumière, il y a de l’espoir.
Soyons.
Luminomagifantastique.
Toujours.
Luminomagifantastique
Soyez.
Luminomagifantastique »

 

 

Livres

Noël à la petite boulangerie

Samedi 29 décembre

Noël à la petite boulangerie

Peut-être avez vous la chance de profiter de quelques jours de vacances. Même si les fêtes de fin d’années riment souvent avec des repas trop copieux qui finissent pas peser sur notre foie, elles sont aussi l’occasion de s’accorder une pause de quelques jours et comme le temps n’est pas propice à mettre le nez dehors, rien ne vaut un après-midi lecture au chaud sous une couverture.

Si vous avez été bien sages tout au long de cette année 2018, sans doute avez-vous trouvé sous le sapin les petits cadeaux que vous attendiez.

Pour Elsy, en plus des livres qu’elle avait demandés sur sa liste ( voir mon article N’oublie pas mon petit soulier…), elle a trouvé une jolie surprise de la part de son petit garçon : un roman feel good de Noël : Noël à la petite boulangerie.

C’est le dernier roman de la trilogie de Jenny Colgan après La petite boulangerie du bout du monde (voir mon La petite boulangerie du bout du monde) et Une saison à la petite boulangerie. 

Dans ce nouveau roman, tous les ingrédients d’une belle histoire de Noël sont réunis : l’amour, l’amitié, la famille et la certitude d’un happy end. En résumé de quoi oublier la grisaille et les tracas du quotidien avec un roman léger qui vous met dans l’ambiance de Noël.

Polly travaille dur dans sa boulangerie de la petite île des Cornouailles, Mount Polbearne. Elle file le parfait amour avec Huckle qui partage sa vie et celle de Neil, son macareux, qui aime se faire chauffer les plumes devant le fourneau du grand phare où ils habitent.

Les fêtes de Noël approchent et Polly rêvent de passer une journée tranquille au chaud à boire du champagne avec Huckle.

Pourtant, les choses ne vont pas du tout se passer comme elle l’espérait. Entre son amie Kerensa qui lui apprend qu’elle est enceinte de plusieurs mois, mais qui ne sait pas qui, de Reuben son mari ou d’un grand brésilien croisé un soir, est le père de son bébé; son père qui surgit dans sa vie alors qu’elle avait fini par vivre avec son absence et Huckle qui aimerait agrandir la famille, il n’en fallait pas moins pour perturber les plans de Polly. Et pour couronner le tout quand Reuben lui demande d’assurer le repas de Noël chez lui pour toute sa famille qui vient lui rendre visite des Etats-Unis, Polly, dont les finances sont au plus bas, n’a pas d’autre choix que d’accepter. Le rêve de Noël s’envole….

« Comment allait-elle bien pouvoir annoncer cette nouvelle à Huckle ? D’un autre côté, il ne faisait absolument aucun doute qu’ils étaient complètement fauchés. Son miel ne suffisait pas. Ils n’avaient pas besoin de grand chose, mais l’emprunt pour le phare était important et …

Polly poussa un soupir de frustration. Elle était consciente que son souci était bien peu de chose par rapport aux problèmes des autres (comme Kerensa par exemple). Mais elle avait tellement envie de calme pour Noël cette année. Celui de l’an passé, avec sa mère, avait été légèrement pesant (ce n’était pas la faute de sa mère, elle le savait bien). Et celui d’il y a deux ans avait été déchirant, car Huckle était parti aux Etats-Unis et l’avenir de Polly lui avait paru remis en question. Tout ce à quoi elle aspirait était un peu de répit. Rien que Huckle et elle, fêtant l’étape majeure qu’ils s’apprêtaient à franchir.

Elle savait qu’elle devait se sentir heureuse et reconnaissante. Que c’était réellement égoïste de souhaiter plus que ce qu’elle avait, alors qu’elle avait déjà tant. Mais elle avait imaginé que sa vie se poursuivrait de façon agréable et détendue encore un petit moment, à l’image de ce qu’elle était actuellement. Puis, un jour, où tout ne serait pas aussi mouvementé, elle profiterait de ce moment, des bébés et du reste, mais plus tard. »

On peut regretter que Jenny Colgan n’ait pas réussi dans ce dernier roman sur la petite boulangerie de Beach Street a donner plus de relief aux personnages et que l’intrigue se devine un peu à l’avance. Toutefois, c’est plaisant de replonger dans les histoires de Polly et Huckle et Noël à la petite boulangerie se lit facilement comme on regarde un film de Noël à la télévision.  Il faut le lire en se laissant aller à des bons sentiments et en écoutant son côté fleur bleue. A savourer comme un moment de lecture léger et sucré. ♥♥

Recettes

Whaou, c’est Noël !

Lundi 24 décembre

fondant au beurre de cacahuète

La neige n’est pas au rendez-vous, mais pourtant la magie de Noël, elle, est bien là. Les enfants ont déjà déposé leurs chaussons sous le sapin, au cas où Santa Claus aurait décidé de passer plus tôt que prévu par la cheminée de la maison. Vous vous affairez sans doute à décorer la table du réveillon qui scintillera de la lumière des bougies tout en préparant les plats de fête qui viendront ravir les papilles de votre tablée….

Elsy, vous vous en doutez, est chargée de préparer le dessert du réveillon. Pour les adultes, elle a choisi de tenter une nouvelle recette : une charlotte à la mangue. Si l’essai est concluant, je vous partagerais la recette dans un prochain article. Pour les enfants, rien de tel qu’un dessert au chocolat, et, pour changer un peu, Elsy a décidé de leur concocter des choco-fondants au beurre de cacahuète. Si cette idée vous tente, je vous en livre la recette :

  • Préchauffez le four à 180°
  • Faites fondre 150 g de chocolat noir et 150 g de beurre
  • Ajoutez 3 œufs et 150 g de sucre en poudre. Mélangez bien
  • Complétez la préparation avec 100 g de farine et 30 g de cacao en poudre
  • Dans des moules à muffins, versez une cuillère à café de la préparation dans le fond des moules
  • Déposez ensuite dessus une petite cuillère à café de beurre de cacahuète. Privilégiez le beurre bio qui ne contient pas d’huile de palme
  • Finissez de remplir les moules avec le reste de la préparation
  • Parsemez le dessus des gâteaux de quelques grains de pralin
  • Faites cuire pendant 12 à 15 minutes et dégustez les tièdes, c’est encore meilleur ! ♥♥♥

 

Joyeux Noël à toutes et tous !

Ebène

 

HO HO HO …